A La Rochelle, la tradition des réunions de courants socialistes reste toujours vivace

POLITIQUE Chacun réunit ses partisans...

E.J., à La Rochelle

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 L'université d'été du PS à La Rochelle en 2008.
 L'université d'été du PS à La Rochelle en 2008. — SIPA

C'est une habitude aussi vieille que l'université de La Rochelle elle-même: chacun en profite pour réunir ses partisans en marge des ateliers.

Vendredi à 18h30, c'est Bertand Delanoë qui ouvre le bal. Devant plusieurs centaines de ses partisans, il se félicite des propositions exprimées peu avant par la première secrétaire : «Ce qu’Aubry dit sur les alliances, c’est ce que j’ai fait à Paris avec le Modem. Pour les régionales, elle a raison de renvoyer la question à François Bayrou : le Modem ne peut pas s’allier tantôt avec la droite, tantôt avec la gauche», rapporte Libération, qui note également que le maire de Paris revendique de n'être «candidat à rien».

Vendredi soir, Ségolène Royal a réuni son association Désirs d'avenir au Musée maritime, non loin de là où les socialistes tiennent leurs ateliers. Dans son discours, elle a savouré ironiquement l'avancée de la question des primaires: «Les meilleures idées font leur chemin, c'est parfois un peu long», note-elle, suscitant les rires. Sur le cumul des mandats, elle qui a choisi d'abandonner son siège de députée en 2007 se pose en exemple: «Vous avez devant vous quelqu'un qui est passé des paroles aux actes.» Elle termine son intervention en appellant ses militants à se mobiliser contre la baisse de la retraite des mères de famille, «une réforme que nous ne devons pas laisser passer». Les militants sont ensuite invités à déguster des produits... régionaux forcément, parmi lesquels le célèbre Chabichou.

A quelques centaines de mètres de là, ce sont les partisans de Benoît Hamon qui se réunissent. Enfin ils essaient: la salle est trop petite pour tous les accueillir. Du coup, il y aura deux réunions, pour permettre à tous les militants d'y assister. C'est que le besoin de débat se fait sentir. «Certains reprochaient à Benoît d'avoir pris position un peu vite sur les primaires, sans en référer au courant», explique un militant. Mais finalement, pas de vagues: «Il s'est expliqué. Sur le fond, on est d'accord». A travers les cafés ou dans des salles, François Hollande, Pierre Moscovici, et Vincent Peillon ont eux aussi réuni leurs amis.