Vincent Peillon rassemble du MoDem au PCF

POLITIQUE Le socialiste prône une grande coalition pour 2012...

Avec agence

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  — P. LAURENSON / REUTERS

Après l’université d’été des Verts, Vincent Peillon prépare lui aussi la rentrée politique avec les premiers ateliers d'été de son courant L'espoir à gauche, à Marseille, samedi soir. Avec une particularité: le socialiste avait invité des personnalités du MoDem, du PCF et des Verts.

«Historique»

Qualifiant ce moment d'«événement historique dans l'histoire de la gauche française», de «signe d'espoir» dans ce «désert profond» que le PS traversait depuis le congrès de Reims, Vincent Peillon a exhorté à «faire maintenant le rassemblement écologique, social et démocratique».

«La responsabilité historique de notre génération est d'ouvrir le nouveau cycle politique dont nous avons besoin», a-t-il lancé, à l'issue des deux journées et notamment du débat qui a réuni au palais du Pharo des «figures éminentes et courageuses de la gauche», comme l'eurodéputé Vert Daniel Cohn-Bendit, Marielle de Sarnez, vice-présidente du MoDem, Christiane Taubira, députée de Guyane PRG ou Robert Hue, ancien leader du PCF.

Concluant les premiers ateliers d'été, l'eurodéputé, animateur du principal courant du PS, a salué le «commencement» d'un nouveau rassemblement à gauche, devant un amphithéâtre comble et enthousiaste de 1.500 personnes.

2012

Confiant, il a même avancé que «la victoire de 2012» se préparait «autour de cette formule du rassemblement écologique, socialiste, démocratique». A la tribune, Marielle de Sarnez a adhéré à un tel rassemblement: «Nous venons d'horizons divers mais si nous croyons qu'il y a de l'insupportable dans ce qui se fait aujourd'hui (...) alors ce qui nous rassemble est plus fort que ce nous oppose», a-t-elle lancé, vivement applaudie.

Plus distancié, Daniel Cohn-Bendit, auréolé du succès d'Europe Ecologie aux récentes européennes, a prévenu le PS de ne pas donner qu'une «chambre de bonne» à ses partenaires sous peine de voir Nicolas Sarkozy réélu en 2012.

Il a cependant appelé à «commencer ce grand débat social, écologique et démocratique», en demandant d'«adhérer massivement à ce rassemblement» tout en gardant la «double appartenance». Enfin, Christiane Taubira a émis quelques bémols en appelant tout de même à «constater les désaccords» tout en étant «capable» de les dépasser.