Sans Cohn-Bendit en 2012, les militants regardent d'abord les régionales

POLITIQUE La figure d’Europe écologie a affirmé qu’il ne se présenterait pas à l’élection présidentielle...

Oriane Raffin (envoyée spéciale à Nîmes)

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Daniel Cohn-Bendit le 21 août 2009
Daniel Cohn-Bendit le 21 août 2009 — SICHOV/SIPA

«2012, ce sera sans moi». Daniel Cohn-Bendit, co-président du groupe Verts au Parlement européen, l’a affirmé lors d’un entretien au Journal du dimanche. «Je ne suis pas un recours à gauche. Je ne sais pas qui sera le candidat de la gauche en 2012 mais ce sera quelqu’un de très différent de moi.» Cohn-Bendit ajoute que non, il «ne rêve pas» d’être président depuis qu’il est «petit».

«2012, c’est beaucoup trop loin»

Aux Journées d’été des Verts et d’Europe écologie, à Nîmes, cette déclaration n’a que peu d’échos. Pour Christine, militante Verte, il est prématuré de parler de l’élection présidentielle: «2012, c’est beaucoup trop loin, nous devons déjà nous concentrer sur les régionales».

Même avis de la part José Bové, que 20minutes.fr a interrogé: «On n’est pas encore en 2012. Chaque chose en son temps. Pour le moment on construit et on fait le débat des régionales. Ceux qui ont voulu faire le débat de la présidentielle en 2009, pendant les Européennes, se sont plantés.» Qui sait d’ailleurs si, en 2012, Europe écologie sera encore Europe écologie...

En attendant de trouver un leader, Cohn-Bendit s’est rendu ce samedi à Marseille, pour assister aux ateliers d'été du courant «L'espoir à gauche» de Vincent Peillon. Sur place, étaient aussi présents Marielle de Sarnez et Jean-Luc Benhamias (MoDem), Robert Hue (PCF) et Christiane Taubira (PRG). «Je vous suis, a lancé Cohn-Bendit à ses confrères. Prenez la tête du peloton!».