Benoît Hamon: «Je ne conçois aucune alliance nationale avec le MoDem»

POLITIQUE Le porte-parole du PS insiste: le parti socialiste doit retrouver sa crédibilité...

Avec agence

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Benoit Hamon, fin mai 2009.
Benoit Hamon, fin mai 2009. — SIPA

Le porte-parole du PS, Benoît Hamon, ne «conçoit aucune alliance» avec le MoDem de François Bayrou «tant qu'il garde son orientation libérale actuelle», déclare-t-il dans un entretien, samedi, au quotidien Le Parisien/Aujourd'hui en France. Cette ligne n'est pas dictée par le «sectarisme» mais par la «cohérence politique», affirme-t-il.

«Si le MoDem fait des choix de fond qui l'amènent à se reconnaître dans notre famille politique, la gauche, il n'y aura pas de difficulté. Mais tant qu'il garde son orientation libérale actuelle, je ne conçois aucune alliance nationale avec lui», déclare Hamon.

Une règle qui vaut aussi pour les régionales de 2010. «Pas d'alliance au niveau national mais dans les régions? Les électeurs n'y comprendraient rien! Arrêtons l'hypocrisie au PS! Si certains sont en accord avec les orientations libérales, qu'ils le disent au lieu de prétexter vouloir garder des régions en s'alliant au MoDem. A chaque fois que le PS a été confus, il a perdu des électeurs».

S'agissant de primaires pour la présidentielle de 2012, elles peuvent «permettre d'atteindre l'objectif» de battre Nicolas Sarkozy, estime Hamon. Avant d'ajouter: «le PS n'est pas sommé de résoudre la question du mode de sélection du prochain candidat dans les trois mois sous peine de disparaître».

PS en chantier

Interrogé sur la menace d'Arnaud Montebourg de claquer la porte du parti si le PS refuse de telles primaires, Benoît Hamon estime que «ce n'est pas la bonne manière de procéder».

«Grâce à lui, l'idée des primaires a déjà fait un bon bout de chemin. Pour l'imposer définitivement, il faut maintenant démontrer que ce mode de désignation s'appuie sur une orientation qui enracine le PS à gauche et met fin à l'aventurisme électoral.»