Pour Benoît Hamon, le redécoupage électoral, c'est 30 députés de plus pour la droite

POLITIQUE Le porte-parole du Parti socialiste n'est pas emballé par le projet présenté mercredi en Conseil des ministres...

O.R. avec agence

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Benoit Hamon, fin mai 2009.
Benoit Hamon, fin mai 2009. — SIPA
Benoît Hamon affirme que le redécoupage des circonscriptions électorales, présenté mercredi en Conseil des ministres, permettrait à l’UMP d’«empocher 30 sièges de plus» à l’Assemblée nationale, «sur la base des résultats de 2007».



Sur Twitter, le porte-parole du PS continue son analyse et ses calculs mathématiques: «La majorité à l'Assemblée nationale pour la gauche passe désormais à 51,3% des suffrages nationaux exprimés».

«Ce travail-là s’est fait dans la plus totale opacité»

Benoît Hamon a affirmé sur Europe 1 que le Parti socialiste avait été «prêt à travailler» sur le sujet mais que «la commission indépendante a refusé de recevoir le PS», jugeant que «ce travail-là s'est fait dans la plus totale opacité».

«Aujourd'hui, nous sommes confrontés à un choix, une tentative du gouvernement de faire passer une réforme de la carte électorale qui lui assure une majorité durable sauf à ce que la gauche réussisse à réunir 51,3% minimum des suffrages exprimés», a-t-il conclu.

«Les socialistes ne sont pas très bons en calcul»

En réponse à ces déclarations, Patrick Devedjian, président du Conseil général des Hauts-de-Seine, a estimé quant à lui que «les socialistes ne sont pas très bons en calcul, et peut-être pas très bons non plus dans les élections c'est pour ça qu'ils calculent comme ça».

«Et ensuite, les règles qui ont été posées pour procéder à ce redécoupage ont été validées par le Conseil d'Etat qui a donc considéré que c'était équitable», conclut-il. Ce n'est pas l'avis du Parti socialiste, qui «va utiliser toutes les voies de recours pour contester» le redécoupage et «va dans un premier temps déposer un recours contentieux devant le Conseil d'Etat», annonce dans un communiqué Christophe Borgel, secrétaire national du PS en charge des élections.