Le Val-de-Grâce, l'hôpital des présidents français

SANTE De nombreuses personnalités politiques ont été soignées dans cet établissement militaire...

Avec agence

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  — F. PREVEL / REUTERS

L'hôpital militaire du Val-de-Grâce à Paris, où Nicolas Sarkozy a été admis ce dimanche après un malaise, dépend du service de santé des armées.Il fait partie des neuf «hôpitaux d'instruction» (équivalent des CHU civils) des armées françaises.

Depuis plus de deux siècles, le Val-de-Grâce est installé dans une ancienne abbaye, située au 74 boulevard du Port Royal (5e arrondissement).

Hôpital des Présidents


De nombreuses personnalités politiques ont été soignées dans cet établissement qui dispose notamment d'unités de soins spécialisées en chirurgie urologique et viscérale, gastro-entérologie, néphrologie et maladies cardiovasculaires.

C'est la deuxième fois que Nicolas Sarkozy y est hospitalisé depuis le début de son mandat. En octobre 2007, il y avait subi l'ablation d'un abcès à la gorge. Jacques Chirac, son prédécesseur de Nicolas Sarkozy à l'Elysée, y avait été hospitalisé en septembre 2005, à la suite d'un «petit accident vasculaire cérébral».

Les ministres hospitalisés

En 1993, l'ancien premier ministre Pierre Bérégovoy est mort au cours de son transport vers le Val-de-Grâce où il était transféré après avoir s'être tiré une balle avec une arme à feu appartenant à son garde du corps.

L'ancien ministre de l'intérieur Jean-Pierre Chevènement y avait subi en septembre 1998 un accident d'anesthésie, survenu au cours d'une banale intervention chirurgicale. Cette complication l'avait plongé pendant une semaine dans le coma.

Deux anciens premiers ministres, Raymond Barre et Pierre Messmer, y sont décédés en août 2007, à quelques jours d'intervalles.

Ancienne abbaye

La première pierre de l'Abbaye du Val-de-Grâce a été posée en 1624 par Anne d'Autriche, qui aimait y faire retraite. Pendant la révolution, la Convention nationale attribua le Val-de-Grâce, devenu bien national, au ministère de la guerre et l'abbaye fut transformée en hôpital militaire. Cela lui valut de profondes modifications mais la sauva de la destruction.

L'ensemble restauré par les ministères de la Défense et de la Culture comprend également un cloître, une salle capitulaire et un jardin. Il doit héberger le futur musée du service de santé des armées.