Pendant les vacances, les travaux continuent au PS

POLITIQUE La passe d'armes entre Martine Aubry et Manuel Valls continue dans les médias...

Julien Ménielle

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Manuel Valls, fin novembre 2008 à Paris.
Manuel Valls, fin novembre 2008 à Paris. — GONZALO FUENTES / REUTERS

Dans n'importe quelle entreprise, ça aurait fait l'objet d'une chaîne de mails. Mais au PS, c'est en public qu'on lave son linge sale, et la lettre de Martine Aubry à Manuel Valls n'en fini plus de faire réagir. «La lettre de Martine Aubry m'a fait beaucoup de mal parce qu'il n'y avait pas lieu de polémiquer», a déclaré dimanche soir le député de l'Essonne au site du «Parisien».

Manuel Valls en a profité pour assurer que l'analyse de Bernard-Henri Lévy, qui a estimé que «le PS doit disparaître» «est de notoriété publique». Il se dit même «renforcé dans son analyse sur la direction actuelle du parti». Au passage, le député de l'Essonne revient sur les déclarations de Julien Dray, qui a dénoncé sur son blog «l'impuissance» et «l'amateurisme» de la première secrétaire du parti, en affirmant que celui-ci «exprime ce que les militants socialistes pensent tout bas».

Le seul à rester en dehors de ce qui ressemble de plus en plus à une guerre fratricide, c'est Benoît Hamon. En vacances à Copenhague, le porte-parole du PS s'est contenté d'un tweet tranchant, comme à son habitude, en expliquant: «J´auråis bien écrit une lettre bien sentie mais møn clåvier est en dånøis».

>>> Martine Aubry cherche à asseoir son autorité. Pour lire notre décryptage, cliquez ici.