Un producteur de cinéma américain monte actuellement un film adapté du livre de l'écrivain et philosophe français Bernard-Henri Lévy sur le journaliste américain Daniel Pearl, assassiné au Pakistan il y a quatre ans, a rapporté lundi la presse spécialisée d'Hollywood.
Un producteur de cinéma américain monte actuellement un film adapté du livre de l'écrivain et philosophe français Bernard-Henri Lévy sur le journaliste américain Daniel Pearl, assassiné au Pakistan il y a quatre ans, a rapporté lundi la presse spécialisée d'Hollywood. — Martin Bureau AFP/Archives

POLITIQUE

Pour BHL, le PS «est mort»

Le philosophe estime qu'il faut «en finir le plus vite possible avec ce grand corps malade»...

Bernard-Henri Lévy, dans un interview au JDD, a qualifié la première secrétaire du Parti socialiste Martine Aubry de «gardien» d'une «maison morte».

Pour le Philosophe, «On est à la fin d'un cycle. Le PS est dans la situation du PCF de la fin des années 1970, quand la désintégration s'amorçait et qu'on tentait de la conjurer par des formules incantatoires sur - déjà - la "refondation" et la "rénovation"». Martine Aubry est «sûrement quelqu'un de très bien», poursuit-il, mais «elle est dans le rôle de gardien de la maison morte et elle n'y peut rien».

Manuel Valls «a raison»

Sur le «rappel à l'ordre» de la patronne du PS à Manuel Valls cette semaine, il juge que «le socialisme termine en caporalisation». Pour lui, Manuel Valls «a raison : il faut, de toute urgence, changer le nom» du PS. Le député de l'Essonne «fait partie, comme (Ségolène) Royal, comme (Dominique) Strauss-Kahn, comme d'autres, de ceux qui peuvent être à l'origine du big bang et reconstruire sur les ruines».

«En finir le plus vite possible»

BHL est clair: «Le PS est mort. Personne, ou presque, n'ose le dire. Mais tout le monde, ou presque, le sait», martèle-t-il, avant d’ajouter qu’il faut «dissoudre» le parti, «en finir, le plus vite possible maintenant, avec ce grand corps malade».

Il confie enfin avoir voté PS aux européennes du 7 juin «par habitude, sans y croire, et en ayant le sentiment qu'on essayait de réanimer un cadavre». «J'aurais pu voter pour Dany (Cohn-Bendit)», «mais il y avait cette alliance, que je trouvais contre-nature, avec l'antilibéral (José) Bové», explique-t-il.