Martine Billard, la recrue verte du Parti de gauche

POLITIQUE La députée de Paris, déplorant les dérives droitières de son parti, rejoint Jean-Luc Mélenchon...

J.M. avec agence

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Elue députée de la 1ère circonscription de Paris en 2002, avec 658 voix d'avance, Martine Billard fait face cinq ans plus tard au même adversaire, l'UMP Jean-François Legaret : menée de 2,5 points, elle est la plus menacée des trois Verts au palais Bourbon.
Elue députée de la 1ère circonscription de Paris en 2002, avec 658 voix d'avance, Martine Billard fait face cinq ans plus tard au même adversaire, l'UMP Jean-François Legaret : menée de 2,5 points, elle est la plus menacée des trois Verts au palais Bourbon. — Jean Ayissi AFP/Archives

«Je suis écologiste et de gauche.» La députée de Paris Martine Billard, voyant d'un mauvais oeil ce qu'elle estime être un glissement à droite de son parti, a annoncé mercredi qu'elle quittait les Verts pour rejoindre le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon. Une jolie prise pour ce dernier, qui s'est félicité de cette «enthousiasmante» et «formidable nouvelle».

Dénonçant l'«évolution au centre que subissent les Verts avec Europe-Ecologie» et y déplorant l'émergence de Génération Ecologie «qui est de droite», la députée espère participer à la fondation d'un «Parti de gauche écologiste». Dans ses bagages, Martine Billard amènerait Paul Ariès, «objecteur de croissance» et directeur du journal «Le Sarkophage».

«Nous ne les accueillons pas comme les porteurs d'une vérité révélée devant laquelle nous nous écroulerions béats d'admiration», a prévenu Jean-Luc Mélenchon. Son objectif: produire «un métal, une matière nouvelle» et «faire ce qui est le coeur du projet du Parti de gauche, un parti creuset».