Le remaniement n'est pas fini

POLITIQUE Nicolas Sarkozy préparerait de nouvelles nominations d'ici à la semaine prochaine. Tour d’horizon des pressentis...

Catherine Fournier

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Le gouvernement Fillon IV, à la sortie du Conseil des ministres, le 24 juin 2009.
Le gouvernement Fillon IV, à la sortie du Conseil des ministres, le 24 juin 2009. — AFP/GERARD CERLES

Avec ses 38 membres, le nouveau gouvernement Fillon semblait déjà bien au complet. De nouvelles nominations pourraient toutefois intervenir dans les prochains jours, si l'on en croit les déclarations de Nicolas Sarkozy devant les militants UMP à Courbevoie (Hauts-de-Seine), mardi. «Je serai amené à prendre de nouvelles initiatives qui surprendront tout le monde», a-t-il lancé, ne cachant pas sa volonté de procéder à de nouveaux réajustements. Contrairement à ce que pouvait laisser penser la composition de la nouvelle équipe gouvernementale, le chef de l'Etat n'aurait pas renoncé à l'ouverture, à laquelle il attribue en partie le score de l'UMP aux européennes.

Selon une source proche de l'Elysée, quatre à six personnes pourraient se voir confier d'ici à mardi prochain un poste de commissaire ou de haut commissaire, de secrétaire d'Etat ou de secrétaire d'Etat en mission, nouvelle fonction prévue par la réforme de la Constitution. Ce serait le cas à l'Ecologie, où, comme Jean-Louis Borloo l'avait indiqué au lendemain du remaniement, un poste est à pourvoir aux technologies vertes. Une nomination  pourrait également intervenir dans le cadre d'une des réformes au programme, comme celle des collectivités territoriales ou des retraites. «Un ancien syndicaliste serait une bonne prise d'ouverture pour conduire ce dossier», souligne un membre de l'UMP.

Une place pour Claude Allègre?

Selon Europe1.fr,  le nom de Claude Allègre, un temps évoqué pour l'Ecologie, circule également pour présider un comité ou une commission chargés de définir les priorités du grand emprunt national. «Nicolas Sarkozy avait dû prendre avec lui des engagements réels, c'est un homme de parole», précise un proche du Président.

Quant à Frédéric Lefebvre, il ne fait guère de doute qu'une place lui sera trouvée au sein de l'équipe gouvernementale. Le porte-parole de l'UMP risque bien en effet de perdre son siège de député des Hauts-de-Seine, récupéré par André Santini, dont le poste de secrétaire d'Etat à la Fonction publique a été purement et simplement supprimé. Selon les dernières rumeurs, Frédéric Lefebvre est donné secrétaire d'Etat à la communication auprès du ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand.

«Il n'y aura pas de place pour tout le monde»

Privée de son secrétariat d'Etat, la Fonction publique pourrait finalement se voir doter d'une nouvelle recrue. Idem pour les Relations avec le Parlement, où, toujours selon Europe1.fr, le Maurice Leroy (Nouveau centre) viendrait épauler le ministre Henri de Raincourt.

«Attention, il n'y aura pas de place pour tout le monde», prévient un cadre du parti de la majorité. Avec six personnes de plus, le gouvernement Fillon dépasserait les records de l'époque Raffarin (le gouvernement Raffarin III comptait 42 membres, ndlr).