Les ex-ministres commencent à se recaser

POLITIQUE On en sait un peu plus sur l'avenir des huit anciens membres du gouvernement...

Eloldie Lestrade et Catherine Fournier

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Environ 350 personnes selon la police, un petit millier selon le Dal, ont manifesté mardi après-midi à l'appel des principales organisations de locataires et syndicales devant l'Assemblée nationale pour dénoncer le projet de loi sur le logement dont l'examen a commencé.
Environ 350 personnes selon la police, un petit millier selon le Dal, ont manifesté mardi après-midi à l'appel des principales organisations de locataires et syndicales devant l'Assemblée nationale pour dénoncer le projet de loi sur le logement dont l'examen a commencé. — Gerard Cerles AFP/Archives
Yves Jégo
Dans le «Parisien» de ce vendredi, l'ancien secrétaire d'Etat chargé de l'Outre-mer révèle sa décision de rejoindre les radicaux de Jean-Louis Borloo. Le maire de Montereau-Fault-Yonne (Seine-et-Marne) s'est rendu à Marseille dès ce week-end afin d'assister au Congrès du Parti radical, a confirmé la mairie à 20minutes.fr. Il devrait rester à la mairie de Montereau-Fault-Yonne (Seine-et-Marne) et reprendre son mandat de député du département.

Christine Boutin
La ministre du Logement a refusé officiellement ce vendredi le poste d'ambassadeur au Vatican. Parce qu’elle compte devenir présidente de son parti politique, le Forum des républicains sociaux, rebaptisé récemment Parti chrétien démocrate. Elle a pourtant assuré: «J'en ai un peu ras-le-bol d'être la catho de service (...) je n'ai pas envie non plus qu'on traite l'actuel ambassadeur au Vatican comme on m'a traitée à la sortie du gouvernement». Mais surtout, «Christine Boutin n'est pas une femme qui ferme sa bouche. Or le poste d'ambassadeur fait qu'on ne peut pas trop parler», a-t-elle fait valoir. La ministre du Logement ne se voyait pas sur le départ. Une conviction si profonde que la vice-présidente du conseil général des Yvelines avait exclu de se lancer dans la course à la présidence du département, une place laissée vacante par Pierre Bédier, condamné le 22 mai dernier à six ans d'inéligibilité.

Roger Karoutchi
L'ancien secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement est déjà recasé. Il a été nommé mercredi en Conseil des ministres ambassadeur, représentant permanent de la France auprès de l'OCDE. Selon une source gouvernementale, Roger Karoutchi s'était d'abord vu proposer une grande ambassade dans un pays du Maghreb. Une offre déclinée pour pouvoir continuer à siéger comme maire-adjoint de Villeneuve-La-Garenne (Hauts-de-Seine) et comme patron du groupe UMP au conseil régional d'Ile-de-France. Selon un de ses proches, «il compte bien participer à la bataille électorale pour les régionales en 2010». De précédentes rumeurs l’avaient donné à la tête de la RATP.

Bernard Laporte
L'ex-secrétaire d'Etat aux Sports semble avoir plusieurs options pour sa reconversion, même s'il affirme cette semaine dans «Paris Match» qu'il s'est donné l'été pour penser à l'avenir. Parmi les pistes évoquées, celle d'une candidature aux régionales paraît la plus probable. Bernard Laporte indique en effet à l’hebdomadaire que l'engagement en politique le tente. «Les régionales de 2010 en Aquitaine? Pourquoi pas? Xavier Darcos et Alain Juppé sont d'accord», indique-t-il. Autre scénario, aussi improbable qu'un transfert de Luyindula au Barça: Bernard Laporte prendrait la tête du Paris-Saint-Germain. «La présidence du PSG, c’est impossible dans l’immédiat. On ne peut pas prendre un poste sans connaître les tenants et les aboutissants», a reconnu l'ancien sélectionneur de l'Equipe de France de rugby sur RMC. Avant d'ajouter: «Je ne peux pas dire que ça ne m’intéresse pas. Manager d’une équipe sportive, c’est mon métier, donc à terme pourquoi pas. En plus je suis supporter de ce club. Evidemment que c’est alléchant».

Rachida Dati
Elue au Parlement européen le 7 juin dernier, l'ex-ministre de la Justice ne devrait pas pour autant passer tout son temps sur les bancs de Strasbourg ou Bruxelles. Non seulement elle continuera son mandat de maire du 7e arrondissement de Paris, mais elle pourrait également exercer dans le privé. Selon «Les Echos», Rachida Dati rejoindrait le cabinet d’avocats américains Willkie Farr & Gallagher. Une information démentie par sa conseillère politique sur Lepost.fr: «Non, [Rachida] n'ira pas dans un cabinet d'avocats. Elle a dit il y a plusieurs semaines déjà qu'elle n'irait pas», a-t-elle martelé.

Michel Barnier
L'ancien ministre de l'Agriculture est le plus heureux des recasés, puisqu'il a été élu aux européennes, en tant que chef de fil de la liste UMP en Ile-de-France. Mais il ne siègera peut-être pas à Strasbourg dans la mesure où il figure en «tête de liste» des postulants français au poste de commissaire européen. Selon «Les Echos», l'élu savoyard viserait le poste de haut représentant pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité ou le portefeuille clef du Marché intérieur.

Christine Albanel
Les rumeurs continuent d'enfler au sujet de l'avenir de l'ancienne ministre de la Culture. Elle a d'abord refusé la proposition de François Fillon qui lui suggérait de diriger la Villa Médicis à la place de son successeur, Frédéric Mitterrand. Selon «Challenges», le Premier ministre lui aurait parlé d'autres pistes, notamment celle de la présidence d'Arte. Une information à laquelle on ne croit guère en interne, puisque le mandat de Jérôme Clément, l'actuel président de la chaîne franco-allemande, ne s'achève pas avant 2011. Interrogée par 20minutes.fr, la direction d'Arte n’en a pas entendu parler… «La presse cherche à tout prix à savoir où ira Madame Albanel. Comme celle-ci a dit une fois son goût pour Arte, la rumeur a été relayée.» Autre possibilité pour Christine Albanel: la présidence de l'organisme Cultures France, actuellement occupée par Olivier Poivre d'Arvor.

André Santini
Comme Yves Jégo, ce dernier a jusqu'au 24 juillet pour reprendre son siège de député des Hauts-de-Seine, aujourd'hui occupé par Frédéric Lefebvre. Depuis la révision constitutionnelle de 2008, les membres de gouvernement partants disposent en effet d'un mois pour retrouver leur siège de député ou de sénateur. Dans le cas où André Santini déciderait de reprendre son mandat, son suppléant serait dans l'obligation de le lui laisser. S'il décide en revanche de renoncer à ce siège, une élection législative partielle devrait être organisée. Joint par 20minutes.fr, le service de communication du maire d'Issy-les-Moulineaux assure que ce dernier «ne souhaite pas encore se prononcer sur le sujet».