Polémique autour du barbecue : Sandrine Rousseau soutenue par Bayou quand Roussel ne veut pas parler du « sexe des escalopes »

DEBAT Sandrine Rousseau a rappelé lors d’une table ronde le symbole de virilité que représente une viande rouge cuite au barbecue

20 Minutes avec AFP
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Griller des brochettes sur le gril d'un feu ouvert. (Photo d'illustration)
Griller des brochettes sur le gril d'un feu ouvert. (Photo d'illustration) — Malina Petr/AP/SIPA

Le débat se poursuit autour des barbecues et de la viande en général… Le secrétaire national d’EELV Julien Bayou a soutenu mardi les propos de la députée Sandrine Rousseau sur le barbecue « symbole de virilité », tandis que le leader communiste Fabien Roussel s’est offusqué qu’on parle « du sexe des escalopes ». « Franchement, vous n’allez pas me parler du sexe des escalopes quand même ! », s’est-il indigné sur Europe 1, estimant que « certains font le buzz là-dessus », en référence à Sandrine Rousseau.

Samedi, lors d’une table ronde à Grenoble, la députée EELV a estimé qu’il fallait « changer de mentalité pour que manger une entrecôte cuite sur un barbecue ne soit plus un symbole de virilité », déclenchant la polémique sur les réseaux sociaux. « Pour moi », a répondu Fabien Roussel, qui a déjà eu de nombreuses polémiques avec l’écoféministe sur les questions alimentaires, « on mange de la viande en fonction de ce que l’on a dans le porte-monnaie, et pas en fonction de ce qu’on a dans sa culotte ou dans son slip ». Il a d’ailleurs invité « tout le monde à venir partager les barbecues et les bons repas de la Fête de l’Huma les 9, 10 et 11 septembre ».

Un régime plus pollueur

De son côté, Julien Bayou a abondé dans le sens de sa collègue députée : « C’est très étayé. Le régime carné est plus pollueur effectivement et comme les hommes mangent plus de viande rouge et deux fois plus de charcuterie que les femmes, oui il y a une approche genrée des comportements alimentaires ». « Dans ce sujet il y a la question de l’éducation aux goûts alimentaires. Les personnes nées dans les années 1970 ou 80 ont grandi avec l’idée qu’il fallait de la viande à chaque repas. C’est très difficile de s’en départir », a-t-il souligné.

Il a mis en avant « une proposition que mettent en œuvre les écologistes, l’alternative végétarienne. Eduquer les enfants à la cantine, avec les bons produits », pour « pouvoir constater qu’on peut manger des repas sans viande et avoir une bonne alimentation ».

Lundi, la députée LFI Clémentine Autain​ a déjà pris le parti de Sandrine Rousseau : « Les femmes mangent deux fois moins de viande rouge que les hommes, (…) donc il y a une différence des sexes dans la façon dont nous consommons de la viande. Et les personnes qui décident de devenir végétariennes sont majoritairement des femmes », avait-elle argumenté.