Gérard Larcher refuse d’assister au Conseil national de la refondation voulu par Emmanuel Macron

POLITIQUE Voulu par Emmanuel Macron, Le CNR doit être lancé le 8 septembre. Sont conviés responsables politiques, associatifs, parlementaires, syndicaux..., pour plancher sur les diverses réformes. Une « confusion des rôles » qui ne plaît pas au Président du Sénat

20 Minutes avec AFP
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Gérard Larcher, président LR du Sénat.
Gérard Larcher, président LR du Sénat. — J.M. HAEDRICH/SIPA

« Je pense que cette instance ne peut parvenir à une rénovation de la démocratie à laquelle vous aspirez »… Gérard Larcher a écrit à Emmanuel Macron pour lui dire qu’il ne participerait pas au Conseil national de la refondation (CNR), a-t-on appris lundi de source proche du président LR du Sénat, confirmant des informations du Figaro.

Le CNR voulu par Emmanuel Macron doit être lancé le 8 septembre. Sont conviés responsables politiques, associatifs, parlementaires, syndicaux notamment, pour plancher sur les réformes nécessaires sur divers sujets : santé, services publics, éducation…

Larcher déplore « une confusion des rôles »

Pour le président du Sénat « les mécanismes de démocratie participative peuvent contribuer à éclairer la représentation nationale, mais ils ne peuvent en aucun cas s’y substituer ».

« Vouloir réunir dans une même instance des parlementaires, seuls constitutionnellement habilités à voter la loi et contrôler l’exécutif, et des représentants de la société civile (…) ne peut aboutir qu’à une confusion des rôles », ajoute-t-il.

Et « le risque de confusion que le Conseil national de la refondation recèle et les incertitudes qui demeurent sur son rôle véritable » sont perçus « comme une forme de contournement du Parlement, c’est-à-dire de la représentation nationale », ajoute-t-il.

Les Républicains, la France insoumise et le Rassemblement national ont déjà annoncé qu’ils boycotteraient le CNR.