Macron en jet-ski : Ne pas comprendre « le réchauffement climatique » est « criminel » juge Sandrine Rousseau

POLEMIQUE La semaine dernière, Voici a dévoilé une photo du président sur un jet-ski lors de ses vacances au fort de Brégançon

20 Minutes avec AFP
Sandrine Rousseau, à l’Assemblée nationale le 6 juillet 2022.
Sandrine Rousseau, à l’Assemblée nationale le 6 juillet 2022. — Thomas Hubert/SIPA

Pour Sandrine Rousseau, le symbole envoyé par le locataire de l’Elysée ne passe pas du tout. La finaliste de la primaire écologiste pour la présidentielle a critiqué mardi la sortie en jet-ski d'Emmanuel Macron​, en vacances au Fort de Brégançon, estimant qu’il ne comprenait « pas le réchauffement climatique » et que c’est « criminel de ne pas le comprendre ».

Commentant un tweet qui évoque, comme d’autres sur les réseaux sociaux, des photos du président en jet-ski publiées par la presse people, la députée EELV a tweeté : « Ceci confirme cette impression persistante qu’il ne comprend pas le réchauffement climatique. Et aujourd’hui il est criminel de ne pas le comprendre ». Le chef d’EELV Julien Bayou a lui critiqué une sortie en canoë d’Emmanuel Macron, qu’il considère comme une « diversion » pour « faire oublier l’inaction » climatique du gouvernement.

« C’est désarmant de nullité », selon Bayou

Photo à l’appui, Voici s’est fait l’écho, la semaine dernière, d’une sortie du chef de l’Etat en jet-ski, comme en 2020, tandis que Paris Match a relayé une sortie en canoë du président, près du fort de Brégançon où le couple présidentiel est en vacances. « C’est une ficelle un peu grosse de passer du jet-ski au canoë et de le présenter comme un effort de sobriété, c’est désarmant de nullité », a cinglé Julien Bayou. L’Elysée s’est refusé à tout commentaire sur les deux séquences.

« Quand est-ce qu’ils agissent ? Le Haut conseil pour le climat a appelé à un sursaut et lui, il passe du jet-ski au canoë ? », s’est également ému le secrétaire national d’EELV. « L’enjeu n’est pas individuel, fermer l’eau du robinet pendant qu’on se brosse les dents ou changer les ampoules des ministères », a souligné Julien Bayou.