Homophobie : Le magazine Têtu publie une pétition demandant le départ de ministres « homophobes »

PETITION Une pétition signée par une cinquantaine de députés de gauche

20 Minutes avec AFP
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Drapeau LGBTQ+
Drapeau LGBTQ+ — Brendan Smialowski / AFP

Dans le magazine gay Têtu, une pétition signée notamment par une cinquantaine de députés de gauche demande « le départ » de trois ministres, qu’ils accusent d’avoir un « passé Manif pour tous » et d’être des « LGBTQIAphobes notoires ».

« Le président, élu pour faire barrage à l’extrême droite homophobe, ajoute à son gouvernement deux visages de la Manif pour tous : Caroline Cayeux, ministre déléguée à la Cohésion du territoire et Christophe Béchu, ministre de l’Ecologie et de la Transition énergétique », peut-on lire dans ce texte publié lundi. Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur, a quant à lui participé à la Manif pour tous en 2012.

Un député LFI à l’origine de la pétition

A l’initiative du député LFI Andy Kerbrat, la tribune a notamment été signée par les parlementaires insoumis Ugo Bernalicis, Mathilde Panot, Danièle Obono et Adrien Quatennnens. Elle rappelle des propos tenus par ces ministres au moment de la Manif pour tous, mouvement anti-mariage gay.

La tribune épingle également Christophe Béchu, actuel ministre de la Transition écologique, qui a pour sa part « signé chez Valeurs Actuelles (…) une tribune » contre le mariage gay, qui « parle d’un brouillage des repères originels ».

Le texte explique également qu’il « a pris la décision de retirer » en 2016 dans sa ville d’Angers, « des affiches d’une campagne de prévention contre le VIH au motif qu’elles présentaient des couples d’hommes ».

Une première pétition en 2017

L’édile avait alors expliqué vouloir « protéger les enfants les plus jeunes des visuels et des messages » dont « le contenu et la forme » pouvaient passer pour « provocants ».

Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur, qui a participé à la Manif pour tous en 2012, avait alors déclaré qu’en tant que maire de Tourcoing, il « ne célébrerait (t) pas personnellement de mariages entre deux hommes et deux femmes ».

Des propos qui avaient déjà déclenché l’ire des militants lors de sa première nomination comme ministre de l’Intérieur en 2017. A l’époque, une pétition avait déjà été lancée « Pour un gouvernement qui ne promeut ni racisme, ni culture du viol, ni LGBTQIA + phobies ».