Uber files : Emmanuel Macron « assume à fond » et le referait « demain et après-demain »

CONTROVERSE Au cœur de la polémique des Uber Files, le président de la République souligne qu’il a agi à l’époque « pour créer des milliers d’emplois »

20 Minutes avec AFP
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Emmanuel Macron aurait discrètement aidé le service Uber quand il était ministre de l'Economie.
Emmanuel Macron aurait discrètement aidé le service Uber quand il était ministre de l'Economie. — Christophe PETIT TESSON / POOL / AFP

Emmanuel Macron a affirmé mardi, en marge d’un déplacement dans l’Isère, « assume (r) à fond » son action contestée auprès d’Uber lorsqu’il était ministre de l’Economie, soulignant avoir agi à l’époque « pour créer des milliers d’emplois ». « Moi je suis extrêmement fier (…), il est très difficile de créer des emplois sans entreprises ni entrepreneurs », a renchéri le chef de l’Etat. « Je le referai demain et après-demain », a-t-il insisté après une visite du site de l’entreprise STMicroelectronics.

Dans ce cadre des « Uber Files », une enquête reposant sur des milliers de documents internes à Uber, Le Monde a conclu à l’existence d’un « deal » secret entre Uber et Emmanuel Macron quand il était à Bercy.

« Cela m’en touche une sans faire bouger l’autre »

Les oppositions ont continué mardi d’accuser le chef de l’Etat d’avoir défendu les intérêts d’Uber à l’époque où l’entreprise développait son implantation en France, alors que lui-même était ministre de l’Economie de François Hollande (2014-2016). « On introduit une espèce d’ambiance qui consisterait à dire que voir des chefs d’entreprise, en particulier étrangers, ce serait mal. Mais je l’assume à fond et en vous regardant ! J’ai vu des chefs d’entreprise, l’horreur ! Je les ai vus, ça a toujours été officiel, avec des collaborateurs. J’en suis fier ! S’ils ont créé des emplois en France, je suis hyper fier de cela », a plaidé Emmanuel Macron.

« Comme le dirait un de mes prédécesseurs, cela m’en touche une sans faire bouger l’autre », a insisté le chef de l’Etat en référence à une phrase attribuée à Jacques Chirac.