Darmanin accusé de viol : La juge d'instruction ordonne un non-lieu en faveur du ministre de l'Intérieur

JUSTICE Conformément aux réquisitions du parquet, la juge d'instruction parisienne chargée de l'enquête a ordonné un non-lieu lundi

20 Minutes avec AFP
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Gérald Darmanin est vivement critiqué depuis les incidents de la finale de Ligue des Champions.
Gérald Darmanin est vivement critiqué depuis les incidents de la finale de Ligue des Champions. — Jacques Witt/SIPA

Une juge d’instruction parisienne a ordonné ce vendredi un non-lieu en faveur du ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, accusé de viol depuis 2017, a appris l’AFP lundi auprès de ses avocats Mathias Chichportich et Pierre-Olivier Sur.

« Pour la quatrième fois en cinq ans, la justice affirme qu’aucun acte répréhensible ne peut être reproché à Gérald Darmanin. Deux décisions de classement sans suite puis deux ordonnances de non-lieu sont intervenues sous l’autorité de quatre magistrates différentes, dont deux juges d’instruction », ont-ils relevé.

Dénonciation calomnieuse

Le ministre a déposé plainte pour dénonciation calomnieuse. Cette plainte « suit son cours », selon les avocats. Une source judiciaire a confirmé que l’ordonnance de non-lieu, annoncée par BFMTV, avait été rendue vendredi.

Cette décision, susceptible d’appel, vient mettre un terme provisoire à ce dossier très sensible politiquement dans lequel la plaignante Sophie Patterson-Spatz accusait le locataire de Beauvau de viol, harcèlement sexuel et abus de confiance, pour des faits qui se seraient produits à Paris en 2009.

Une affaire de 2009

L’histoire a débuté en 2009, au siège de l’UMP, ancêtre de LR. La plaignante s’était adressée à l’élu, alors chargé de mission au service des affaires juridiques du parti, pour obtenir un soutien alors qu’elle voulait faire réviser une condamnation de 2004 pour chantage et appels malveillants à l’égard d’un ex-compagnon.

Selon elle, Darmanin lui aurait fait miroiter son appui, via une lettre qu’il s’engageait à rédiger auprès de la Chancellerie, en lui demandant en échange une relation sexuelle. Selon son récit devant les enquêteurs, Sophie Patterson-Spatz n’avait aucune envie de cette relation sexuelle, aurait « paniqué », mais se serait sentie contrainte de « passer à la casserole », n’ayant « pas le choix ».

Quelques années plus tard, la plaignante a fini par analyser ces faits comme un viol et déposé plainte en juin 2017.