Affaire Coquerel : Darmanin défend la « présomption d’innocence »

ACCUSATIONS Interrogé sur l’affaire Coquerel, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a rappelé que le principe de la présomption d’innocence valait aussi pour le nouveau président de la commission des finances de l’Assemblée nationale

20 Minutes avec AFP
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« Je suis très attaché à la présomption d’innocence », « ça vaut pour tout le monde, y compris pour M. Coquerel », a déclaré mardi Gérald Darmanin.
« Je suis très attaché à la présomption d’innocence », « ça vaut pour tout le monde, y compris pour M. Coquerel », a déclaré mardi Gérald Darmanin. — Jacques Witt/SIPA

Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a défendu mardi sur BFMTV la « présomption d’innocence » et dénoncé les « procès » sur « les réseaux sociaux », en réaction aux accusations ciblant Eric Coquerel visé par une plainte pour harcèlement sexuel.

« Je suis très attaché à la présomption d’innocence », « ça vaut pour tout le monde, y compris pour M. Coquerel », même si ce dernier est « un adversaire, peut-être un ennemi » a déclaré Gérald Darmanin.

La présomption d’innocence, « le fondement d’une démocratie »

« La présomption d’innocence c’est quand même quelque chose d’intéressant, c’est le fondement d’une démocratie », a ajouté le ministre de l’Intérieur, également visé par une plainte pour viol, classée sans suite dans un premier temps puis relancée et pour laquelle le parquet a requis un non-lieu début 2022.

Lundi, Sophie Tissier, ancienne figure des « gilets jaunes », a déposé plainte pour harcèlement sexuel contre le député LFI Eric Coquerel, qui vient d’être élu président de la commission des finances. Le député conteste ces accusations.

« Les procès ne se rendent pas sur Twitter »

Si Eric Coquerel « est responsable pénalement, il sera condamné », a dit Gérald Darmanin, en déclarant que « les procès ne se rendent pas sur Twitter ».

Interrogé sur la sortie du gouvernement de Damien Abad, qui fait l’objet d’une enquête pour tentative de viols, le ministre de l’Intérieur n’a pas souhaité réagir, jugeant que « la comparaison » entre lui et l’ex-ministre des Solidarités était « très déplacée ».

« Il y a quatre décisions de justice qui m’ont été favorables », s’est défendu Gérald Darmanin.