Gouvernement Borne : Aurore Bergé attend l’annonce « dans les prochaines heures »

REMANIEMENT Au Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI, la présidente du groupe LREM à l’Assemblée a prévenu que les ministres partageront « la feuille de route qui a été choisie » avec l’élection d’Emmanuel Macron

20 Minutes avec AFP
Emmanuel Macron et Elisabeth Borne, au Mont Valérien le 18 juin 2022.
Emmanuel Macron et Elisabeth Borne, au Mont Valérien le 18 juin 2022. — Jacques Witt/SIPA

L’annonce des noms des ministres est imminente. Emmanuel Macron et Elisabeth Borne mettent les dernières touches au nouveau gouvernement. La nouvelle présidente du groupe LREM à l’Assemblée nationale Aurore Bergé a en effet souligné dimanche « attendre ce remaniement dans les prochaines heures ».

Une fois formé, ce « collectif » sera « là pour répondre aux préoccupations des Français », au premier rang desquelles celle du pouvoir d’achat, et sera « installé définitivement, parce que nous sommes là pour durer », a-t-elle fait valoir au Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI.

L’exécutif devra savoir bâtir des compromis

Le point commun des nouveaux membres sera de « pouvoir partager la feuille de route qui a été choisie par les Français » avec l’élection d’Emmanuel Macron, a souligné Aurore Bergé, laissant entendre que les oppositions réclamant un projet « amendé » en seront pour leurs frais.

Si bâtir l’équilibre d’une nouvelle équipe est toujours complexe, l’exercice l’est cette fois-ci plus encore après la claque de la perte de la majorité absolue à l'Assemblée nationale en juin, qui devrait obliger l’exécutif à accroître la place de ses partenaires MoDem​ et Horizons et à tenter des prises à droite ou à gauche, dans le cadre du « dépassement » politique prôné par Emmanuel Macron. Un poids lourd du gouvernement évoquait vendredi la nécessité d’avoir surtout des ministres « compétents », et ayant « la maîtrise du parlement » où vont devoir se bâtir des compromis.

La Première ministre a ainsi multiplié les rencontres avec les patrons de groupes à l’Assemblée ces derniers jours, pour finir avec des échanges avec Emmanuel Macron vendredi. Il s’agit d’abord de remplacer les trois ministres ayant échoué aux législatives, toutes des femmes, en continuant à respecter la parité : Amélie de Montchalin (Transition écologique), Brigitte Bourguignon (Santé) et Justine Bénin (Mer). Sans compter Yaël Braun-Pivet (Outre-mer), qui vient d’être élue présidente de l’Assemblée.

Trancher le cas Abad

Sujet sensible, le cas de Damien Abad (Solidarités) va aussi être tranché, alors que le ministre est sous le coup d’une enquête pour tentative de viol après la plainte d’une femme pour des faits qui se seraient déroulés en 2010. « La Première ministre prendra la bonne décision dans les heures qui viennent » à son sujet, a assuré Aurore Bergé, en relevant qu'« à partir du moment où vous avez une enquête ouverte, on a ensuite des gens qui sont empêchés d’exercer leur fonction ».

La tonalité est différente pour Chrysoula Zacharopoulou, la secrétaire d’État chargée du Développement qui se voit reprocher par des patientes des gestes assimilables selon elles à des « viols » quand elle exerçait comme gynécologue : elle a « clairement tout mon soutien », a souligné Aurore Bergé.

Le remaniement, puis le discours de politique générale prononcé par Elisabeth Borne mercredi, pour lequel elle n’a toujours pas dit si elle solliciterait la confiance des députés, doivent permettre de clore ce qui a paru comme une longue période de flottement pour l’exécutif, depuis la réélection d’Emmanuel Macron le 24 avril.