La France insoumise : Le comité contre les violences sexuelles saisi, Eric Coquerel dénonce des « rumeurs infondées »

POLITIQUE Le nouveau président de la commission des finances de l’Assemblée nationale balaie les accusations dans une tribune au JDD dimanche et sur BFMTV

20 Minutes avec AFP
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Eric Coquerel à l'Assemblée nationale, le 13 novembre 2018.
Eric Coquerel à l'Assemblée nationale, le 13 novembre 2018. — SIPA
  • Eric Coquerel a été élu président de la commission des finances de l’Assemblée nationale jeudi.
  • Le député LFI a été à nouveau pointé du doigt, cette semaine par Rokhaya Diallo, qui a assuré connaître des « sources au sein de LFI » critiquant son comportement avec les femmes.
  • L’élu insoumis dénonce des « rumeurs infondées » ce dimanche dans le JDD.

Eric Coquerel contre-attaque. Le député de La France insoumise, élu jeudi 30 juin président de la commission des finances de l’Assemblée nationale, dénonce dans une tribune au JDD dimanche des « rumeurs infondées » concernant son comportement envers les femmes.

« Je fais cette tribune pour affirmer que je n’ai jamais exercé une violence ou une contrainte physique ou psychique pour obtenir un rapport, ce qui caractérise la porte d’entrée d’un comportement délictuel dans le domaine des violences sexistes et sexuelles », écrit-il dans le Journal du Dimanche, en se disant « obligé de prendre la parole pour la première fois ».

Le comité LFI saisi, Eric Coquerel envisage de porter plainte pour diffamation

Sophie Tissier, une figure du mouvement des « gilets jaunes », a annoncé sur Twitter avoir envoyé un signalement par e-mail au comité contre les violences sexuelles de La France insoumise . Dans ce message, elle dénonce « des comportements inacceptables » de la part du député Éric Coquerel. Ces faits se seraient produits en 2014, au cours d’une soirée à Grenoble. Le député insoumis a assuré sur BFMTV ne pas exclure porter plainte pour diffamation contre Sophie Tissier.

Le comité avait défendu jeudi le député Eric Coquerel, élu président de la commission des finances de l’Assemblée nationale, contre des « rumeurs sur son comportement avec les femmes », assurant n’avoir jamais reçu de signalement à son sujet. « Plusieurs rédactions ont mené des enquêtes journalistiques », souligne le député, un très proche du dirigeant de LFI Jean-Luc Mélenchon : « Rien n’est jamais sorti faute d’avoir trouvé un témoignage pouvant s’apparenter à un comportement délictuel, a fortiori criminel. Cette rumeur a été pourtant relancée par une enquête sur le sexisme à LFI dans le journal Causette en septembre 2018. La journaliste évoque deux brefs témoignages anonymes à propos d’un député lui aussi anonyme coupable de 'dérapages, à la limite du harcèlement'. Je ne me suis pas inquiété outre mesure sur le moment de cet article dont on disait qu’il me concernait, car il était visiblement bâclé ».

Dès lors, écrit Eric Coquerel, « comment réagir à une rumeur qui n’est basée sur aucune plainte, aucun signalement à la cellule interne de LFI, malgré de fréquents appels et communiqués de LFI à pouvoir le faire, aucun témoignage public, aucun résultat d’enquête journalistique sérieuse en plus de cinq ans mais dont on explique que seul le silence de LFI et son refus de mener une enquête l’expliquerait ? »

Le député explique par ailleurs s’être senti contraint à s’exprimer, pour la première fois publiquement, par une intervention sur RTL cette semaine de l’auteure et militante Rokhaya Diallo. Cette dernière avait évoqué, sans plus de précisions, des « sources au sein de LFI » mettant en cause le comportement de Coquerel.