Le député Nupes Louis Boyard explique pourquoi il ne serre pas la main aux élus du Rassemblement national

ENTENDU A L'ASSEMBLEE Pour parler du Rassemblement national, le député Louis Boyard utilise le champ lexical de l’épidémie de Covid-19

M.d.F.
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Louis Boyard, député Nupes du Val-de-Marnes
Louis Boyard, député Nupes du Val-de-Marnes — WITT/SIPA

« Nous sommes dans un contexte de pandémie et donc il faut prendre ses précautions », a déclaré ce mercredi le député du Val-de-Marne Louis Boyard, au micro des journaliste venus l'interroger dans la salle des Quatre Colonnes de l'Assemblée nationale. Mais l’élu Nupes ne faisait pas référence à la septième vague de Covid-19 qui frappe actuellement la France. Non, Louis Boyard, parle d'« une pandémie de racisme, une pandémie d’antisémitisme, une pandémie d’islamophobie ! », liée à la montée du Rassemblement national.


« Comment ça se fait que ce qui était anormal il y a vingt ans est normal aujourd’hui ? Où sont les hommes et femmes d’Etats qui, comme Jacques Chirac et Simone Veil ne composaient jamais ni avec le racisme, ni avec l’antisémitisme ? », a-t-il interrogé. Filant la métaphore, Louis Boyard a ajouté : « Je reste fidèle à mes principes. Face au Rassemblement national, je respecte les gestes barrières. » Il a ainsi invité les Français et le président de la République « à ne pas serrer la main au Rassemblement national ».