Le parquet de Paris ouvre une enquête contre Damien Abad pour tentative de viol

JUSTICE Retrouvez toutes les infos politiques du mercredi 29 juin, entre le séisme provoqué par les élections législatives 2022, les tractations dans l'hémicycle et le retour du Covid-19

M.P, D.R.
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Damien Abad
Damien Abad — Thomas Hubert/SIPA

L’ESSENTIEL

  • La grande favorite pour devenir la première femme présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet a été élue hier au perchoir et plus vite que prévue grâce au retrait du RN.
  • Quant au chef de l’Etat, il a confirmé sa « confiance » en la Première ministre Elisabeth Borne et lui a confié, cette semaine, la mission de sonder si un « accord de gouvernement » est possible. 
  • Au retour d'Emmanuel Macron, jeudi, des sommets du G7 en Allemagne et de l’Otan en Espagne, Elisabeth Borne devra faire des propositions « pour une feuille de route » et « pour la composition d’un nouveau gouvernement d’action » qui sera mis en place « dans les premiers jours du mois de juillet », a indiqué le président. 

A VOIR

A LIRE

 

Ce live est maintenant terminé, merci de l’avoir suivi avec nous !
20h50 : L’enquête contre Abad est une « suite logique » selon ses avocats

« L’ouverture d’une enquête préliminaire est une non information puisque chacun sait que toute plainte enregistrée, fût-elle infondée, prescrite et fermement contestée, est systématiquement suivie de l’ouverture d’une enquête préliminaire », ont affirmé ses avocats Benoît Chabert et Jacqueline Laffont. « Damien Abad prend donc acte de cette suite logique et pourra rapidement démontrer son innocence », ont-ils ajouté.

20h40 : Elisabeth Borne s’entretiendra jeudi avec deux comités de liaison parlementaire consacrés au Covid

Avec les présidents de l’Assemblée nationale, du Sénat et des groupes parlementaires, la Première ministre abordera en particulier le projet de loi visant à maintenir « un dispositif de veille et de sécurité sanitaire » jusqu’en mars 2023 et qui doit être examiné en juillet, au moment où l’épidémie connaît un net rebond en France.

20 heures : eures : On s’est encore glissé dans les coulisses de la nouvelle Assemblée

Petit débrief de la journée avec notre journaliste politique Rachel Garrat-Valcarcel.

 

19h40 : Quels postes clefs reste-t-il encore à attribuer ?

Douze postes de secrétaires devaient encore être attribués dans la soirée, à la proportion du poids des groupes dans l’hémicycle.

19h07 : Le parquet de Paris ouvre une enquête contre Abad pour tentative de viol

Une enquête pour tentative de viol a été ouverte après qu’une femme a déposé plainte contre le ministre des Solidarités, a indiqué le parquet de Paris. La plaignante accuse le ministre d’avoir tenté de la violer lors d’une fête organisée à Paris en 2010, selon une source proche du dossier.

Le témoignage de cette femme avait été publié par Mediapart mi-juin sous le prénom d’emprunt de « Laëtitia ». Selon le site d’investigation, il s’agit d’une « élue centriste » qui était, au moment des faits qu’elle dénonce, présidente d’une fédération du mouvement de jeunesse du Nouveau centre, dont Damien Abad, alors député européen, était le président national.

18h42 : Bastien Lachaud de La France insoumise n’est pas élu à la questure

 

18h40 : Et les trois députés élus à la questure sont…
  • Marie Guévenoux, du parti Renaissance, avec 378 voix.
  • Eric Ciotti, du parti Les Républicains, avec 367 voix.
  • Éric Woerth, du parti Renaissance, avec 356 voix.
17h55 : « Nous avons la démonstration que LREM a appelé à voter Front national »

Les écologistes Julien Bayou et Cyrielle Chatelain, co-présidents du groupe EELV, ont dénoncé les votes de la majorité en faveur du Rassemblement national. « En provoquant ce vote, on a mis à jour le fait que LREM a appelé à voter pour le Front national », a déclaré Julien Bayou qui estime que « leurs leçons sur la démocratie sont à présent tout à fait irrecevables ».

« C’est nous qui avons fait barrage au second tour de la présidentielle (…) et là on a démasqué le fait que LREM s’accommode parfaitement, et même soutient, l’accession à la vice-présidence de députés Front national », ajoute-t-il.


 

17h50 : Près de 200 députés non RN ont voté pour l'extrême droite aujourd’hui

 

17h45 : Les noms des nouveaux vice-présidents

Six vice-présidents ont été élus au bout de deux heures de séance : Valérie Rabault (PS), Caroline Fiat (LFI), Elodie Jacquier-Laforge (MoDem), Naïma Moutchou (Horizons), Sébastien Chenu (RN) et Hélène Laporte (RN). Trois postes de questeurs et douze de secrétaires doivent encore être attribués, à la proportion du poids des groupes dans l’hémicycle.

17h40 : Le débat ressurgit autour d’une taxe exceptionnelle sur les « surprofits » des entreprises

Taxer les bénéfices des entreprises qui tirent parti de l’inflation : la mesure, réclamée notamment par le PCF et la France insoumise, semble écartée par le gouvernement qui appelle ces entreprises à des gestes directs en faveur du pouvoir d’achat des ménages. Les entreprises énergétiques, TotalEnergies en particulier, sont dans le viseur de la gauche après avoir enregistré des profits en forte hausse grâce à la flambée des cours du pétrole et du gaz.

Le géant pétrolier a ainsi vu son bénéfice progresser de 48 % à près de 5 milliards d’euros au premier trimestre 2022. « Si on divise ces 5 milliards d’euros-là par les 18 millions d’automobilistes français qui prennent leur voiture pour aller au travail, cela fait 100 euros par mois, non pas 6 centimes, non pas 18 centimes, mais 100 euros par mois. Ce sont donc des sommes absolument considérables qui échappent aux citoyens pour servir très massivement aux actionnaires de Total », s’est insurgé le député LFI François Ruffin mardi sur BFMTV.

17h29 : Les vice-présidents de l’Assemblée nationale élus dès le premier tour

Les vice-présidents de l’Assemblée nationale élus dès le premier tour, annonce notre journaliste sur place, Rachel Garrat-Valcarcel. « Donc, on a deux vice-présidents de la majorité, deux pour la Nupes (PS/LFI) et deux pour le Rassemblement national », précise-t-elle sur Twitter.


 

17h19 : Le « virage rapide » de la majorité

« En deux mois on est passés du "barrage au RN" à "élire deux vice-présidents de l’Assemblée nationale RN", c’est un virage rapide », critique le député de la 6e circonscription de la Seine-Saint-Denis Bastien Lachaud auprès de notre journaliste, Rachel Garrat-Valcarcel.


 

17h10 : Un journaliste porte plainte pour des « menaces de mort » de proches d’un élu RN

Un journaliste d’un site d’information a déposé une plainte pour des « menaces de morts » qu’il affirme avoir reçues de proches du nouveau député Rassemblement national (RN) du Var, Philippe Schreck, a-t-on appris ce mercredi de sources concordantes. Le dépôt de la plainte à Draguignan (Var), qui remonte au 22 juin, révélé par le quotidien L’Humanité, a été confirmé à l’AFP par le procureur de la République de cette ville, Patrice Cambérou, qui a précisé qu’une « enquête va être diligentée ».

Djaffer Aït Aoudia, journaliste et directeur de publication du site d’information lecorrespondant.net, basé à Marseille, a indiqué avoir reçu des menaces de mort « par téléphone, de la part de Lionel Ferlaud, avocat et proche de Philippe Schreck », élu récemment député RN du Var. « J’ai reçu ces menaces le jour de la publication sur mon site d’un article consacré à Philippe Schreck, lui-même avocat et alors candidat », a-t-il précisé.

16h58 : Chapiteau de sensibilisation des députés aux LGBTphobies

Un chapiteau avec plusieurs associations va accueillir jeudi 30 juin, entre 14 heures et 17 heures, les nouveaux députés afin de les sensibilises aux LGBTphobies. « Le prochain programme de gouvernement sur lequel se prononcera l’Assemblée nationale doit impérativement inclure des propositions ambitieuses dont nous attendons l’inscription dans la loi depuis des années », expliquent les associations – dont Rouge direct et SOS Homophobie – dans leur communiqué.

16h43 : Le port du masque « vivement recommandé » dans les trains

Le PDG de la SNCF Jean-Pierre Farandou a appelé mercredi les voyageurs à porter de nouveau le masque dans les gares et les trains, devant le rebond de l’épidémie de Covid-19, même si ce n’est pas obligatoire. « On est complètement dans la logique d’une vive recommandation, à la fois pour nos personnels comme pour les voyageurs, de porter le masque », a-t-il déclaré sur France Inter.

« On voit bien qu’il y a un rebond de l’épidémie (…) Porter le masque dans les gares, porter le masque dans les trains, je pense que c’est la meilleure façon de se protéger », a-t-il ajouté. « Il faut protéger nos personnels, il faut protéger nos voyageurs », a déclaré le PDG.

16h31 : « Pourquoi ce qui était anormal il y a 20 ans est devenu normal aujourd’hui ? »

« Où sont les hommes et femmes d’État qui, comme Jacques Chirac et Simone Veil, ne composaient jamais avec le racisme et l’antisémitisme ? Où sont les journalistes qui avaient du recul et de la mesure par rapport à l’extrême droite ? Pourquoi ce qui était anormal il y a 20 ans est devenu normal aujourd’hui ? », s’est interrogé le jeune député de gauche Louis Boyard.

16h15 : Le chèque alimentaire de 100 euros par foyer confirmé pour les neuf millions les plus pauvres

La porte-parole du gouvernement Olivia Grégoire a confirmé mercredi la mise en place d’une « aide alimentaire d’urgence » de 100 euros par foyer et de 50 euros par enfant, en faveur des neuf millions de foyers les plus modestes.

Le gouvernement entend également, toujours dans le cadre du projet de loi pouvoir d’achat qui devrait être présenté le 6 juillet en Conseil des ministres, travailler « sur un chèque alimentaire plus qualitatif pour accéder à des produits bio, frais et locaux », a déclaré Olivia Grégoire lors d’un déplacement à La Chapelle-sur-Erdre, près de Nantes.

16h09 : « Une pandémie de racisme »

Louis Boyard, jeune député LFI, a refusé de serrer la main du député RN Philippe Ballard mardi, dans l’Hémicycle. L’élu de la 3e circonscription du Val-de-Marne, âgé de 21 ans, explique son choix sur LCP ce mercredi. « Nous sommes dans un contexte de pandémie et il faut donc prendre ses précautions. Une pandémie de racisme, une pandémie d’antisémitisme, une pandémie d’islamophobie ! »


 

15h40 : Mais au fait, qu’est-ce qu’un « questeur » de l’Assemblée nationale ?

Les trois questeurs (deux pour la majorité, un pour l’opposition) « sont chargés des services financiers et administratifs ». Autrement dit, ce sont eux qui tiennent les cordons de la bourse, un budget de plus de 600 millions d’euros, tout comme la gestion du personnel, du parc automobile, des restaurants ou encore du régime de Sécurité sociale des députés. En clair, rien ne se décide entre les murs du palais Bourbon sans leur accord. Pour en savoir plus sur les différents postes de l’Assemblée nationale, vous pouvez relire ce chouette papier de notre journaliste politique Thibaut Le Gal :

 

15h27 : Accusations d’entente entre la majorité et l’extrême droite

La Nupes accuse la majorité présidentielle d’avoir conclu un accord avec Les Républicains et le Rassemblement national dans le but « d’écarter la Nupes de la questure de l’Assemblée nationale et de garantir deux vice-présidences à l’extrême droite ». Manuel Bompard, élu de gauche de la 4e circonscription des Bouches-du-Rhône, dénonce un « mépris du résultat du vote des électeurs », sur Twitter.


 

15h18 : Rumeur de deux vice-présidences pour l’extrême droite

 

15 heures : eures : Le cri d’alarme de Stéphane Bern devant les sénateurs

Stéphane Bern, à la tête d’une Mission pour la sauvegarde du patrimoine, a lancé un cri d’alarme mercredi devant les sénateurs pour sauver « nombre » d’édifices religieux « en état de déréliction ». « J’ai l’impression d’être dans un bateau qui prend l’eau et d’écoper avec une cuillère à soupe ! », a-t-il lancé devant les sénateurs de la Commission de la culture qui l’auditionnaient sur l’état de ce patrimoine religieux.

« C’est avant tout notre culture et notre histoire », a-t-il ajouté. « Classés ou pas », les édifices religieux qui renferment nombre de « tableaux, statues, registres du Moyen-Age, livres et objets de culte », représentent « 30 % des dossiers » examinés par la Mission. Cette dernière, confiée en 2017 à Stéphane Bern par le président Macron, a recueilli « 200 millions d’euros en cinq ans », grâce au « loto du patrimoine » lancé un an plus tard, a-t-il indiqué.

14h48 : Le vote de confiance est un usage, pas une obligation

Tous les Premiers ministres de la Ve République se sont pliés à l’exercice de la déclaration de politique générale, mais quatre d’entre eux, dont Edith Cresson et Michel Rocard, ne l’ont pas fait suivre d’un vote de confiance.

Elisabeth Borne, qui n’a pas de majorité absolue à l’Assemblée nationale, a dit qu’elle prendrait sa décision après avoir achevé jeudi ses consultations des groupes politiques.

Le dispositif figure à l’article 49 de la Constitution, premier alinéa : « le Premier ministre, après délibération du Conseil des ministres, engage devant l’Assemblée nationale la responsabilité du Gouvernement sur son programme ou éventuellement sur une déclaration de politique générale ». Le vote de confiance n’est toutefois pas obligatoire.

14h30 : Aurait-on pu éviter d’ouvrir la première séance à l’Assemblée par un discours sur l’Algérie française ?

Comme le veut la tradition, la première séance de la XVIe législature a été ouverte par le doyen de l’hémicycle. Il se trouve que cette année, c’est José Gonzalez, 79 ans, députés RN de l’Assemblée nationale. Il a profité de cette tribune pour parler de son enfance « arraché à sa terre natale (l’Algérie) et envoyé sur les côtes provençales en 1962 » et « qui a vu son âme à jamais meurtrie ».

Pour Yannick Jadot, ceci aurait pu être évité. « Quand en 2009 la présidence de la session inaugurale du parlement européen devait revenir au doyen Jean-Marie Le Pen, nous avions modifié le règlement pour faire présider le/la plus jeune député-e ! Quand on veut on peut éviter l’indignité ! », a-t-il rappelé sur Twitter.

 

14 heures : eures : Le trombinoscope des députés socialistes à l’Assemblée

 

13h50 : Gérald Darmanin se rend dans les Pyrénées-Orientales victimes de violents incendies

 

13h38 : Pourquoi inscrire maintenant le droit à l’IVG dans la Constitution ?Bien que le droit à l’avortement ne soit pas menacé aujourd’hui en France, « nous ne pouvons imaginer ce qu’il se passera dans les prochaines décennies », plaide l’avocate Karen Noblinski, ajoutant que « nous nous devons d’agir tant que ce consensus existe en France ».« Ce n’est pas quand la maison brûle qu’on prend une assurance », métaphorise Anne-Cécile Mailfert, présidente de la Fondation des femmes. « Nous sommes inquiets face à la montée des conservatismes dans notre pays, pas qu’aux États-Unis », renchérit Clémence Pajot, directrice de la Fédération nationale des centres d’information sur les droits des femmes et des familles.
13h30 : « Dépenser moins et gagner plus » : le projet du gouvernement pour le pouvoir d’achat des Français

Gabriel Attal, désormais ministre délégué aux Comptes publics, est venu ce matin sur France Inter, défendre le projet de loi sur le pouvoir d’achat qui doit être examiné par l’Assemblée nationale « courant juillet ». « On veut permettre aux Français de dépenser moins et de gagner plus », a-t-il assuré, promettant d’écarter les mesures qui augmenteraient les impôts.

Pas question en revanche d’augmenter le Smic, ce qui « mettrait en péril les petites entreprises qui ne peuvent pas augmenter les salaires dans ces proportions ».

13h20 : « Je serai extrêmement exigeante et ferme pour que l’Assemblée fonctionne », promet Yaël Braun-Pivet

« Ma mission, c’est de faire en sorte que cette assemblée fonctionne de façon apaisée et que chacun y trouve sa place, puisse exprimer ses opinions et puisse débattre », a déclaré la nouvelle présidente de l’Assemblée sur RTL.


 

13h08 : Comment va-t-on payer les fonctionnaires ?

Au lendemain de l’annonce d’une augmentation générale de 3,5 % pour les fonctionnaires dès le 1er juillet, le ministre de la Fonction publique Stanislas Guerini a assuré que les collectivités auraient « les moyens » budgétaires pour « faire face » à cette hausse.

Les maires et autres présidents de départements « demandent de la visibilité sur les dotations de l’Etat », a-t-il reconnu, dans un contexte où les revalorisations salariales des quelque 2 millions d’agents publics territoriaux devraient coûter à leurs employeurs près de 2,3 milliards d’euros en année pleine.

12h56 : Au Planning familial, Borne défend « un droit fondamental » à l'IVG

Inquiète face aux « reculs » constatés dans le monde, Elisabeth Borne a défendu mercredi le projet d’inscrire le « droit fondamental » à l’avortement dans la Constitution et également dans la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne.

« En ce moment on voit qu’il y a des régressions, l’Histoire se remet à marcher dans le mauvais sens », a déploré la Première ministre, qui a visité mercredi le siège du Planning familial dans le 11e arrondissement à Paris.

« Quand on voit les reculs auxquels on peut assister aujourd’hui, y compris en Europe avec l’extrême droite qui remet en cause ce droit à l’avortement, on voit l’importance d’inscrire ce droit comme un droit fondamental », a insisté la Première ministre devant la presse, soutenant de nouveau la proposition de loi de la majorité annoncée ce week-end.

12h47 : Borne n’a pas pris encore sa décision sur le vote de confiance

La Première ministre Elisabeth Borne a annoncé mercredi qu’elle prendrait la décision de soumettre ou non à un vote de confiance devant le Parlement à « l’issue des consultations » en cours avec les responsables politiques.

« Je prendrai ma décision à l’issue des consultations [avec les différents groupes parlementaires] et je ferai connaître ce choix le moment venu », a déclaré à la presse la cheffe du gouvernement à l’issue d’une visite au siège du Planning familial.

« Il n’y a pas de décision de prise, c’est un sujet qui mérite qu’on y réfléchisse », a-t-elle précisé. Plus tôt dans la matinée, la porte-parole du gouvernement Olivia Grégoire avait déjà été contrainte d’apporter sur BFMTV et RMC cette clarification, après la publication du décret d’ouverture de la session extraordinaire le 5 juillet.

12h28 : Les députés socialistes demandent une délégation aux droits de l’enfant

En France, « au moins 50.000 mineurs » sont victimes de maltraitance chaque année : les députés socialistes ont demandé mercredi la création d’une « délégation aux droits de l’enfant » à l’Assemblée et au Sénat. La demande a été adressée par le président du groupe Boris Vallaud et la députée Isabelle Santiago à Yaël Braun-Pivet, première femme à occuper la présidence de l’Assemblée, élue mardi.

« En France, 1 enfant est violé toutes les heures. Toujours en France, 1 enfant est tué dans le cercle familial tous les cinq jours et au moins 50.000 mineurs sont victimes de maltraitance par an », s’alarment-ils dans leur courrier.

S’y ajoutent les difficultés économiques et sociales, qui se traduisent notamment par le fait « qu’un sans-domicile fixe sur quatre est un enfant anciennement à la charge de l’aide sociale à l’enfance (ASE) et 7 mineurs sur 10 à la charge de l’ASE n’ont aucun diplôme ».

12h12 : L’ex-ministre de l’Education dépose un recours après sa défaite aux législatives

Jean-Michel Blanquer n’accepte pas sa défaite aux législatives à Montargis. D’après le super journaliste et ami Thomas Hermans dans un papier sur France 3 Centre-Val-de-Loire, il va envoyer un recours au Conseil constitutionnel ce mercredi. L’ancien ministre de l’Education avait été éliminé dès le 1er tour dans la circonscription du Loiret.

11h58 : 95 % de la délinquance de rue vient-elle vraiment de personnes issues de l’immigration comme le dit Marine Le Pen ?

On se penche sur cette déclaration de la femme politique d’extrême droite dans le papier Snapchat de notre journaliste. Pour découvrir tous nos fake off sur Snapchat, rendez-vous sur le réseau social pour découvrir le programme de 20 Minutes Oh My Fake (ou OMF pour les intimes).


 

11h42 : Marine Le Pen accuse la majorité d’utiliser l’IVG comme une « diversion politique »

Marine Le Pen a accusé mercredi la majorité de vouloir faire une « diversion politique » avec sa proposition d’inscrire le droit à l’avortement dans la Constitution, tout en précisant que le RN n’a « jamais remis en cause l’accès à l’IVG ».

« La réalité, c’est qu’En marche effectue une diversion politique car il ne veut pas que le focus soit mis sur les préoccupations principales des Français aujourd’hui et leurs difficultés, qui est le pouvoir d’achat, qui est la sécurité, qui est l’immigration hors contrôle », a dénoncé sur France Info la présidente du groupe Rassemblement national à l’Assemblée nationale, estimant que « le droit à l’IVG n’est remis en cause par personne ».

Interrogée sur les prises de position de plusieurs députés du RN comparant l’avortement à un génocide, Marine Le Pen a répondu : « Il y a un mouvement politique, ce mouvement politique détermine une ligne politique qui est votée par les adhérents, c’est moi qui la porte depuis 10 ans » et « la ligne du mouvement est très claire : nous n’avons jamais remis en cause l’accès à l’IVG ».

11h29 : « Ça va, ils ne s’insultent pas encore »

La conférence des présidents, qui doit négocier les postes de questeurs et au bureau de l’Assemblée nationale, n’est pas encore parvenue à un accord.


 

11h16 : Fabien Roussel va déposer une proposition de loi pour baisser les taxes sur l’essence

On vous parlait un peu plus tôt de l’intervention du patron du PCF Fabien Roussel sur Europe 1 ce matin. On revient plus en détail sur sa décision de déposer une proposition de loi pour « faire baisser immédiatement de 35 centimes les taxes sur l’essence » et pour « taxer les bénéfices des compagnies pétrolières ».

« Je déposerai aujourd’hui un texte de loi visant à baisser immédiatement de 35 centimes les taxes sur l’essence, nous sommes à quelques jours des départs en vacances, le litre d’essence flirte avec les 2,30 euros, 2,50 euros, c’est insupportable pour beaucoup de nos concitoyens, y compris pour les travailleurs qui ont besoin de leur voiture pour se rendre à leur travail », a expliqué sur Europe 1 le député du Nord.

« Je dépose un texte de loi qui propose de baisser les taxes sur l’essence et en même temps de taxer de manière exceptionnelle sur 2021-2022 les bénéfices des compagnies pétrolières dont Total », a-t-il précisé.

11 heures : eures : Les groupes « unis » de l’Assemblée nationale

Le RN avec Marine Le Pen à la barre

Premier groupe d’opposition en nombre, le Rassemblement national compte 89 élus (dont une apparentée), un record pour le parti d’extrême-droite, qui n’avait obtenu que huit sièges en 2017. Marine Le Pen, finaliste de la présidentielle, le dirige. Il annonce une « opposition ferme à la politique » d’Emmanuel Macron, mais aussi « constructive », et entend « préparer l’alternance ».

Les Républicains, toujours debout malgré la claque à la présidentielle

Le groupe Les Républicains a vu ses effectifs passer d’une centaine d’élus à 62 (dont trois apparentés). Il est désormais présidé par Olivier Marleix, qui a pris la suite de Damien Abad, rallié à la majorité. Il sera « un groupe d’opposition animé par le seul souci de défendre les intérêts de la France et des Français » et s’engage à continuer de « faire vivre les valeurs de la droite et du centre ».

10h45 : Le point sur les groupes de la majorité à l’Assemblée

La majorité présidentielle est scindée en trois groupes distincts. On fait le point :

  • Première force à l’Assemblée avec 172 députés, le groupe Renaissance, nouveau nom de La République en marche, prend « l’engagement de l’efficacité ». Il revendique de « porter un projet clair pour le pays », celui d’Emmanuel Macron. Aurore Bergé est à sa tête, après Christophe Castaner. Sur les 172, quatre sont apparentés : le ministre des Solidarités Damien Abad, le tombeur de Manuel Valls Stéphane Vojetta, ainsi que deux membres du Parti radical. Pour gonfler ses effectifs, les députés de l’ancien petit groupe Agir ont aussi rallié Renaissance.
  • Le groupe centriste du MoDem compte 48 élus, pilotés par Jean-Paul Mattei, un proche du patron du MoDem François Bayrou. Il entend préserver un « équilibre » entre « solidarité sociale et sagesse budgétaire ».
  • Aile droite de la majorité, le nouveau groupe Horizons, écurie d’Edouard Philippe, compte 30 députés (dont deux apparentés), qui ont mis à leur tête Laurent Marcangeli. L’ancien Premier ministre Edouard Philippe, qui ne siège pas à l’Assemblée, en est à l’initiative. Le groupe promet de ne « rien céder à la démagogie et à ceux qui entendent prospérer sur le chaos politique ».
10h36 : Le gouvernement interpellé par la BnF

Le conseil scientifique de la Bibliothèque nationale de France (BnF) a interpellé ce mercredi le gouvernement afin qu’il donne des moyens à l’institution, confrontée à une longue grève de certains agents soutenus par des chercheurs mécontents. La grève a été lancée le 2 mai pour protester contre une « réforme mise en place par la direction qui dégrade les conditions de recherche en limitant les communications directes et qui développe la précarité des personnels », selon les organisations syndicales.

La question emblématique concerne les horaires de communication des documents sur le site de la bibliothèque François-Mitterrand à Paris. S’étendant initialement de 9 heures à 17 heures, ces horaires ont été réduits de plus de moitié : 13h30 à 17h00. L’intersyndicale (CGT-FSU-Sud) proteste également contre la réduction continue des effectifs, surtout de magasiniers.

10h24 : Valérie Rabault ne siégera pas à la commission des finances

Notre journaliste Rachel Garrat-Valcarcel, présente à l’Assemblée nationale ce mercredi, annonce que la députée socialiste Valérie Rabault ne siégera pas à la commission des finances.


 

10h10 : Valérie Rabault demande au gouvernement de « mettre tout sur la table » sur l’équilibre budgétaire

Valérie Rabault, interrogée sur BFM Business, est « exaspérée de voir que le gouvernement ne veut pas qu’on pose l’ensemble de l’équilibre budgétaire avec des solutions ». La députée PS du Tarn-et-Garonne propose notamment de taxer les « superprofits des compagnies pétrolières ».


 

9h43 : L’hémicycle de Gaudi

 

9h31 : Marine Le Pen estime la ristourne à la pompe insuffisante

Sur FranceInfo, ce mercredi matin, Marine Le Pen a jugé que Bruno Le Maire avait « menti pendant toute la campagne » alors que « l’économie française est dans une situation catastrophique ». Interrogée afin de savoir si la cheffe du Rassemblement national votera la prolongation de la réduction du prix à la pompe, elle a répondu oui en demandant toutefois plus de mesures de la part de l’exécutif.

« Monsieur Le Maire nous propose moins d’aide pour les Français ou beaucoup moins d’aide pour les Français. Nous lui disons que nous n’acceptons pas cette façon de voir les choses », a martelé Marine Le Pen, qui défend une baisse de la TVA sur l’énergie à 5,5 %.


 

8h43 : Marine Le Pen défend le discours du doyen

Moment « gênant », député « heurté », « dégoût » : plusieurs élus de la coalition de gauche Nupes ont fustigé mardi la référence à l’Algérie française dans le discours inaugural du doyen RN de l’Assemblée nationale José Gonzalez, en ouverture de la nouvelle législature.

Dans une brève allocution, l’élu des Bouches-du-Rhône, pied-noir né à Oran, a évoqué sa terre natale à laquelle il a été « arraché ». « J’ai laissé là-bas une partie de ma France », à l’indépendance de l’Algérie en 1962, a-t-il affirmé, s’interrompant un instant sous le coup de son émotion.

Ce matin sur France Info, Marine Le Pen a assuré que les propos de José Gonzalez sur l'Algérie française et l'OAS n'étaient « pas un dérapage » mais « très digne, très républicain ».


 

8h42 : « Aucune décision n'est prise », assure Olivia Grégoire

« Aucune décision n'est prise, a expliqué la porte-parole du gouvernement Olivia Grégoire ce matin sur BFMTV. Un décret est paru au "Journal officiel". Il n'est pas spécifié dans le décret qu'il y aura un vote de confiance. Ce n'est pas parce que ce n'est pas inscrit que la Première ministre ne se soumettra pas au vote de confiance. Sa décision n'est pas prise. »


Olivia Grégoire a également déploré que certaines formations politiques ont d'ores et déjà déposé une motion de censure : « Restons ouverts, c'est tout à fait possible qu'elle sollicite un vote de confiance. »

8h38 : Fabien Roussel était l'invité d'Europe 1

Le patron des communistes dit regretter la décision d'Elisabeth Borne de ne pas se soummettre à un vote de confiance. « Ce qu'elle fait c'est qu'elle risque d'être soumise à une motion de censure. Si c'est par là qu'il faut passer et bien nous passerons par là. » La suite, c'est ci-dessous : 


Fabien Roussel a également annoncé son intention de déposer une proposition de loi visant à baisser les taxes sur l'essence et de taxer de manière exceptionnel les bénéfices des compagnies pétrolières dont Total. 

8h37 : Au programme de l'Assemblée

La chambre basse doit désormais élire ses six vice-présidents, trois questeurs et 12 secrétaires. Mais c'est surtout vers l'élection du puissant président de la commission des Finances, prévue jeudi, que les regards se tournent.

Réservée à un membre de l'opposition, elle fait l'objet d'autant de convoitises que de spéculations - voire tractations. Elle devrait se jouer entre le député LFI Eric Coquerel, qui compte sur les voix de l'ensemble de la Nupes (outre les mélenchonistes, le PS, le PCF, EELV) et le député RN Jean-Philippe Tanguy, en quête d'alliés à droite.

8h35 : A l’Assemblée, le calme avant la tempête

Les députés peuvent désormais se compter après s’être rattachés mardi soir à l’un des dix groupes parlementaires constitués.

Renaissance (ex-La République en marche) compte 172 députés dont 4 apparentés, le MoDem 48, Horizons 30 dont 2 apparentés, le RN 90 dont une apparentée, LR 61, LFI 75, le PCF et ses alliés ultramarins 22, le PS 31, les écologistes 23 et le groupe « Libertés, indépendants, outre-mer, territoires » 16.

La majorité présidentielle peut donc tabler sur 250 députés, toujours loin des 289 de la majorité absolue.

 

8h32 : Au planning de Macron

Le chef de l'Etat poursuit un marathon diplomatique, en surplomb des considérations nationales: après le sommet du G7 en Allemagne, il est attendu mercredi matin à Madrid au sommet de l'Otan.

8h30 : Borne en com' pol' au Planning familial

Tancée – y compris dans la majorité – pour apparaître trop « technocratique » et pas assez « politique », la Première ministre entend rebondir sur la proposition de constitutionnaliser le droit à l’IVG en se rendant dans la matinée au siège du Planning familial, fervent défenseur du droit à l’avortement.

 

8h25 : Qui est Yaël Braun-Pivet ?

L'Assemblée «a le visage de la France» et «les Français nous enjoignent de travailler ensemble, de débattre plutôt que de nous battre», alors que les macronistes ne disposent que d'une majorité relative, a pressé la nouvelle présidente de l'Assemblée aussitôt après son élection, devant son mari et ses cinq enfants en tribune.

Il n'aura fallu que deux tours, mardi, pour élire à la majorité absolue Yaël Braun Pivet, après que le candidat RN Sébastien Chenu a retiré sa candidature et que les députés lepénistes ont alors décidé de s'abstenir. Voici son portrait : 


 

8h23 : On rambobine

Si vous avez tout loupé de la journée politique historique de ce mardi. Voici notre live :

Et voici le chouette récap' de notre journaliste politique qui était hier à l'Assemblée nationale :

 

8h20 : Elisabeth Borne poursuit les tractations

Mercredi, la Première ministre, Elisabeth Borne, poursuit ses consultations auprès des chefs des groupes parlementaires à l’Assemblée nationale en recevant successivement à Matignon André Chassaigne (PCF), Mathilde Panot (LFI) puis la cheffe de file des députés RN, Marine Le Pen, enfin les « indépendants » Bertrand Pancher et Christophe Naegelen.

Confortée par Emmnanuel Macron dans son rôle de cheffe de la majorité, Elisabeth Borne doit formuler pour la fin de la semaine des propositions « pour une feuille de route » et la composition d’un nouveau gouvernement prévu pour début juillet.

8h15 : Qui dit quoi à qui et où et quand ?

PUBLIC SENAT - 8 heures - Laurent Marcangeli, président du groupe Horizons à l'Assemblée nationale, député de la Corse-du-Sud

EUROPE 1 - 8h13 - Fabien Roussel, député PCF et ancien candidat à la présidentielle

BFM BUSINESS - 8h15 - Valérie Rabault, députée PS de Tarn-et-Garonne

CNEWS - 8h15 - Bruno Le Maire, ministre de l'Économie des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique

RADIO CLASSIQUE - 8h15 - Anne-Claude Crémieux, infectiologue à l'Hôpital Saint-Louis

RFI/FRANCE 24 - 8h19 - Dmytro Kuleba, ministre ukrainien des Affaires étrangères

FRANCE INFO - 8h30 - Marine Le Pen, présidente du groupe Rassemblement National à l'Assemblée nationale

LCI - 8h30 - Stanislas Guérini, ministre de la Transformation et de la Fonction publiques, et délégué général « En Marche »

RMC/BFMTV - 8h30 - Olivia Grégoire, porte-parole du gouvernement

8h05 : Elisabeth Borne ne se soumettra pas à un vote de confianceLa Première ministre Élisabeth Borne n'engagera pas sa responsabilité lors de sa déclaration de politique générale qu'elle prononcera le 5 juillet prochain devant le Parlement.

Le décret paru ce mercredi au Journal officiel, qui convoque le Parlement en session extraordinaire, ne stipule pas l'organisation d'un vote de confiance à l'issue de la déclaration de la Première ministre. Ce décret n'annonce qu'une déclaration du Gouvernement devant la représentation nationale. 

Bonjour et bienvenue à toutes et à tous !

Ces élections législatives sous la Ve République ont connu des résultats historiques, marqués par l’explosion des scores du Rassemblement national et l’échec du parti présidentiel à obtenir une majorité absolue à l’Assemblée. 20 Minutes va donc continuer à suivre et à compiler pour vous en direct les événements de cette nouvelle journée politique. Cette semaine, Emmanuel Macron a confié une mission à Elisabeth Borne : sonder si un « accord de gouvernement » est possible. Un challenge qui s’annonce ardu alors que certains dans la majorité n’y croient pas eux-mêmes et que les oppositions ont déjà refusé de servir de « béquille ». Et alors que Yaël Braun-Pivet a été élue hier au perchoir de l’Assemblée nationale, restez connectés avec nous pour ne rien louper de cette nouvelle journée cruciale qui fleure déjà bon les moult réactions à cette élection.