Stéphane Le Foll appelle à créer une « nouvelle fédération de la gauche »

PS Il rassemblera, le 16 juillet, à Arnage (Sarthe), plusieurs figures du PS opposées à la Nupes

20 Minutes avec AFP
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Stéphane Le Foll décroche un second mandat de député.
Stéphane Le Foll décroche un second mandat de député. — Bertrand Guay
  • Le maire socialiste du Mans est opposé à l'accord entre PS, LFI, EELV et PCF.
  • «Il s’agit de commencer à travailler sur une nouvelle gauche», assure-t-il.

On le savait très critique envers la Nupes. Le maire socialiste du Mans, Stéphane le Foll, opposé à l’accord entre PS, LFI, EELV et PCF, veut « créer une nouvelle fédération de la gauche » et prend ses distances par rapport aux socialistes. Dans une interview au journal Le Maine Libre ce lundi, Stéphane le Foll indique qu’il rassemblera, le 16 juillet, à Arnage (Sarthe), plusieurs figures du PS, comme l’ex-Premier ministre Bernard Cazeneuve ou la présidente de la région Occitanie, Carole Delga, tous deux opposés comme lui à la Nouvelle union populaire écologique et sociale.

« Il s’agit de commencer à travailler sur une nouvelle gauche, dans son organisation, son programme, qui rassemble les sociodémocrates, les écologistes réformistes, des républicains qui sont attachés à l’universalisme », explique l’ancien ministre, qui appelle aussi à réfléchir sur le vote RN au sein des couches populaires et du milieu rural, et à avoir « une nouvelle approche, une nouvelle gauche ». Il a soutenu dans son département les candidats dissidents à la Nupes, qui ont tous été battus aux législatives.

Il ne se présentera pas à la tête du parti

« Ma position était ferme depuis le début. Ce n’est pas parce que le vent était favorable au travers de la Nupes que j’allais changer les idées que je défends depuis des années », a-t-il expliqué, taclant au passage Boris Vallaud, le nouveau président du groupe PS à l’Assemblée nationale. « Aujourd’hui, il est pour la retraite à 60 ans pour tout le monde, alors que les débats que nous avions à l’époque (lorsqu’il était secrétaire général adjoint à l’Élysée, sous François Hollande, ndlr), c’était la retraite à 60 ans pour les carrières longues et la recherche d’un équilibre. Il passe par pertes et profits tout ce qu’il a fait pendant des années », affirme Stéphane Le Foll.

L’ancien ministre, qui s’est beaucoup opposé à la direction actuelle du PS, précise qu’il ne sera pas candidat à la tête du parti, lors du prochain congrès du PS à l’automne. « Les motions, les débats de congrès dans le parti tel qu’il est aujourd’hui, c’est terminé, je laisse ça à d’autres. Il faut désormais s’adresser directement aux Françaises et aux Français », conclut-il.