Borne consulte à tout-va, Abad visé par une plainte pour tentative de viol

HOUSE OF CARDS Revivez les dernières infos politiques après le séisme provoqué par les élections législatives 2022

C.Poh et M.P.
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Damien Abad.
Damien Abad. — Thomas Hubert/SIPA

L’ESSENTIEL

  • Le chef de l’Etat a confirmé ce samedi sa « confiance » en la Première ministre Elisabeth Borne « dans la durée », malgré le risque de blocage post-législatives, et lui a confié une nouvelle mission : sonder si un « accord de gouvernement » est possible.
  • Au retour du président, jeudi, des sommets du G7 en Allemagne et de l’Otan en Espagne, Elisabeth Borne devra faire des propositions « pour une feuille de route » et « pour la composition d’un nouveau gouvernement d’action » qui sera mis en place « dans les premiers jours du mois de juillet », a indiqué Emmanuel Macron.
  • De son côté, Sophie Taillé-Polian, vice-présidente des députés écologistes, a déjà assuré que son groupe ne rejoindrait pas la majorité présidentielle. Quant au patron du MoDem, François Bayrou, il ne pense pas que des « accords d’appareil » ou une « coalition » soient possibles avec des oppositions.

A VOIR

A LIRE

 

19h43 : Ce live est maintenant terminé.

 

Merci à toutes et à tous d’avoir été avec nous aujourd’hui. Et rendez-vous demain pour l’accession au perchoir !

19h12 : Que dit la plaignante ?

Mi-juin, Mediapart avait publié, sous le prénom d’emprunt « Laëtitia ». le témoignage de la femme qui vient de porter plainte contre Julien Abad. En 2010, elle était alors présidente d’une fédération du mouvement de jeunesse du Nouveau centre, dont Julien Abad, député européen, était le président national.

Le soir des faits, selon son récit, Damien Abad lui a « offert un verre » au fond duquel elle a vu « quelque chose » : méfiante, elle est allée recracher sa gorgée aux toilettes. Toujours selon ses dires, Julien Abad l’attendait derrière la porte et tout est allé « très vite » : l’eurodéputé l’aurait « poussée dans une pièce en face » puis aurait tenté de la contraindre à une fellation. « J’avais peur, j’étais sidérée. Je me suis débattue, je l’ai frappé dans le ventre », raconte-t-elle. « Laëtitia » dit avoir finalement pu « se défaire » de son agresseur présumé et sortir de la pièce grâce à l’irruption d’un convive.

18h49 : Damien Abad va déposer plainte pour dénonciation calomnieuse

« Une nouvelle fois, je conteste avec la plus grande fermeté toute accusation de tentative de viol ou d’agression sexuelle », affirme Damien Abad dans une déclaration écrite transmise à la presse. « Je ne laisserai pas ces accusations mensongères et scandaleuses sans réponse. Dès ce jour, j’ai demandé à mes avocats de déposer une plainte en dénonciation calomnieuse ».

18h35 : Le ministre Damien Abad visé par une plainte pour tentative de viol

Une plainte pour tentative de viol a été déposée lundi contre le ministre des Solidarités, Damien Abad, a indiqué le parquet de Paris, confirmant une information de Mediapart.

Cette plainte est « actuellement en cours d’analyse », a précisé le parquet. Selon Mediapart, elle a été déposée par une « élue centriste », qui accuse le ministre d’avoir tenté de la violer lors d’une fête organisée chez lui, à Paris, au premier semestre 2010.

17h22 : A l'agenda de l'Assemblée

Ce mardi à 15 heures débutera officiellement la 16e législature à l'Assemblée nationale. La séance sera présidée par le doyen, soit José Gonzalez (RN) âgé de 79 ans. Aura lieu ensuite l'élection du président ou de la présidente de l'Assemblée. Pour rappel Yaël Braun-Pivet est en lice.

Les groupes auront ensuite jusqu'à 18 heures pour remettre au Secrétariat général de la Présidence leur composition ainsi que la liste des députés qui s'apparentent à eux.

17h19 : Elisabeth Borne enchaîne les RDV

Elisabeth Borne enchaîne les entretiens depuis le milieu d'après-midi. La Première ministre reçoit les chefs des groupes parlementaires de la coalition majoritaire Ensemble, soit Aurore Bergé (LREM) à 16h15, Jean-Paul Mattei (MoDem) à 17h30 et Laurent Marcangeli (Horizons) à 19 heures. 

17h07 : Un candidat RN battu dépose un recours

Valentin Manent, candidat RN battu à 11 voix près par Anthony Brosse (Renaissance) dans la 5e circonscription du Loiret, a, selon France 3, déposé un recours au Conseil constitutionnel.

17 heures : Sacha Houlié investi candidat de la majorité pour la présidence de la commission des lois

Sacha Houlié, élu Renaissance (ex LREM) de la Vienne et cofondateur des Jeune avec Macron, vient d'être élu par les députés de la coalition présidentielle pour être leur candidat à la présidence de la commission des lois de l'Assemblée nationale. Sauf surprise, il devrait donc succéder à Yaël Braun-Pivet, la présidente sortante, lors du scrutin prévu jeudi prochain.

16h49 : Raquel Garrido a changé sa photo de profil sur Twitter

 

16h47 : Halimi au Panthéon ?

Le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure a interpellé Emmanuel Macron sur Twitter, pour qu’il fasse entrer Gisèle Halimi au Panthéon.


 

16h42 : Bruno Le Maire demande un effort supplémentaire à Total

Sur le coût des carburants, « l'effort doit être équitablement réparti, entre les entreprises, l'Etat, les particuliers qui le peuvent. C'est comme ça que nous affronterons l'inflation », a fait savoir Bruno Le Maire ce matin. Le ministre de l'Economie a rencontré dans la matinée le PDG de Total. « Je souhaite que Total poursuive son effort et pourquoi pas l'augmente » sur chaque litre de carburant, a avancé Bruno le Maire.

16h38 : Le gouvernement veut renforcer la prime transport

Le projet de loi sur le pouvoir d'achat prévoit un renforcement de la prime de transport versée par les entreprises à leurs salariés pour couvrir une partie du coût de leurs déplacements domicile-travail, selon le texte consulté par l'AFP.

Le plafond d'exonération fiscale et sociale de la prise en charge par l'employeur des frais de carburant de ses salariés sera ainsi doublé, de 200 à 400 euros pour les années 2022 et 2023 selon ce document. Et les salariés pourront aussi cumuler cette prime avec la prise en charge par l'employeur de 50% du prix des abonnement aux transports en commun.

16h37 : La CGT veut bloquer les stocks de gaz

La CGT a annoncé ce matin un « blocage des terminaux méthaniers et stockages souterrains de gaz » cette semaine, au moment où la France tente d'établir des réserves maximales face à la pénurie de gaz russe. Le syndicat réclame une augmentation de salaires et la revalorisation des pensions pour les salariés des industries électriques et gazières (IEG). Elle porte aussi un programme plus large de renationalisation du secteur. Pour peser, elle est prête à empêcher les entreprises extérieures d'accéder aux sites, par conséquence « les travaux seront interrompus et cela pèsera fortement sur les capacités des terminaux méthaniers et stockages souterrains à émettre du gaz sur le réseau pendant l'hiver prochain », avertit la FNME-CGT dans un communiqué.

16h35 : « L'Assemblée nationale n'est plus le paillasson d'Emmanuel Macron »Interrogée sur France 2, Mathilde Panot estime qu'« Emmanuel Macron a une tendance à tordre les institutions de notre République ». « Mais les résultats des législatives montrent qu'Emmanuel Macron n'est plus le seul à décider. L'Assemblée nationale n'est plus sa chambre d'enregistrement, ni son paillasson. Il va donc devoir faire avec une Assemblée qui est forte », a ajouté la présidente du groupe La France insoumise (LFI) à l'Assemblée nationale.
16h14 : Une pétition visant les antichasse dépasse les 100.000 signatures

Une pétition lancée par le président de la Fédération nationale des chasseurs Willy Schraen sur la plateforme du Sénat et visant les activistes antichasse a atteint le seuil des 100.000 signatures en moins de six mois, condition pour que la Conférence des présidents puisse décider d'y donner suite.

Enregistrée le 15 février, la pétition réclame dans ce texte «une enquête parlementaire» pour faire la lumière sur le fonctionnement des associations «agissant ouvertement contre des activités légales» et «la fin de la réduction fiscale pour les dons» aux associations «conduisant des actions d'entrave, de violence, d'intrusion et de dégradation au nom de la cause animale».

16 heures : 2e sélection des « petites phrases » du Prix de l’humour politique

Le jury du prix « Press club, humour et politique » 2022 a sélectionné une deuxième série de six « petites phrases » prononcées par des femmes et hommes politiques pour récompenser l’auteur de la saillie la plus drôle de l’année.

Le jury, présidé par Olivier de Lagarde (France Info), a retenu :

Rachida Dati, ancienne ministre, maire du 7e arrondissement de Paris, s’adressant à Anne Hidalgo : « Votre présence au Conseil de Paris est aussi anecdotique que votre score à la présidentielle ».

Richard Ferrand, ancien président de l’Assemblée nationale : « Elisabeth Borne est formidable mais personne ne le sait ».

Jean Lassalle, ancien candidat à la présidentielle : « Je suis candidat car sinon je n’aurais pas su pour qui voter ».

Edouard Philippe, ancien Premier ministre, maire du Havre à propos de Jean-Luc Mélenchon : « Il faut une certaine audace pour que quelqu’un qui a été battu à une élection où il était candidat puisse penser qu’il sera élu à une élection où il n’est pas candidat ! »

Sandrine Rousseau, députée de Paris : « Je voudrais qu’il y ait une possibilité de délit de non-partage des tâches domestiques »

André Santini, ancien ministre, maire d’Issy-les-Moulineaux : « Mon parti soutient Valérie Pécresse parce qu’elle s’est engagée à prolonger la ligne 12 du métro jusqu’au pont de Meudon »

Une première sélection de huit « petites phases » a eu lieu en mars. Une dernière sélection aura lieu en octobre.

Le prix « Press club, humour et politique » récompense l’auteur de la phrase la plus hilarante de l’année, qu’il s’agisse indistinctement d’humour volontaire ou involontaire.

Il avait été remporté en 2021 par la ministre Marlène Schiappa qui, en défendant son projet de loi visant à lutter contre la polygamie, avait jugé bon de préciser : « On ne va pas s’interdire les plans à trois ».

 

15 heures : Kikou les Kévin

Deux de ces nouveaux parlementaires se prénomment Kévin. L’Obs a consulté la liste de tous les députés depuis 1958 et, sauf erreur de la part de nos collègues, c’est une première dans l’Histoire de la République. L’Obs analyse, dit-il, « ce fait social lourd » moins « inquiétant que l’entrée dans l’Hémicycle de 89 députés du Rassemblement national ». La lecture de cette « info pause » dans une actu loin d’être rigolote, c’est par  ici.

14h30 : Dupont-Aignan, cavalier seul

Si vous aviez loupé cette info, on est là. Le président de Debout la France (DLF) Nicolas Dupont-Aignan, réélu député dans la 8e circonscription de l’Essonne, ne rejoindra aucun groupe et siégera parmi les non-inscrits, a annoncé samedi son mouvement.


 

14h19 : Robert Ménard, futur ministre ?

Robert Ménard, futur ministre du « gouvernement d’action » souhaité par Emmanuel Macron ? C’est une possibilité que n’a pas écartée sur LCI, ce dimanche, le maire de Béziers, qui a soutenu Marine Le Pen à la présidentielle. « Je ne suis pas au Rassemblement national, mais exclure le Rassemblement national des solutions qu’on doit apporter à la France, ce n’est pas sérieux », a estimé Robert Ménard, en réponse au chef de l’Etat qui a écarté, samedi, le parti d’extrême droite du champ des partis de gouvernement. La suite c’est chez nos collègues de LCI :


 

14h17 : Les excuses de Ruffin

 

13h50 : « Nous avons la responsabilité d’agir », déclare Emmanuel Macron au G7

« Le monde nous regarde et les enjeux sont immenses. Conséquences de la guerre en Ukraine sur les prix de l’énergie et l’alimentation mondiale, enjeux d’une sécurité collective forte, défis climatique et économique : nous avons la responsabilité d’agir », a déclaré le président Français à l’issue du G7, sur Telegram.

 

 

« Le peuple ukrainien se bat pour la paix. Nous sommes à ses côtés par solidarité et car l’agression de l’Ukraine par la Russie menace la stabilité de l’Europe et du monde, et a des impacts sur nos populations. Aujourd’hui le G7 se tient avec le président Zelensky », a-t-il ajouté.

13 heures : « Impossible » de négocier une coalition en deux jours

La députée Nupes-PS Valérie Rabault a estimé lundi qu’il était « impossible » de négocier une coalition en deux jours, comme le demande selon elle Emmanuel Macron, et a assuré que son parti ne participerait pas au gouvernement mais regarderait les textes « de manière pragmatique ».


« Emmanuel Macron nous tend la main en l’espace de deux jours. Enfin, honnêtement, ça n’a aucun sens », a déploré sur France Info l’ancienne présidente du groupe socialiste. « Si je prends un exemple avec la coalition allemande, parce que c’est peut-être ce qu’il a en tête, lorsque cette coalition a émergé il y a eu deux mois de négociations. Là, le président de la République propose deux jours de négociations. Vous comprenez bien qu’il est impossible de balayer l’ensemble des sujets », a-t-elle regretté.

12h33 : Les APL revalorisés et la hausse des loyers limitée

L’inflation galopante fragilise les ménages les plus en difficulté. Sur fond de contexte géopolitique troublé en raison du conflit en Ukraine, elle devrait atteindre en moyenne 5,5 % en 2022. Invité de BFMTV, le ministre de l’Economie a annoncé des mesures liées au logement afin de limiter les dégâts de cette hausse des prix.

« Les loyers seront gelés. On ne pourra pas dépasser les +3,5 %, alors que si on regarde les niveaux d’inflation, on pourrait avoir du +4, du +5, du +6 % », a déclaré Bruno Le Maire, dévoilant les contours du « boucler loyers » concocté par le gouvernement. La suite, c'est par ici :

 

12 heures : Le Foll appelle à créer une « nouvelle fédération de la gauche »

On le savait très critique envers la Nupes. Le maire socialiste du Mans, Stéphane le Foll, opposé à l’accord entre PS, LFI, EELV et PCF, veut « créer une nouvelle fédération de la gauche » et prend ses distances par rapport aux socialistes. Dans une interview au journal Le Maine Libre ce lundi, Stéphane le Foll indique qu’il rassemblera, le 16 juillet, à Arnage (Sarthe), plusieurs figures du PS, comme l’ex-Premier ministre Bernard Cazeneuve ou la présidente de la région Occitanie, Carole Delga, tous deux opposés comme lui à la Nouvelle union populaire écologique et sociale.

 

11h39 : Comment permettre à chacun de mieux s’informer ?

Acquérir les bons réflexes pour vérifier l’information. Alors que 83 % des citoyens estiment avoir déjà été exposés à des informations déformant la réalité ou fausses*, la lutte contre la désinformation est aujourd’hui un enjeu essentiel. Engagé depuis 2017 via sa rubrique Fake off, 20 Minutes poursuit sa lutte contre la désinformation en s’associant à la consultation citoyenne #MieuxSinformer, lancée ce lundi 27 juin. Pour tout comprendre, c'est ci-dessous : 

 

11h33 : Fausses accusations du Point ? « Un double enfumage », selon son directeur

Les fausses informations sur le couple de députés Garrido-Corbière diffusées par le Point ont été « inventées » par des intervenants encore inconnus, puis répercutées par un journaliste qui a « fondu un plomb », a déclaré lundi le directeur de l’hebdomadaire, Etienne Gernelle. « Il y a un double enfumage » dans cette affaire comparable à « un accident industriel », a affirmé Etienne Gernelle sur la radio Europe 1.

Au départ, il y a « des gens qui ont essayé de monter une affaire qui n’existait pas », a encore souligné le patron de presse dans ses premières explications détaillées sur cette erreur qui a placé son magazine dans la tourmente.

 

11h17 : Marine Le Pen et l'IVG

« La présidente du groupe Rassemblement national à l’Assemblée nationale envisage de soutenir l’inscription du droit à l’avortement dans la Constitution, malgré ses positions passées et une délégation de députés comprenant des militants contre l’IVG », explique Le Monde ce matin. Petit rappel utile sur les positions du RN et de Marine Le Pen sur le droit à l’avortement...


 

11h15 : Faut-il inscrire en France le droit à l’avortement dans la Constitution ?

Faut-il aller plus loin pour protéger le droit à l’avortement en France ? Alors que la Cour suprême des États-Unis a autorisé les États américains à interdire cette pratique médicale, le groupe Renaissance (ex-LREM) a annoncé samedi le dépôt d’une proposition de loi visant à inscrire le droit à l’IVG dans le marbre de la Constitution française. « Malheureusement, rien n’est impossible et les droits des femmes sont toujours des droits qui sont fragiles et qui sont régulièrement remis en cause », a expliqué la cheffe de file des députés LREM, Aurore Bergé, qui estime donc nécessaire de prendre dans l’hexagone « des dispositions pour qu’on ne puisse pas avoir demain des revirements qui pourraient exister ». La suite c'est ci-dessous avec Thibaut Chevillard : 


 

11h02 : Voir le PCF au gouvernement n’est « pas du tout à l’ordre du jour »

« Ce n’est pas du tout à l’ordre du jour que nous participions à un tel gouvernement », a assuré lundi le patron du PCF Fabien Roussel, clarifiant sa position alors que les critiques se multiplient à gauche sur sa stratégie de démarquage vis-à-vis de la Nupes.


« J’ai clairement dit au président de la République et je ne cesse de le répéter depuis deux jours que quand des communistes rentrent dans un gouvernement, c’est pour défendre les intérêts du monde du travail, des salariés, des travailleurs, l’industrie, nos services publics », a expliqué sur Cnews le député du Nord.

11 heures : Julien Bayou réagit à la tribune sur le prix de l'énergie

 

10h45 : Des militants climat bloquent l’entrée du FMI à Paris

Des militants climat, les mains collés aux portes, bloquaient lundi matin l’entrée du bâtiment du Fonds monétaire international (FMI) à Paris pour « réclamer l’annulation de la dette des pays du Sud », a constaté un journaliste de l’AFP.


« G7 responsable, FMI coupable, annulons la dette pour une planète vivable », disait une banderole déployée devant.

10h35 : Les députés LR seront « exigeants » sur le financement du texte sur le pouvoir d’achat

Les Républicains vont « tout faire pour converger avec le gouvernement » lors de l’examen à l’Assemblée nationale du texte sur le pouvoir d’achat, mais seront « exigeants » sur la question du financement, a mis en garde lundi le patron des députés LR Olivier Marleix.

Selon un document consulté par l’AFP confirmant une information du journal Les Echos, le gouvernement va proposer dans son futur projet de loi sur le pouvoir d’achat la hausse, rétroactive au 1er juillet, de 4 % d’une kyrielle de prestations sociales pour lutter contre l’inflation. Une mesure qui coûterait « un peu moins de 7 milliards (d’euros) fin 2022, et 8 milliards d’ici à avril 2023 », selon Les Echos.

 

10h02 : « Un vrai élan » assez irrépressible en faveur des femmes

Une observatrice des scrutins présidentiel et législatif constate au sein de la majorité « un vrai élan » assez irrépressible en faveur des femmes, dans un Palais Bourbon qui a accueilli en 2016 pour la première fois un buste d’Olympe de Gouges, féministe guillotinée sous la Terreur. Laurence Rossignol, ancienne ministre socialiste des Droits des femmes, reprend Simone de Beauvoir : « il suffira donc d’une crise… pour qu’on laisse les femmes monter au feu ». Pour la députée sortante de la majorité Valérie Petit également, il s’agit du « Glass Cliff Effect » ou effet « falaise de verre », soit « la surreprésentation des femmes dans les postes de pouvoir en période de crise aigüe ». 


La féminisation de l’Assemblée, avec un record de quelque 39 % de députés femmes en 2017, a cependant eu « beaucoup d’effets », relevait Yaël Braun-Pivet auprès de l’AFP il y a quelques semaines : « De facto, certains comportements sexistes ont disparu et les femmes prennent davantage la parole ». Or la proportion de députées a légèrement reflué avec les dernières élections législatives, passant à 37 %.

A noter que deux autres femmes président des groupes d’opposition, Mathilde Panot (LFI) et Marine Le Pen (RN). Cyrielle Chatelain codirige le groupe écologiste. La majorité espère atteindre cette semaine la parité à d’autres postes clés au Palais Bourbon.

 

10 heures : Trois femmes puissantes

Fraîchement choisies par la majorité pour les plus hautes fonctions à l’Assemblée, Aurore Bergé et Yaël Braun-Pivet forment, avec Elisabeth Borne à Matignon, un trio de femmes au pouvoir, un tel alignement constituant une première, encore à l’épreuve.

Bien que fragilisée après les législatives, Elisabeth Borne, deuxième femme à la tête d’un gouvernement après Edith Cresson il y a trente ans, a été « confirmée » samedi par Emmanuel Macron « dans la durée ». Aurore Bergé, elle, a été élue mercredi dernier à 35 ans présidente des députés Renaissance (ex-LREM). C’est la première fois sous la Ve République qu’une femme devient patronne du groupe majoritaire à l’Assemblée.

Autre première : la présidence de l’institution doit revenir mardi à une femme également, Yaël Braun-Pivet, via un vote de l’ensemble des députés. Elle succèdera à Richard Ferrand, un proche d’Emmanuel Macron défait dans les urnes.

9h53 : Cazeneuve père et fils à l’Assemblée

Mardi pour la première séance dans l’hémicycle, ils seront assis côte à côte : Pierre Cazeneuve, élu LREM dans les Hauts-de-Seine, a rejoint à l’Assemblée son père Jean-René, député du Gers.

Pierre Cazeneuve (Ensemble!), élu LREM dans les Hauts-de-Seine.
Pierre Cazeneuve (Ensemble!), élu LREM dans les Hauts-de-Seine. - JULIEN DE ROSA / AFP

Leur famille est au coeur du macronisme. Car il y a aussi la fille Marguerite Cazeneuve, spécialiste des retraites et ancienne conseillère à Matignon et à l’Elysée, et son compagnon Aurélien Rousseau, directeur de cabinet de la Première ministre Elisabeth Borne.

« Je suis plutôt très fier. Mais ça alimente une forme de suspicion. C’est paradoxalement aujourd’hui une sorte de handicap », avec des « tracts » critiques « balancés sans vergogne par mes adversaires » pendant la campagne, souligne à l’AFP Jean-René Cazeneuve, 64 ans.

9h35 : Une femme à la tête d'un Parlement, une première
Yaël Braun-Pivet, la présidente de la Commission d'enquête de l'Assemblée nationale, le 26 juillet 2018.
Yaël Braun-Pivet, la présidente de la Commission d'enquête de l'Assemblée nationale, le 26 juillet 2018. - BERTRAND GUAY / AFP

L'accession prévue mardi d'une femme, Yaël Braun-Pivet, à la présidence de l'Assemblée nationale, sera une première en France, contrairement à nombre de pays où cette fonction s'est féminisée plus tôt. Parmi les derniers pays ayant porté pour la première fois une femme à la présidence de leur Parlement ou d'une de ses Chambres, figurent l'Andorre, le Bélarus, l'Indonésie, la Kazakhstan, le Malawi, la République démocratique du Congo et le Togo en 2019, l'Azerbaïdjan et Kiribati en 2020. La Française Simone Veil est devenue en 1979 la première femme élue à la présidence du Parlement européen basé à Strasbourg.

Globalement, au 1er janvier 2022, les femmes représentaient environ 22% des présidents de parlement, contre 20,9% il y a un an, selon les données compilées par l'Union interparlementaire (UIP), l'organisation mondiale des parlements des Etats souverains, basée à Genève.

9h26 : Copé (LR) assure qu’il ne veut pas entrer au gouvernement

L’ex-ministre Jean-François Copé (LR) a assuré lundi qu’il n’avait aucune intention d’entrer au gouvernement, tout en plaidant de nouveau pour que la droite participe à un « pacte de gouvernement ».

« Aujourd’hui la droite de gouvernement ne peut pas simplement dire "je vais continuer d’être absente d’un gouvernement" alors que le pays est bloqué (…) Un certain nombre de mes amis ont toutes les qualités pour faire, et faire dans le bon sens », a-t-il estimé sur France Inter.


 

9h24 : Fabien Roussel fait planer le doute

« Nous soutiendrons tout ce qui va dans le sens de la défense du pouvoir d’achat des Français » mais, a prévenu le patron des communistes sur LCI, « nous ne pourrons pas participer à un gouvernement qui prévoit d’allonger l’âge de départ à la retraite ».

9h16 : « Pas d’arrangement possible » pour LFI

Le numéro 2 de LFI Adrien Quatennens a confirmé dimanche qu’il n’y avait « pas d’arrangement possible » avec un gouvernement d’Emmanuel Macron. Et « pas de risque » à ses yeux d’un éclatement de l’alliance de gauche Nupes sur la question.

9h10 : LREM « confiant mais pas optimiste »

Le député LREM Gilles Le Gendre constate que « manifestement les forces politiques de gouvernement ne sont pas prêtes à la grande coalition telle que nous pourrions la rêver sur un modèle à l’allemande ». Cependant, « il y a des personnalités qui ont exprimé le désir de travailler » avec la majorité.

9h : Sonder si un « accord de gouvernement » est possible

Le chef de l’Etat a confirmé samedi sa « confiance » en la Première ministre « dans la durée », malgré le risque de blocage post-législatives et lui a confié une nouvelle mission : sonder si un « accord de gouvernement » est possible.

Au retour du président français jeudi des sommets du G7 en Allemagne et de l’Otan en Espagne, Elisabeth Borne devra faire des propositions « pour une feuille de route » et « pour la composition d’un nouveau gouvernement d’action » qui sera mis en place « dans les premiers jours du mois de juillet », a indiqué Emmanuel Macron.

La semaine d’Elisabeth s’annonce donc ardue, certains dans la majorité n’y croyant pas et les oppositions ayant déjà refusé de servir de « béquille ».

Bonjour et bienvenue à toutes et à tous !

Ces élections législatives sous la Ve République ont connu des résultats historiques, marqués par l’explosion des scores du Rassemblement national et l’échec du parti présidentiel à obtenir une majorité absolue à l’Assemblée. 20 Minutes va donc continuer à suivre et à compiler pour vous en direct les événements de cette nouvelle journée politique. Cette semaine, Emmanuel Macron a confié une mission à Elisabeth Borne : sonder si un « accord de gouvernement » est possible. Un challenge qui s’annonce ardu alors que certains dans la majorité n’y croient pas eux-mêmes et que les oppositions ont déjà refusé de servir de « béquille ».