Rejoindre le gouvernement d'Elisabeth Borne « n’aurait aucun sens », affirme Adrien Quatennens le numéro 2 de La France insoumise

LIGNE DURE Une déclaration qui intervient aux lendemains d'échanges avec Elisabeth Borne, chargée de former un « gouvernement d’action » début juillet

20 Minutes avec AFP
— 
Emmanuel Macron a reçu des figures des oppositions à l'Elysée le 22 juin 2022, ici Adrien Quatennens (LFI).
Emmanuel Macron a reçu des figures des oppositions à l'Elysée le 22 juin 2022, ici Adrien Quatennens (LFI). — Gonzalo Fuentes/AP/SIPA

Le numéro 2 de La France insoumise Adrien Quatennens a affirmé dimanche qu’il n’y avait « pas d’arrangement possible » avec un gouvernement d’Emmanuel Macron, assurant qu’il n’y avait « pas de risque » d’un éclatement de la coalition de gauche sur la question.

Le chef de l’État a chargé ​samedi sa Première ministre de sonder les groupes parlementaires afin de former un « gouvernement d’action » début juillet, quelquess emaines après un second tour des élections législatives où le parti du président à échouer à s’assurer une majorité.

Rejoindre le gouvernement « n’aurait aucun sens »

A France Inter, Franceinfo et Le Monde, le député du Nord a répondu que participer à un gouvernement de coalition « n’aurait aucun sens » et serait « illisible », car « on n’a pas entendu (Emmanuel Macron) bouger ni reculer d’un iota sur la réforme des retraites, ni sur la volonté d’imposer 15 à 20 heures de travail en contrepartie du RSA » notamment.

Rejoindre le gouvernement « n’aurait aucun sens et participerait des combines que nous ne voulons pas », a-t-il insisté : « nous lui avons dit, il n’y a pas d’arrangement possible ».

« Nous avons un mandat et il est clair, celui d’être dans l’opposition », a ajouté Adrien Quatennens.

Le chef de l’État a évoqué des discussions « des communistes aux LR », écartant d’emblée le RN et LFI qui pour lui ne sont pas des « partis de gouvernement ».

Mais l’élu insoumis estime qu’il n’y a « pas de risque » d’un éclatement de la Nouvelle union populaire économique et sociale (Nupes). « Je ne crois pas, je ne vois pas comment un seul communiste » pourrait être tenté, a-t-il notamment souligné, remarquant que le numéro un du PCF Fabien Roussel, qui avait eu l’air un temps séduit, « a rétropédalé ».

« Je crois que la première personne qui au sein de la Nupes mettrait un seul doigt dans la proposition d’Emmanuel Macron, cela serait une purge absolue », a-t-il insisté.

« Nous avons installé un intergroupe parlementaire, nous voulons fonctionner ensemble, nous allons fonctionner comme un groupe », a-t-il assuré, rappelant que la Nupes allait déposer « la semaine prochaine une grande loi d’urgence sociale dans laquelle il y aura l’augmentation du Smic, le dégel du point d’indice, la revalorisation des fonctionnaires de 10 %, et aucune pension sous le Smic pour une carrière complète ».