Législatives 2022 : Emmanuel Macron veut établir « soit une coalition », soit des « accords » pour gouverner

IMPASSE Le chef de l'Etat a pris l'exemple d'autres pays européens comme l'Italie et l'Allemagne qui arrivent à créer des accords entre partis sur les textes

Xavier Regnier
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Emmanuel Macron veut avancer avec les oppositions.
Emmanuel Macron veut avancer avec les oppositions. — Olivier Matthys/AP/SIPA

Sortir de l’impasse. Pour répondre à cette nécessité politique, Emmanuel Macron s’est dit déterminé à bâtir « soit une coalition », soit des « accords » sur les textes de loi, comme en Allemagne ou en Italie, relevant qu’il s’agissait d’une situation « affreusement banale au niveau européen ». « C’est ce que nous ferons avec l’ensemble des partis de gouvernement », affirme-t-il.

Alors que sa coalition libérale ne compte que 245 sièges, le président se retrouve dans une situation rare en France, en particulier depuis l’inversion du calendrier électoral en 2002, plaçant les élections législatives juste après la présidentielle. Mais Emmanuel Macron a tenu à relativiser l’incertitude politique qui règne. « La France est dans une situation parlementaire qu’elle a connue d’ailleurs en 1988 (…) mais (qui) est surtout affreusement banale au niveau européen », a-t-il lancé, en notant que sur 27 Etats-membres de l’UE, une « vingtaine » comptent des gouvernements de coalition, « certains avec cinq, six, sept partenaires », et d’autres des « gouvernements minoritaires ».

Le gouvernement d’union nationale écarté par les oppositions

Nombre de pays européens, où le système parlementaire est prédominant, sont en effet habitués à avoir des dirigeants ne disposant que d’une majorité relative au Parlement, comme l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne ou encore la Suède. En Allemagne, par exemple, le gouvernement actuel du chancelier Olaf Scholz est un attelage des partis social-démocrate, libéral et écologiste.

En France, l’idée d’un gouvernement d’union nationale ou d’une coalition de gouvernement a été écartée par l’opposition de droite comme de gauche, laissant présager de fortes tensions au moment de la nouvelle législature, qui démarre mardi prochain. Parmi les priorités figure l’adoption dès cet été de mesures d’urgence face à la flambée de l’inflation.