Législatives 2022 : Yannick Jadot n'exclut pas que les écologistes participent à un gouvernement de coalition

COALITION « Je ne ferme la porte à rien, car le président n’a parlé de rien », a déclaré le patron d'EELV

20 Minutes avec AFP
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Le candidat d'EELV Yannick Jadot souhaite une coalition large, mais estime que derrière Mélenchon, «ça ne marchera pas».
Le candidat d'EELV Yannick Jadot souhaite une coalition large, mais estime que derrière Mélenchon, «ça ne marchera pas». — AFP

L’ex-candidat écologiste à la présidentielle Yannick Jadot a souligné vendredi que les Verts étaient « toujours prêts à des compromis » et n’a pas exclu qu’ils participent, sous conditions, à un éventuel gouvernement de « coalition » pour sortir de la crise politique.

« Nous sommes toujours prêts à des compromis (…) quand un texte est positif, quand ça va dans le bon sens », a-t-il assuré sur France Inter.

Des appels du pied

Pourraient-ils ainsi participer à un gouvernement de coalition, piste évoquée par Emmanuel Macron pour sortir de la crise ? « Je ne ferme la porte à rien, car le président n’a parlé de rien », a-t-il botté en touche, regrettant que le chef de l’Etat fasse des « appels du pied clairement à droite » et non à destination de la gauche et des écologistes.

Toutefois, a-t-il ajouté, « s’il proposait » des mesures de lutte contre le dérèglement climatique, pour l’agriculture, le pouvoir d’achat, la démocratie, « évidemment il faudrait y réfléchir ». « Mais aujourd’hui, ce n’est pas la position du président de la République », a-t-il relevé.

Des écolos au gouvernement ?

Quant à voir des écologistes entrer au gouvernement, le député européen a considéré que « ce n’est pas le sujet aujourd’hui ».

« Le sujet aujourd’hui, c’est : qu’est-ce que le président de la République propose aux Français et aux formations politiques représentées à l’Assemblée nationale ? » car pour l’instant « il organise le blocage de nos institutions », a insisté Jadot.

« Est-ce qu’Emmanuel Macron sera l’artisan d’une démocratie refondée, enfin délibérative, où on passe des compromis (…), ou est-ce qu’il restera ce président arc-bouté sur son pouvoir, tentant en permanence les débauchages et la soumission d’autres groupes politiques », a-t-il résumé, jugeant que Macron « ne doit pas poser des ultimatums » mais « porter des choix de société, un changement de méthode » pour que « les groupes se positionnent par rapport à ça ».

L’heure des compromis

Emmanuel Macron a demandé mercredi aux partis d’opposition de « dire en toute transparence jusqu’où ils sont prêts à aller » pour « bâtir des compromis » : « Entrer dans une coalition de gouvernement et d’action [ou] s’engager à voter simplement certains textes, notre budget. »

Les partis ont commencé à répondre jeudi, en renvoyant la balle dans le camp présidentiel, refusant l’idée d’un gouvernement de coalition et souhaitant redonner au Parlement tout son rôle dans l’examen de textes « au cas par cas ».