Législatives : Comment François Mitterrand a dû composer avec une majorité relative en 1988

DANS LE RÉTRO Ce samedi, Brut, partenaire de « 20 Minutes », se souvient d’un célèbre précédent politique

20 Minutes avec Brut
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François Mitterrand lors d'un meeting à Lyon lors de la campagne présidentielle de 1988. (archives)
François Mitterrand lors d'un meeting à Lyon lors de la campagne présidentielle de 1988. (archives) — GERARD MALIE / AFP

En obtenant 245 députés à l’Assemblée nationale, les macronistes d’Ensemble ! ont perdu leur majorité absolue (fixée à 289 sièges sur 577) et devront donc « se contenter » d’une majorité relative. La dernière fois qu’un tel scénario s’est produit, c’était en 1988, sous le second septennat de François Mitterrand. Et le président d’alors avait tenu un discours dont se rapproche l’allocution télévisée d’Emmanuel Macron, le 22 juin 2022.

Déjà, l’exemple des gouvernements voisins

« Certes, il eût été préférable d’atteindre la majorité absolue des députés. Il s’en est fallu de 13 sièges sur 575 à l’heure où je m’exprime », avait avancé François Mitterrand ; Avant de préciser que les projets de son gouvernement seraient « présentés devant le Parlement chaque fois qu’ils devront faire l’objet d’une loi. Nous verrons bien à ce moment qui est et qui n’est pas disposé à prendre la main tendue. ».

Comme Emmanuel Macron 34 ans plus tard, le chef de l’État avait aussi comparé la situation française à celle d’états voisins : « La situation parlementaire chez nous est désormais comparable à celle de la plupart des démocraties européennes où le même type de problème se pose. Je pense entre autres à l’Allemagne fédérale, à la Suède ou à la Hollande. Dira-t-on que ces pays marchent mal, alors qu’on les cite en exemple pour leurs multiples réussites ? ».

Découvrez la quasi-intégralité de son allocution dans cette vidéo de notre partenaire Brut.