Législatives 2022 : Roussel affirme que Macron « envisage » la constitution d’un « gouvernement d’union nationale »

CONSULTATIONS Emmanuel Macron reçoit depuis mardi à l’Elysée les forces politiques ayant vocation à constituer un groupe à l’Assemblée à la suite des élections législatives

20 Minutes avec AFP
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Le communiste Fabien Roussel, à l’Elysée le 21 juin 2022.
Le communiste Fabien Roussel, à l’Elysée le 21 juin 2022. — JEANNE ACCORSINI/SIPA

De quelles couleurs politiques vont être les prochains ministres ? La question est posée alors qu’Emmanuel Macron effectue entre mardi et mercredi un vaste tour de table des forces politiques. Reçu mardi soir à l’Elysée, le député PCF Fabien Roussel a ainsi ensuite affirmé sur LCI que le chef de l’Etat « envisage » la constitution d’un « gouvernement d’union nationale », afin de trouver « les voies pour sortir de la situation politique » à l’Assemblée, où il a échoué à obtenir une majorité absolue.

Emmanuel Macron, « m’a demandé si nous étions prêts à travailler dans un gouvernement d’union nationale » et si une telle initiative « était la solution pour sortir le pays de la crise », a ajouté le candidat communiste à la dernière présidentielle. « Il envisage ou la constitution d’un gouvernement d’union nationale, s’il y avait les partis pour y participer », ou « d’aller chercher les soutiens au cas par cas », selon les « sujets », a-t-il précisé.

« La démocratie parlementaire va vivre, c’est un bon signal »

Fabien Roussel a également indiqué que le chef de l’Etat avait sollicité son opinion sur « le gouvernement, la Première ministre » Elisabeth Borne. « J’ai répondu que le sujet n’était pas la personne » car « ce sont les mesures qui sont importantes ».

Emmanuel Macron « va devoir composer avec l’ensemble des forces politiques ». « Enfin la démocratie parlementaire va vivre, c’est un bon signal », s’est-il réjoui, appelant à « avoir beaucoup d’humilité et de responsabilité dans la période ».

Auparavant, les alliés d’Emmanuel Macron avaient appelé de leurs vœux une « grande coalition » comme Edouard Philippe (Horizons), ou de s’approcher au plus près d’une « union nationale », comme François Bayrou (Modem).