Législatives 2022 : LR ne sera pas la « roue de secours » de la majorité, annonce Christian Jacob, qui va quitter la présidence du parti en juillet

OPPOSITION Christian Jacob, qui va quitter la tête des Républicains en juillet, compte garder son parti à l’initiative dans un rôle d'« opposition responsable » et fera « une série de propositions » d’ici l’automne

20 Minutes avec AFP
— 
Christian Jacob, Président des Républicains donne une conférence de presse pour annoncer le résultat du congrès le 25 septembre.
Christian Jacob, Président des Républicains donne une conférence de presse pour annoncer le résultat du congrès le 25 septembre. — Jacques Witt/SIPA

Les Républicains feront d’ici l’automne « une série de propositions » sur divers sujets allant de l’éducation à l’immigration, a affirmé ce lundi Christian Jacob, le président de LR. Ce dernier compte garder son parti à l’initiative dans un rôle d'« opposition responsable ». « Nous sommes dans l’opposition au gouvernement à Emmanuel Macron et nous restons sur cette ligne », a-t-il encore assuré ce lundi. Et ce mardi le président des Républicains a rejeté, juste avant sa rencontre avec Emmanuel Macron, toute idée de pacte de gouvernement, assurant que LR ne serait pas la « roue de secours » de la majorité.

« Nous sommes dans l’opposition et nous y restons. On n’a pas vocation de béquille ou de roue de secours. La réponse ne sera pas dans les combines et les magouilles », a affirmé sur France Inter Christian Jacob, qui était le premier chef de parti reçu par le chef de l’Etat à 10 heures. Le président des Républicains, qui a déjà annoncé son intention de quitter son poste après les législatives, a précisé ce mardi qu’il quitterait « début juillet » la tête du parti. Les élections pour le remplacer devraient avoir lieu « fin octobre, début novembre », a-t-il ajouté.


Pas de coalition

Christian Jacob a également eu, ce matin, des mots très durs envers Emmanuel Macron, « président dans la tactique, qui a instrumentalisé les extrêmes (…) sur le thème « c’est moi ou le chaos » », qui « a été dans une arrogance et une suffisance permanentes », et n’a eu « qu’une idée, de nous détruire ». « Et maintenant il appelle au secours ? Il fallait qu’il y pense avant, peut-être », a-t-il ajouté.

Dans ce cadre, il n’est « pas question de pacte, de coalition ou d’accord de quelque nature », a ajouté Christian Jacob, alors que LR pourrait théoriquement représenter l’appoint nécessaire à Emmanuel Macron pour faire voter ses réformes. En revanche, LR sera « force de proposition sur chacun des textes proposés », a-t-il ajouté. « Nous présenterons soit avant la fin de l’été soit à l’automne une série de propositions sur les différents sujets qui préoccupent les Français », a-t-il assuré.

Des oppositions dans l’opposition

Une ligne d’opposition « quasi unanime », a-t-il ajouté, alors que le maire de Meaux Jean-François Copé a fait des vagues en parlant de pacte de gouvernement dimanche soir. Quant à l’idée de nouveaux départs pour la macronie, Christian Jacob a estimé qu'« en matière de débauchage, ce qui devait être fait a été fait, je n’ai pas beaucoup d’inquiétude ».

Interrogé sur un éventuel vote de confiance au gouvernement, il a lundi assuré qu'« aucun député LR ne votera la confiance. Mais je pense qu’elle ne sera pas demandée ».