Législatives 2022 : La ministre de la Santé Brigitte Bourguignon va quitter son poste

CIAO Plusieurs noms circulent déjà pour la remplacer

20 Minutes avec AFP
La ministre de la Santé et de la Prévention, Brigitte Bourguignon, va quitter son poste au gouvernement après sa défaite aux législatives.
La ministre de la Santé et de la Prévention, Brigitte Bourguignon, va quitter son poste au gouvernement après sa défaite aux législatives. — ERIC DESSONS/JDD/SIPA

La déclaration était attendue. La ministre de la Santé et de la Prévention va démissionner de ses fonctions. Brigitte Bourguignon, a perdu dans la 6e circonscription du Pas-de-Calais ce dimanche lors des législatives face à une candidate d’extrême droite. Or, l’exécutif avait prévenu : un ministre battu aux législatives ne pourra pas rester en poste.

Après seulement un mois, Brigitte Bourguignon va donc faire ses valises. « Compte tenu de ce résultat, je quitterai le Gouvernement et mes fonctions de ministre de la Santé et de la Prévention », annonce-t-elle sur Twitter, alors qu’elle a été devancée de 56 voix par sa concurrente du RN Christine Engrand. Elle a adressé aussi une pensée aux Français dont elle connaît « l’immense attente en matière de santé et d’accès aux soins ». Pour la ministre rapidement écartée, « la santé doit demeurer une priorité ».


Qui pour reprendre le flambeau ?

Plusieurs noms circulent déjà pour la remplacer, comme ceux du député Philippe Juvin, du président de région Jean Rottner ou du maire de Reims Arnaud Robinet, qui présentent tous le double avantage d’être médecins et membre des Républicains, dont le groupe parlementaire sera crucial pour obtenir une majorité à l’Assemblée nationale.

Un autre se heurte déjà à un tir de barrage : Frédéric Valletoux, tout juste élu député (Horizons) de Seine-et-Marne et à la tête depuis plus de dix ans de la Fédération hospitalière de France, où il plaide avec constance pour les gardes obligatoires et l’installation régulée des médecins libéraux.

Une tâche ardue pour un ministère essentiel

Pressenti pour succéder à Martin Hirsch aux Hôpitaux de Paris (AP-HP), l’ancien patron de l’Assurance maladie coche aussi beaucoup de cases selon un cadre du camp présidentiel, pour qui « il faut un profil politique » qui « connaisse bien son sujet et soit capable de créer du consensus ».

La tâche s’annonce d’emblée haletante, avec la « grande concertation » que le chef de l’Etat entend lancer dès juillet sur le thème de la santé, déjà érigée au rang d'« urgence » du gouvernement, au même titre que le pouvoir d’achat et le climat. La défaite sur le fil de Brigitte Bourguignon aux législatives laisse le ministère de la Santé sans pilote, alors que le sujet fait partie des « urgences » du gouvernement et que la France se trouve à la veille d’un été « difficile » dans les hôpitaux.