Législatives 2022 : Edouard Philippe juge qu’une majorité relative serait « une folie »

FRONT REPUBLICAIN (A GEOMETRIE VARIABLE) Son seul objectif est « d’assurer au pays une majorité stable, solide et cohérente »

20 Minutes avec AFP
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Edouard Philippe.
Edouard Philippe. — Valery HACHE / AFP

L’ancien Premier ministre Edouard Philippe a expliqué lundi que « son seul objectif » est « d’assurer au pays une majorité stable, solide et cohérente », en s’inquiétant d’une possible majorité relative, qui serait, selon lui, « une folie », dans un entretien au Figaro.

Pas de cohabitation possible

« Que ferait le pays si, dimanche, une majorité relative nous empêchait largement d’agir ? Si le poids de la Nupes entravait de façon systématique l’action du gouvernement ? Le désordre politique qui viendrait s’ajouter à l’instabilité et aux dangers du monde actuel serait une folie », fait valoir l’ancien locataire de Matignon.

Selon lui, ce serait « une aventure, dont (il) n’est pas sûr que nous puissions nous remettre rapidement ». Interrogé sur les duels Nupes contre RN, Edouard Philippe dit « croire au front républicain ».

Pas de RN non plus

« Voter RN m’est impossible. Mais je ne peux appeler à voter pour un candidat Insoumis qui s’inscrirait en dehors de l’idéal républicain tel que je le porte », indique-t-il, en expliquant que « pour qu’il y ait un front entre républicains, il faut qu’il y ait plusieurs républicains ».

A propos des seconds tours qui opposeront des LR à la Nupes, « je n’aurais évidemment aucun problème à voter pour un candidat LR face à un Nupes », insiste celui qui appartenait autrefois au parti fondé par Nicolas Sarkozy.

Fidèle du président en place

Soutien d’Emmanuel Macron, Edouard Philippe a toutefois fait entendre sa différence à propos du « Conseil national de la refondation » esquissé par le président de la République. « Je n’ai pas été associé à ce travail », fait-il remarquer, en se disant « attaché au caractère parlementaire de la Vè République ».

« Rien ne peut concurrencer l’Assemblée nationale et le Sénat. Ce sont ces deux Chambres qui discutent et votent la loi. C’est une responsabilité considérable qu’il ne faut pas prendre à la légère. Il serait absurde de vouloir remplacer le Parlement par autre chose », met-il en garde, en affirmant par ailleurs que « ce n’est évidemment pas l’objectif du président ».