Législatives 2022 : Pour la porte-parole du gouvernement, « pas une seule voix pour le RN » n’est envisageable au second tour

SECOND TOUR La porte-parole du gouvernement était l’invitée de RTL ce lundi matin

20 Minutes avec AFP
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Olivia Grégoire, porte-parole du gouvernement d'Elisabeth Borne et candidate Ensemble dans la 1ée circonscription de Paris.
Olivia Grégoire, porte-parole du gouvernement d'Elisabeth Borne et candidate Ensemble dans la 1ée circonscription de Paris. — Jacques Witt/SIPA

« Pas une seule voix » ne doit aller au RN dans les 58 duels qui opposeront le parti lepéniste et la gauche unie Nupes au second tour des législatives, a exhorté la porte-parole du gouvernement Olivia Grégoire lundi, même si dans « très peu de cas » il n’y aura pas de consigne de vote.

Tout sauf le RN

Elle a relativisé sur RTL l’ampleur de cette cinquantaine de duels, faisant valoir que ça ne correspond qu’à « 10 % de l’image » globale du second tour.


Mais « dans ces cas précis, RN-Nupes, soyons très clairs : pas une seule voix pour le Rassemblement national. Nous n’avons jamais manqué de clarté à l’endroit de ce sujet (…), pas une voix pour un projet de fermeture, pour un projet que nous n’estimons pas bon pour le pays », a insisté la ministre, au lendemain d’un premier tour lors duquel la majorité sortante Ensemble ! et la Nupes ont fait jeu égal.

Pas de candidats « antirépublicains »

Parlant des « 50 nuances de Nupes » qui constituent l’alliance de la gauche, « des socialistes, des écologistes, des communistes, des LFI radicaux », elle a souligné par exemple que soutenir Valérie Rabault, cheffe des socialistes à l’Assemblée nationale dont le nom avait circulé pour le poste de Première ministre, c’est « oui, trois fois oui face au RN » dans le Tarn-et-Garonne.

« Est-ce que pour autant nous appelons à soutenir les quelques candidats qui ont des positions antirépublicaines, les quelques candidats qui ont en suppléants des gens qui ont été condamnés pour avoir caillassé la police ? Non », a-t-elle précisé.

Pas de consigne nationale

L’affirmation par LREM​ qu’elle ne donnerait pas de consigne nationale, mais qu’elle le ferait « au cas par cas » dans les circonscriptions où s’opposent des candidats RN et Nupes car certains candidats de la gauche unie seraient des « extrêmes », avait allumé un début de polémique dimanche soir. « Scandaleux », avaient notamment jugé l’écologiste Yannick Jadot et de nombreux Insoumis.

En réponse à une demande de clarification du communiste Fabien Roussel, la Première ministre Elisabeth Borne avait ensuite tweeté dans la soirée : « Face à l’extrême droite nous soutiendrons toujours les candidats qui respectent les valeurs républicaines ». « Notre ligne : ne jamais donner une voix à l’extrême droite », avait-elle clarifié.