Législatives 2022 : Marine Le Pen appelle à « vaincre la malédiction » d’un « système vermoulu »

POLITIQUE Le Rassemblement national n’avait gagné que huit sièges à l’Assemblée nationale en 2017, malgré 34 % des voix au niveau national

20 Minutes avec AFP
— 
Marine Le Pen lors de son meeting à Hénin-Beaumont. Le 5 juin 2022
Marine Le Pen lors de son meeting à Hénin-Beaumont. Le 5 juin 2022 — DENIS CHARLET / AFP

La chef de file du Rassemblement national, Marine Le Pen, a appelé ce dimanche, à « vaincre » aux législatives « la malédiction » d’un « système vermoulu », en renvoyant dos à dos Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon, les « deux mamelles de la déconstruction de la nation ».

Depuis son fief d'Hénin-Beaumont, dans le Pas-de-Calais, elle s’est attaquée à ses adversaires : « Il est encore temps d’empêcher Macron de disposer de tous les pouvoirs » et de « vaincre la malédiction d’un mode de scrutin injuste, qui maintient en place un système vermoulu, qui ne tient pas par ses résultats mais par la peur entretenue », la « peur du changement » et « la peur du peuple », a exhorté la finaliste de la présidentielle lors de son premier meeting de campagne pour les élections législatives.

Seulement huit députés en 2017

Lors du précédent scrutin, en 2017, le Rassemblement national (ex-Front national) n’avait réussi à faire élire que huit députés​, bien qu’elle ait recueilli près de 34 % des voix au second tour de la présidentielle un mois et demi plus tôt.

« Ce système électoral est une honte et (…) vous devez vous mobiliser pour en corriger les effets néfastes et antidémocratiques », a-t-elle lancé devant quelque 300 militants réunis dans une ambiance de kermesse à l’espace François-Mitterrand de la ville. Elle a ainsi exhorté ses électeurs, plus enclins à s’abstenir, à se rendre aux urnes pour le premier tour le 12 juin. « Non seulement allez voter, mais donnez-moi 100 à 150 députés. Aidez-moi à vous aider », a-t-elle supplié.

Marine Le Pen a surtout attaqué Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon, qui sont à ses yeux « les deux mamelles de la destruction de la nation qui protège ». Le président « s’en fiche » des chariots « presque vides » et « prospère sur des promesses qu’il ne tiendra jamais », tandis que l’Insoumis mène une « coalition de malfaisance » [la Nupes] et a « contribué à faire élire » Emmanuel Macron.