Ecologie, pouvoir d’achat, retraites… Emmanuel Macron veut réunir un « Conseil national de la refondation »

DECLARATIONS Le chef de l'Etat a fait une série d’annonces dans la presse régionale ce vendredi

M.Fou
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Emmanuel Macron
Emmanuel Macron — Gabrielle CEZARD/SIPA

Le président de la République a fait des promesses en pagaille dans la presse régionale ce vendredi. Emmanuel Macron a d’abord expliqué, dans une interview commune, qu’il allait réunir après les législatives un « Conseil national de la refondation ». Celui-ci sera constitué de « forces politiques, économiques, sociales, associatives » ainsi que d’élus des territoires et de citoyens tirés au sort.

Cinq objectifs à atteindre : « l’indépendance (industrielle, militaire, alimentaire…), le plein-emploi, la neutralité carbone, les services publics pour l’égalité des chances et la renaissance démocratique avec la réforme institutionnelle ». « Nous allons apporter des réponses aux fonctionnaires avec le point d’indice, aux retraités… Dès cet été sera voté la loi pouvoir d’achat et un texte de simplification et d’urgence pour les projets d’énergie », précise-t-il. Ensuite, « nous entamerons les grands chantiers : production, écologie, services publics ».

Ristourne à la pompe prolongée en août

Sur le chèque alimentaire, il explique que le dispositif « doit être simple » pour que ce chèque soit « versé en une fois » et qu'« ensuite, il faudra aller vers des dispositifs plus ciblés comme sur l’essence avec un dispositif pour les gros rouleurs dès cet automne ». A cet égard, la ristourne de 18 centimes sur les carburants, sera prolongée en août, a-t-il confirmé. « Il faut qu’il y ait une visibilité pour nos compatriotes. Je vous la donne. »

Le président a ensuite affirmé qu’après ce fameux Conseil, allait commencer « le travail sur la réforme des retraites ». « Et la réforme entrera en vigueur dès l’été 2023 », a promis ensuite Emmanuel Macron. Sur l’école et la santé, il prévoit que « soient définis nos objectifs et les moyens » au sein de ce Conseil, avant des « discussions » à partir de septembre, « sur le terrain, dans les 1.200 bassins de vie, auxquelles seront associées toutes les parties prenantes ».