Législatives 2022 : « L’union de la gauche » sera « la principale force d’opposition », prédit Eric Zemmour

ELECTIONS Eric Zemmour semble acter par avance de mauvais résultats pour la droite aux législatives des 12 et 19 juin, en raison de la division du « bloc national »

20 Minutes avec AFP
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Eric Zemmour a annoncé sa candidature dans la circonscription de Saint-Tropez pour les législatives
Eric Zemmour a annoncé sa candidature dans la circonscription de Saint-Tropez pour les législatives — Thomas COEX / AFP

« L’union de la gauche autour de Jean-Luc Mélenchon et de l’islamo-gauchisme va dépasser allègrement les 100 députés et sera évidemment la principale force d’opposition au macronisme », a pronostiqué samedi Eric Zemmour, en regrettant que son mouvement Reconquête ! soit désormais « l’adversaire privilégié » du RN.

En déplacement à Cheval-Blanc, près de Cavaillon (Vaucluse), pour soutenir la candidature de Stanislas Rigault, l’ancien journaliste a semblé acter par avance de mauvais résultats pour la droite aux législatives des 12 et 19 juin, en raison de la division du « bloc national ».

« Nous partons divisés »

« C’est évident, c’est sûr, c’est déjà réglé, et évidemment le choix fait par Marine Le Pen en particulier, et aussi les dirigeants de LR, est qu’ils arriveront eux-mêmes avec des petits groupes, mais apparemment ils s’en satisfont », a accusé le président de Reconquête !, lors d’une conférence de presse improvisée, après avoir pris la parole devant quelque 400 personnes, dans le jardin d’un mas. Eric Zemmour était venu apporter son soutien à Stanislas Rigault, le président de Génération Z, le mouvement des jeunes de Reconquête !, qui se présente dans la deuxième circonscription du Vaucluse.

« Moi j’ai voulu rassembler, comme l’a fait Jean-Luc Mélenchon à gauche, comme l’a très bien réussi Jean-Luc Mélenchon, mais manifestement ni Marine Le Pen ni les dirigeants de LR n’ont voulu ou su en faire autant » : « Donc voilà, nous partons divisés », a regretté Eric Zemmour. « Et nous aurons en vérité deux gauches, la gauche d’Emmanuel Macron, qui est au pouvoir, et la gauche de Jean-Luc Mélenchon, qui sera la principale opposition, et le reste n’existera pas », a-t-il conclu.

Reconquête !, «l’adversaire privilégié » du RN

Commentant la visite récente de Jordan Bardella, le président par intérim du Rassemblement national, dans le Var, là où lui-même est candidat, et sa visite annoncée dans le Vaucluse le 4 juin, Eric Zemmour a constaté que Reconquête ! était devenu « l’adversaire privilégié » du RN. « C’est absolument lamentable de sa part. (…) Mais au moins les choses sont claires. Il pourrait aller se battre contre des candidats de Mélenchon ou des candidats d’Emmanuel Macron, mais non, il vient cibler les meilleurs, les candidats les plus connus de Reconquête !, j’y vois une stratégie délibérée du RN », a-t-il accusé.

Jeudi, c’est Marine Le Pen qui avait accusé le leader de Reconquête ! d’être responsable des éventuels mauvais résultats de son parti aux législatives : « Si dans un certain nombre de circonscriptions, nous n’arrivons pas en tête, ce sera également le fait (des) candidats (de Reconquête !), alors qu’ils savent pertinemment qu’ils n’auront pas d’élus », avait-elle affirmé lors d’un déplacement en Seine-Maritime.