Législatives 2022 : Les ministres battus devront quitter le gouvernement, et d’autres personnalités y entreront après le second tour

PREMIERS PAS Revivez avec nous en direct la journée du lundi 23 mai, entre campagne pour les élections législatives 2022, et premier conseil des ministres du gouvernement Borne

B.Ch.
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Olivia Grégoire, porte-parole du gouvernement.
Olivia Grégoire, porte-parole du gouvernement. — Ludovic MARIN / AFP

L’ESSENTIEL

  • Le tout nouveau gouvernement de la Première ministre Elisabeth Borne s’est retrouvé à l’Elysée pour le premier Conseil des ministres du second quinquennat d’Emmanuel Macron.
  • Cette première a été parasitée par les réactions aux accusations de viol qui visent Damien Abad, ex-président du groupe LR à l’Assemblée nationale et nouveau ministre des Solidarités, de l’Autonomie et des Personnes handicapées.
  • Par ailleurs, la campagne des législatives continuent alors que l’Elysée a confirmé que les ministres candidats qui seront battus devront quitter le gouvernement.

A VOIR

A LIRE

Merci à toutes et tous d’avoir suivi cette journée politique avec nous. On en retient que le gouvernement Borne va avoir du mal à se dépatouiller de l’affaire Abad et que les tortues marchent lentement.

Bonne fin de journée et à demain pour plus d’infos politiques.

17h09 : Une journée de campagne étouffée par le Conseil des ministres

Est-ce la météo changeante ? Sont-ce les pollens et autres rhumes des foins ? Ou la difficulté de se remettre d’un week-end chargé avant un pont de l’ascension ? Quoi qu’il en soit, cette journée de campagne pour les législatives a été plutôt molle, une fois passé le premier Conseil des ministres du gouvernement Borne.

15h38 : Cronenberg n'a qu'à bien se tenir

En plein festival de Cannes, Jean-Luc Mélenchon nous offre ce plan séquence à couper le souffle, et digne d'un autre Jean-Luc.



 

14h17 : D’autres entrées au gouvernement après les législatives

Le gouvernement sera complété après les législatives. « Il y aura très certainement de nouvelles personnalités au sein du gouvernement spécifiquement dédiées par exemple aux transports, au logement, sous la supervision de la ministre Amélie de Montchalin directement placée sous la Première ministre », a déclaré Olivia Grégoire face à la presse à l’issue du premier Conseil des ministres du gouvernement d’Elisabeth Borne.

L’absence de portefeuilles dédiés spécifiquement aux dossiers du logement ou des transports lors de l’annonce du nouveau gouvernement vendredi avait suscité émotion et étonnement chez les acteurs de ces deux secteurs inquiets d’une hypothétique disparition de ministère ou secrétariat d’Etat consacrés à ces enjeux.

13h15 : Le premier projet de loi du gouvernement portera sur le pouvoir d’achat

Un projet de loi sur le pouvoir d’achat, « priorité du quotidien » des Français, sera présenté en Conseil des ministres avant les législatives des 12 et 19 juin, a déclaré lundi la porte-parole du gouvernement Olivia Grégoire. En plus des trois « priorités » – éducation, santé, écologie – il y a sur le thème du pouvoir d’achat une « urgence ».

Ce sujet fera l’objet d’un « premier projet de loi qui devrait être adopté en Conseil des ministres avant les élections législatives, afin qu’il soit présenté à la représentation nationale sitôt qu’elle sera élue ».

12h43 : « Le gouvernement est aux côtés de celles qui ont l’immense courage de parler », mais…

Olivia Grégoire, porte-parole du gouvernement, s’est exprimée à l’issue du premier Conseil des ministres du gouvernement Borne, à propos des accusations de viols qui visent Damien Abad : « Le gouvernement est aux côtés de celles qui, suite à une agression ou à du harcèlement, ont l’immense courage de parler. »

Mais « l’établissement de la vérité, c’est à la justice de le faire », c’est la « seule à devoir ou à pouvoir trancher », a poursuivi Olivia Grégoire, en précisant que la Première ministre, Elisabeth Borne, s’était entretenue avec Damien Abad, son ministre des Solidarités dimanche soir.

 

« La justice est la seule à devoir et à pouvoir trancher »

11h35 : Emmanuel Macron a ouvert le Conseil des ministres

Le président de la République Emmanuel Macron s’est exprimé en ouverture du premier Conseil des ministres du nouveau gouvernement Borne : « Le gouvernement que vous constituez est avant toute chose un gouvernement pour agir ». Le chef de l’Etat a pointé « un contexte inédit » avec la crise du Covid-19, « dont nous sortons à peine si tant est qu’elle soit totalement terminée », la guerre en Ukraine et des « défis inédits » pour la société française.

Emmanuel Macron a expliqué que ce nouveau mandat serait placé sous le signe du « progrès » et souhaite « bâtir une action nouvelle sur le fond et sur la forme ».

11h05 : Les ministres candidats doivent faire profil bas

Il y a des règles. Selon BFMTV, les ministres candidats aux législatives ont reçu des consignes de la part de Matignon concernant leur campagne. Les candidats n’ont par exemple pas le droit de se déplacer dans l’exercice de leurs fonctions, à l’exception d’évènements de « crise » ou « récurrents institutionnels ». De même, les annonces nouvelles par interview sont proscrites pour respecter le devoir de réserve des candidats ministres.

Plus cocasse, les conseillers ministériels devront poser des RTT s’ils souhaitent passer une journée à tracter ou pour effectuer un déplacement de campagne.

10h15 : Les ministres ont fait leur entrée à l'Elysée

Et certains journalistes n'ont visiblement pas révisé...



 

9h56 : Olivier Faure et Sandrine Rousseau demandent à Elisabeth Borne que Damien Abad quitte le gouvernement

Le Premier secrétaire du PS Olivier Faure a souhaité lundi le départ du gouvernement de Damien Abad, accusé de viols : « Si j’étais Premier ministre, je dirais à Damien Abad : "Je n’ai pas de raison particulière de penser que les femmes mentent, parce que je ne vois pas les raisons qui les motiveraient à cela. La parole des femmes doit être respectée. Donc, dans l’attente d’une décision de justice, je souhaite que tu ne sois pas au gouvernement" », a-t-il déclaré sur France Inter.

Pour Sandrine Rousseau, « la question n’est pas sa démission à lui, mais le fait qu’il soit démis de ses fonctions par principe de précaution ». Pour la finaliste de la primaire EELV, « il faut envoyer un message assez fort aux femmes, que leur parole compte. Ce n’est pas qu’une rumeur, il y a une plainte qui a été déposée », a-t-elle ajouté sur RTL.

9h48 : Laurent Berger dénonce le « racisme caractérisé » des attaques contre Pap Ndiaye

Les attaques contre le nouveau ministre de l’Education nationale Pap Ndiaye, accusé par l’extrême droite de propager une vision « indigéniste » et « immigrationniste », sont « un pur scandale », a estimé lundi le patron de la CFDT, Laurent Berger, évoquant du « racisme » et de la « connerie ».

La nomination vendredi de Pap Ndiaye, historien spécialiste des Etats-Unis et des minorités, est apparue comme la principale surprise du nouveau gouvernement, mené par Elisabeth Borne, en raison de positions très différentes du précédent ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer.

Marine Le Pen a qualifié le nouveau ministre de militant « indigéniste ». D’autres cadres du parti ont évoqué une vision « immigrationniste ».

« Ce qui s’est passé ce week-end de la part de la droite, de l’extrême droite, est un pur scandale et c’est insupportable, a regretté Laurent Berger. C’est du racisme caractérisé. »

 

9h27 : La Nupes talonne la majorité dans les sondages pour les législatives

La majorité présidentielle et l’alliance de gauche (Nupes) se trouvent au coude à coude devant le Rassemblement national (RN) en intentions de vote pour les législatives de juin, indique un sondage diffusé lundi qui pronostique une forte abstention.

Comme lors de la présidentielle d’avril, trois blocs se partagent les intentions de vote pour les législatives : la majorité présidentielle d’Emmanuel Macron arrive en tête avec 28 %, juste devant la Nupes de Jean-Luc Mélenchon (27 %), tous deux se situant dans la marge d’erreur, suivis par le Rassemblement national de Marine Le Pen (21 %), souligne le sondage Ipsos/Cevipof pour Le Monde.

A partir de ces intentions de vote, les projections en siège accordent la majorité absolue à la coalition présidentielle (LREM/MoDem/Horizons/Agir), qui recueillerait entre 290 et 330 sièges, la fourchette basse étant très proche des 289 élus nécessaires pour qu’elle puisse gouverner sans s’allier à d’autres formations.

La Nupes deviendrait la deuxième formation à l’Assemblée nationale avec entre 165 et 195 sièges, devant LR qui en conserverait 35 à 65 et le RN qui en obtiendrait entre 20 et 45.

9h09 : Damien Abad réagit

Parmi les nouveaux visages du gouvernement Borne, celui de Damien Abad va être particulièrement scruté. Le ministre des Solidarités est accusé de viols par deux femmes.

Ces accusations ont été contestées « avec la plus grande force » par Damien Abad, ancien président des députés LR : « Je conteste avoir exercé quelque forme de contrainte que ce soit sur aucune femme », a-t-il écrit dans un communiqué à l’AFP.

Bienvenue dans ce live consacré aux élections législatives de juin 2022 et à l’actualité politique du jour

Nous suivrons aujourd’hui les premiers pas mal assurés (on n’attend pas de chute parce qu’on ne fait pas de mauvais esprit) des membres du tout nouveau gouvernement Borne sur le gravier piégeux de la cour de l’Elysée. C’est en effet aujourd’hui qu’a lieu le premier Conseil des ministres qui lance, en quelque sorte, le nouveau quinquennat d’Emmanuel Macron.

Mais la campagne bat également son plein et les oppositions devraient également beaucoup s’exprimer, notamment pour commenter les accusations de viol qui visent Damien Abad, nouveau ministre des Solidarités, de l’Autonomie et des Personnes handicapées.