Gouvernement Borne : Jean-Luc Mélenchon fustige un nouveau gouvernement « sans audace »

CA N'A PAS TARDE Le leader de la France insoumise a critiqué la composition du nouveau gouvernement

20 Minutes avec AFP
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Jean-Luc Mélenchon se verrait bien Premier ministre après les législatives.
Jean-Luc Mélenchon se verrait bien Premier ministre après les législatives. — ISA HARSIN/SIPA

« Ce sera donc le pire, c’est-à-dire la continuité ». Le leader des insoumis Jean-Luc Mélenchon a fustigé ce vendredi un nouveau gouvernement « sans audace », à l’exception de la nomination du nouveau ministre de l’Education Pap Ndiaye. « Sous des apparences ternes et grises, sans audace, et de peu d’entrain », on retrouve dans ce gouvernement « les principales figures de la maltraitance sociale et de l’irresponsabilité écologique du précédent gouvernement », a-t-il affirmé dans une déclaration au siège de LFI retransmise sur les réseaux sociaux.

Le tribun insoumis, qui espère devenir le prochain Premier ministre à l’issue des élections législatives de juin, s’est demandé « où est passé le tournant écologique et social dont on nous avait rebattu les oreilles ». « C’était donc une fois de plus paroles verbales et pour mieux dire des mensonges », a-t-il affirmé.

« Tout cela est terriblement décevant »

Jean-Luc Mélenchon s’est cependant « réjoui du départ des deux croisés de la lutte contre l’islamo-gauchisme, (Jean-Michel) Blanquer et (Frédérique) Vidal », lançant un « bon débarras ». Il a reconnu « une audace » dans les nominations, celle « d’un grand intellectuel, Pap Ndiaye ». « Il fait partie des petites prises, (…) avec un autre renégat, l’ancien président du groupe LR Damien Abad », a-t-il remarqué.

Au final, « tout cela est terriblement décevant pour ceux qui en attendaient quelque chose, tristement confirmant pour nous qui n’en attendions rien, et relativement inquiétant si on tient compte de ce que l’on voit », a poursuivi M. Mélenchon, déplorant notamment « la première place dans l’ordre protocolaire », de Bruno Le Maire, reconduit au poste de ministre de l’Economie et des Finances.

« Tous ces gens ne [feront] que passer si les électeurs le décident »

C’est « l’homme qui a porté pendant cinq ans la politique libérale de vente à la découpe de l’industrie française, de suppression de l’ISF, d’invention de la flat tax, etc. », a-t-il dénoncé. Il a aussi regretté la nomination à l’Agriculture de Marc Fesneau « présent à 4 heures du matin à l’Assemblée pour voter contre l’interdiction du glyphosate », ou encore celle d’Olivier Veran, « le seul ministre qui ait jamais insulté le parlement, en demandant aux députés de se taire », comme ministre des relations avec le parlement.

Mais, a-t-il espéré, « tous ces gens ne font que passer si les électeurs le décident en votant pour une majorité alternative, la nôtre, celle de la Nupes », aux législatives. L’alliance de gauche (Nupes, LFI/PS/EELV/PCF) obtiendrait 27,5 % des intentions de vote, devant Ensemble ! (LREM/MoDem/Horizons/Agir) qui atteindrait 27 % et le Rassemblement national (21,5 %), selon un sondage de l’institut Elabe.