Gouvernement Borne : « Le premier projet de loi examiné portera sur le pouvoir d’achat » des Français, annonce la Première ministre

NOMINATIONS Revivez avec nous cette journée du 20 mai, avec en point d'orgue le lancement du nouveau gouvernement Borne

M.A, B.C., D.R.
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Elisabeth Borne au « 20 Heures » de TF1, le 20 mai 2022.
Elisabeth Borne au « 20 Heures » de TF1, le 20 mai 2022. — Capture d'écran / TF1

L’ESSENTIEL

  • La composition du nouveau gouvernement dirigé par Elisabeth Borne a été annoncée ce vendredi. Le premier Conseil des ministres se tiendra lundi, a annoncé l’Elysée.
  • Voici la liste des nouveaux (et anciens ministres) : Bruno Le Maire (Economie, finances et souverainté industrielle et numérique), Gérald Darmanin (Intérieur), Catherine Colonna (Europe et Affaires étrangères), Eric Dupond-Moretti (Justice), Amélie de Montchalin (Transition écologique et cohésion des territoires), Pap Ndiaye (Education nationale et de la jeunesse), Sébastien Lecornu (Armées), Brigitte Bourguignon (Santé et prévention), Olivier Dussopt (Travail), Damien Abad (Solidarités, de l'autonomie et des personnes handicapées), Sylvie Retailleau (Enseignement supérieur, recherche et innovation), Marc Fesneau (Agriculture et souveraineté alimentaire), Stanislas Guerini (Transformation et fonction publique), Yaël Braun-Pivet (Outre-mer), Rima Abdul Malak (Culture), Agnès Pannier-Runacher (Transition énergétique), Amélie Oudéa-Castéra (Sports et Jeux olympiques et paralympiques).
  • Ce gouvernement aura trois semaines pour faire ses preuves avant le premier tour des élections législatives, le 12 juin. Elections pour lesquelles la Première ministre reste candidate dans le Calvados.

A VOIR

A LIRE

Ce live est désormais terminé, merci à tous de nous avoir suivis. On se retrouve dès demain pour une nouvelle journée d’actualité sur 20 Minutes. Passez une belle soirée !
20h50 : Les gagnants, les perdants, les surprises… On vous a résumé le nouveau gouvernement

Le 43e gouvernement de la Ve République avait une tête depuis lundi, il a désormais un corps. Il n’est pas paritaire, même en comptant la Première ministre (14 hommes, 13 femmes) et surtout les hommes sont largement majoritaires parmi les ministres et ministres délégués. Rachel Garrat-Valcarcel fait le point dans son article juste ici.

20h40 : « Voir Véran rétrograder, c’est une surprise », ce que dit la composition des ministres

Après quatre jours de suspense, les Français ont découvert, ce vendredi, les noms du nouveau gouvernement. Entre continuité et surprises, que faut-il attendre et retenir du gouvernement Borne ? Notre journaliste Lina Fourneau a fait le point avec Bruno Cautrès, chercheur au CNRS et au Cevipof. C'est à lire ici.

20h30 : L'interview de la Première ministre est désormais terminée
20h26 : « Permettre à tous les Français de pouvoir accéder à des véhicules électriques »

Interrogée sur l’ambition climatique de son gouvernement et des premières mesures qui seront prises, Elisabeth Borne rappelle qu'« il y a une mesure importante, c’est de permettre à tous les Français de pouvoir accéder à des véhicules électriques avec des locations longue durée à moins de 100 euros par mois. »

20h24 : « Pap Ndiaye est un républicain très engagé », estime Élisabeth Borne

Interrogé sur les critiques à l’encontre de Pap Ndiaye, le nouveau ministre de l’Education nationale, Elisabeth Borne a défendu son choix : « Pap Ndiaye est là parce qu’il partage avec Jean-Michel Blanquer l’objectif d’offrir à nos enfants l’excellence et l’égalité des chances et je pense qu’il incarne ça ». « Les attaques contre Pap Ndiaye sont tout à fait caricaturales. Pap Ndiaye c’est un républicain très engagé et c’est bien évidemment ce qu’il va porter en tant que ministre de l’Éducation nationale », a-t-elle ajouté à propos des critiques formulées par Marine Le Pen et Eric Zemmour.

20h19 : « La transition écologique doit se décliner dans toutes les politiques publiques », selon Élisabeth Borne

« La transition écologique, ça doit se décliner, se mettre en œuvre dans toutes les politiques publiques que l’on mène. C’est pour ça qu’en tant que Première ministre, je suis chargée de la planification écologique », a assuré la Première ministre sur TF1.

Interrogée sur l’ambition climatique de son gouvernement et des premières mesures qui seront prises, Elisabeth Borne rappelle qu'« il y a une mesure importante, c’est de permettre à tous les Français de pouvoir accéder à des véhicules électriques avec des locations longue durée à moins de 100 euros par mois. »

20h18 : Elisabeth Borne ne veut pas « jouer au jeu des sept différences » avec Jean Castex

Interrogée sur les différences qu’elle entretient avec Jean Castex, Elisabeth Borne refuse de « jouer au jeu des sept différences » avec son prédécesseur. « Avec lui, on a été en phase sur beaucoup de sujets, l’importance du dialogue sociale. Les bonnes politiques publiques se bâtissent au plus près de tous les acteurs », a-t-elle estimé.

« Je serai comme je suis. Il y a des choses qui me tiennent à cœur, notamment le fait que les politiques publiques se bâtissent dans le dialogue et que le gouvernement, c’est un collectif que j’aurai à cœur d’animer », a-t-elle ajouté, précisant qu’elle « était très en phase avec Jean Castex sur beaucoup de sujets ».

20h13 : « Le premier projet de loi qui sera examiné par l’Assemblée portera sur le pouvoir d’achat », déclare Elisabeth Borne

La première ministre a fait savoir qu’elle était « bien consciente » de « l’inquiétude » des Français sur le pouvoir d’achat. « On le suit très attentivement, on voit que le litre d’essence repasse la barre des deux euros », a-t-elle poursuivi, ajoutant : « On a bien entendu le message des inquiétudes des Français ».

La Première ministre évoque notamment « un chèque alimentation », « un bouclier tarifaire sur l’énergie », « la réduction sur les carburants prolongée », « la revalorisation des retraites et des minima sociaux sans attendre le 1er janvier » et « le triplement de la prime Macron ».

20h11 : L’interview d’Elisabeth Borne débute

« C’est d’abord un gouvernement qui est paritaire, je pense que c’est important, et puis c’est un gouvernement qui est équilibré entre certains qui étaient déjà ministres ces dernières années et des nouvelles figures qui ont été choisies parce qu’elles sont compétentes », débute la nouvelle Première ministre.

19h55 : « Mon premier défi, c’est de protéger notre planète », déclare Agnès Pannier-Runacher, nouvelle ministre de la Transition énergétique

« Mon premier défi, c’est de protéger notre planète, il n’y a pas une minute à perdre. Il faut d’abord réduire de 40 % notre utilisation d’énergie. Ensuite, nous devons renforcer massivement la production d’électricité décarbonée », a déclaré Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition énergétique, qui succède à Barbara Pompili, lors de la passation de pouvoir.

Son deuxième défi, a-t-elle poursuivi, c’est « l’indépendance énergétique » de la France, dans le contexte de la guerre en Ukraine, et « son troisième défi » est de « protéger le pouvoir d’achat des Français et la compétitivité de nos entreprises ».

19h52 : Elisabeth Borne va prendre la parole dans quelques minutes au 20 Heures de TF1

Pour sa « toute première interview », Elisabeth Borne « répondra en exclusivité aux questions d’Anne-Claire Coudray en direct sur le plateau de TF1 », a indiqué la première chaîne dans un communiqué. Nous allons évidemment suivre son intervention.

19h30 : Eric Zemmour réagit à la nomination de Pap Ndiaye au ministère de l’Education sur BFMTV

Pour le leader d'extrême droite Reconquête, le nouveau ministre de l’Education nationale est un « wokiste ».

 

19h20 : Pap Ndiaye rend hommage à son « collègue » Samuel Paty

« Il y a un avant et un après l’assassinat de Samuel Paty. Cet événement nous oblige à une exigence sur nos valeurs. Et cette exigence, vous en êtes désormais le garant », a déclaré le nouveau ministre de l’Education nationale.

19h17 : « J’appréhende cette tâche avec modestie », déclare Pap Ndiaye

« Cette fonction n’est pas l’affaire que d’un homme. C’est celle de la République. J’appréhende cette tâche avec modestie et avec toute la bonne volonté intelligente qui est la mienne », a-t-il ajouté.

19h15 : « Je suis un pur produit de la méritocratie républicaine », déclare Pap Ndiaye

« Mes premières pensées vont vers le monde des enseignants qui est le mien depuis toujours. À ma mère d’abord, qui fut professeur de sciences naturelles. (…) À tous les enseignants et toutes les enseignantes qui m’ont éduqué depuis la maternelle », a déclaré Pap Ndiaye, qui succède à Jean-Michel Blanquer au poste de ministre de l’Éducation national.

« Je suis un pur produit de la méritocratie républicaine dont l'école est le pilier », a-t-il ajouté, poursuivant : « Je suis peut-être aussi un autre symbole, celui de la diversité. »

19h10 : Durant « la crise sanitaire, les enfants ont été la priorité »

Jean-Michel Blanquer lui a souhaité « la bienvenue dans ce qu’(il) croi(t) être la plus belle maison de la République » à son sucesseur Pap Ndiaye. Jean-Michel Blanquer a rappelé que durant « la crise sanitaire, les enfants ont été la priorité ». « Nous avons fait partie des pays au monde qui ont le moins fermé les écoles », s’est-il félicité.

« L’excellence a été notre boussole », a poursuivi l’ancien ministre, en rappelant ses « priorités : l’école primaire, les savoirs fondamentaux – lire, compter, écrire, respecter autrui », ou encore « les efforts budgétaires pour l’école primaire », « le dédoublement des classes », « le plan français et le plan mathématique ». « Il y a eu un progrès de l’école française depuis cinq ans. Les enfants ont progressé en français et en mathématique en dépit du confinement », s’est-il défendu.

19h06 : Passation de pouvoir entre Jean-Michel Blanquer et Pap Ndiaye

« L’école de la République est la colonne vertébrale de la République. Il est essentiel de perpétuer ce message », a répété l’ancien ministre de l’Education, lors de la passation de pouvoir. « Il y a un avant et un après l’assassinat de Samuel Paty. Cet événement nous oblige à une exigence sur nos valeurs. Et cette exigence, vous en êtes désormais le garant », a-t-il ajouté.

18h59 : Le nouveau gouvernement est « de droite [et] se moque complètement de l’écologie et du social », estime Julien Bayou

Pour Julien Bayou, le secrétaire national des Verts, le nouveau gouvernement est « de droite [et] se moque complètement de l’écologie et du social », a-t-il déclaré sur Twitter.



Le numéro 1 d’EELV s’en est pris à Amélie de Montchalin, nommée à la tête du ministère de la Planification écologique et de la Cohésion des territoires. « De Montchalin n’a jamais manifesté le moindre intérêt pour l’écologie », a-t-il écrit.

18h58 : « Devenir ministre n’était pas un rêve » pour Rima Abdul Malak, nouvelle ministre de la Culture

« En ce jour particulier, j’ai une pensée pour mes parents qui m’ont donné le socle de confiance qui me permet d’être devant vous aujourd’hui sans vaciller, qui ont eu le courage de quitter Beyrouth en pleine guerre avec leurs trois enfants et 5 valises, et qui ont choisi la France », a déclaré Rima Abdul Malak, nommée au ministère de la Culture, lors de la passation de pouvoir avec Roselyne Bachelot.

« Devenir ministre n’était pas un rêve pour moi. Mon rêve était d’être libre, et de le rester. Mais j’ai accepté ce défi auquel je ne m’attendais pas », a-t-elle ajouté.

18h50 : Pas de ministre du logement ni des transports

Contrairement aux précédents gouvernements, il n’y a pas de ministre des transports ou du logement. Ces deux sujets figurent « dans le portefeuille » de la ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, Amélie de Montchalin, avant d’êtres éventuellement attribués à des secrétaires d’Etat, après les élections législatives des 12 et 19 juin, a fait savoir l’Elysée à nos confrères du Monde.

18h40 : Des syndicats de police se « félicitent » de la reconduction de Darmanin à l’Intérieur

« Une bonne chose » : plusieurs syndicats de police se sont réjouis vendredi de la reconduction de Gérald Darmanin place Beauvau et ont dit « compter sur lui » pour appliquer la loi d’orientation et de programmation du ministère de l’Intérieur (Lopmi) qui doit moderniser les outils de sécurité. Avec sa reconduction, « nous resterons dans la continuité de la politique de sécurité qu’il a impulsée sur le premier mandat, ce qui est une bonne chose », écrit Alliance, l’un des principaux syndicats, dans un communiqué.

Elle « permettra également de finaliser la Loi d’orientation pour le ministère de l’Intérieur, en la défendant au Parlement », poursuit le syndicat, qui prévient toutefois : « sur ce sujet, les policiers en attendent beaucoup et seront extrêmement attentifs ». « Nous avons pu compter sur lui et nous espérons qu’il en sera de même sur ce nouveau mandat », écrit encore le syndicat.

18h25 : « Nous avons, tous ensemble, sauvé la culture » pendant la crise sanitaire, estime Roselyne Bachelot

La passation au ministère de la Culture a débuté entre Roselyne Bachelot et Rima Abdul Malak, qui lui succède. « Nous avons mis en œuvre des mesures et mobilisé des budgets inégalés dans le monde. Nous avons, tous ensemble, sauvé la culture » a-t-elle déclaré à propos des mesures prises pour la culture pendant la crise sanitaire du coronavirus.

18h18 : Marlène Schiappa quitte son ministère avec « fierté » et « honneur »

« Être ministre pendant cinq ans auprès d’Emmanuel Macron est une fierté et un honneur », a écrit Marlène Schiappa sur Twitter après cinq ans, d’abord comme secrétaire d’Etat à l’Egalité femmes-hommes puis comme ministre déléguée à la Citoyenneté.



 

18h15 : Passation de pouvoir entre Jean-Michel Blanquer à Pap Ndiaye au ministère de l’Education nationale
18h08 : « Ça valait vraiment la peine », ironise Olivier Faure

« Emmanuel Macron a eu raison de nous faire attendre si longtemps, ça valait vraiment la peine », a ironisé Olivier Faure, le Premier secrétaire du parti socialiste sur Twitter après l’annonce du gouvernement.



« On attend maintenant le projet… Si possible avant le 12 juin », a-t-il ajouté.

18h04 : Fidèle de Macron et non reconduit au gouvernement, Julien Denormandie se consacrera à sa famille

On le promettait aux plus hauts postes, il quitte finalement le gouvernement : Julien Denormandie, sans doute l’un des ministres de l’Agriculture les plus populaires de la Ve République, a annoncé vendredi qu’il consacrerait désormais « l’essentiel de (son) énergie » à sa famille.



« J’ai eu le grand honneur de servir mon pays pendant près de 10 ans, en cabinet ministériel puis en tant que membre du gouvernement », a écrit sur Twitter Julien Denormandie qui cède sa place à l’Agriculture à Marc Fesneau, venu du ministère des Relations avec le Parlement.

17h59 : La reconduction de Dupond-Moretti tend la magistrature

Les deux principaux syndicats de magistrats ont accueilli ce maintien avec circonspection. « Reconduction du garde des Sceaux : une mauvaise nouvelle pour la justice », a réagi sur Twitter l’Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire), se disant « inquiète » de cette annonce.



« Incompréhension et déception du monde judiciaire qui espérait un changement de ministre », a aussi commenté auprès de l’AFP Kim Reuflet, présidente du Syndicat de la magistrature (SM, classé à gauche). « Nous ne savons pas comment le maintien d’Eric Dupond-Moretti à la tête du ministère permettra la reprise du dialogue, totalement rompu, avec les professionnels », s’est-elle interrogée.

17h57 : L’extrême droite fustige une « prime au gauchisme »

« Le gouvernement de Macron ? Le clan des carriéristes. Avec une prime au gauchisme incarnée par le nouveau ministre de l’Education nationale : Pap Ndiaye, le promoteur des minorités & des migrants », a tancé Guillaume Peltier, vice-président Reconquête !. Son de cloche similaire pour Jordan Bardella, le président du Rassemblement national. « Des macronistes pur jus reconduits malgré leur échec, quelques mercenaires sans convictions : c’est un gouvernement de l’entre-soi, un gouvernement McKinsey, froid et techno. Un "gouvernement de combat"… contre le peuple français. Les 12 et 19 juin, votez », demande-t-il.

17h53 : Ceux qui ont pris la porte

Barbara Pompili, Jean-Michel Blanquer, Julien Denormandie, Marlène Schiappa, Jean-Yves Le Drian ou encore Florence Parly : ces poids lourds du gouvernement de Jean Castex ne sont pas reconduits dans la nouvelle équipe gouvernementale menée par Elisabeth Borne.

17h49 : Olivier Dussopt, ailier gauche tendance bon soldat, nommé ministre du Travail

« Bon exécutant », « sérieux », « discret » : s’il n’a pas été un ministre très en vue du premier quinquennat d’Emmanuel Macron, cantonné à des portefeuilles techniques, l’ex-socialiste Olivier Dussopt a gagné ses galons de soldat loyal de la majorité, et a été nommé vendredi ministre du Travail.

En charge également du Plein emploi et de l’Insertion, ce représentant de l’aile gauche de la Macronie quitte à 43 ans Bercy. Il y a secondé le ministre de l’Economie Bruno Le Maire comme ministre délégué aux Comptes publics depuis la mi-2020, pour une mission qui n’aura rien eu de conventionnel.

Alors que le titulaire de ce portefeuille s’efforce généralement de tenir les cordons de la bourse, lui aura été chargé des comptes publics en pleine période du "quoi qu’il en coûte", quand le gouvernement a dépensé sans compter pour soutenir l’économie.

17h47 : « On prend les mêmes et on recommence ! »

« On prend les mêmes et on recommence ! 4 semaines pour un jeu de chaises musicales. Le vrai changement, c’est votre vote des 12 et 19 juin qui l’apportera », a réagi Fabien Roussel, le secrétaire national du Parti communiste. Même son de cloche d’Adrien Quatennens, député LFI, qui estime qu'« après un tour de chaises musicales, stupeur : le gouvernement des riches reste le gouvernement des riches ! »

« Bruno Le Maire garde l’économie. Darmanin la police. L’argent et la matraque restent à droite. Les banquiers, les actionnaires, les PDG ne seront pas dérangés. Après ça, on laissera les autres ministres faire mumuse autour », fustige François Ruffin, député de la Somme.

17h45 : Deuxième passation de pouvoir entre Marc Fesneau et Olivier Véran

Marc Fesneau, ministre délégué des relations avec le parlement, a été nommé au ministère de l’Agriculture. Olivier Véran, lui, passe du ministère de la Santé au poste que Marc Fesneau abandonne. « J’aime profondément le Parlement », a souligné Olivier Véran, après les remerciements et clins d’œil d’usage.

17h44 : Des syndicats de police se « félicitent » de la reconduction de Darmanin à l’Intérieur

« Une bonne chose » : plusieurs syndicats de police se sont réjouis vendredi de la reconduction de Gérald Darmanin place Beauvau et ont dit « compter sur lui » pour appliquer la loi d’orientation et de programmation du ministère de l’Intérieur (Lopmi) qui doit moderniser les outils de sécurité.

Sa reconduction « signifie que nous resterons dans la continuité de la politique de sécurité qu’il a impulsée sur le premier mandat, ce qui est une bonne chose », écrit Alliance, l’un des principaux syndicats, dans un communiqué.

Elle « permettra également de finaliser la Loi d’orientation pour le ministère de l’Intérieur, en la défendant au Parlement », poursuit le syndicat, qui prévient toutefois : « sur ce sujet, les policiers en attendent beaucoup et seront extrêmement attentifs ». « Nous avons pu compter sur lui et nous espérons qu’il en sera de même sur ce nouveau mandat », écrit encore le syndicat.

17h42 : Stanislas Guerini, la renaissance d’un marcheur historique

Stanislas Guerini, nommé vendredi ministre de la Transformation et de la Fonction publique, est un proche d’Emmanuel Macron, marcheur de la première heure et jusqu’alors patron de La République en marche et député de Paris.

Loué pour son « énergie positive » et sa « bienveillance », cet ancien strauss-kahnien qui vient de fêter ses 40 ans avait fait la quasi-unanimité pour prendre la tête du parti présidentiel en 2018, un poste réputé difficile.

Après des débuts prometteurs, auréolé d’un succès aux élections européennes de 2019, Stanislas Guerini a éprouvé l’ingratitude de la fonction au fur et à mesure du quinquennat, marqué par le lourd échec de LREM aux élections municipales de 2020 – par ailleurs marquées par l'« affaire » Benjamin Griveaux et la dissidence Cédric Villani à Paris.

17h41 : Amélie Oudéa-Castéra, ex-espoir du tennis et énarque, pour incarner le sport et les JO

Cinq ans après avoir offert ses services pour être ministre des Sports, Amélie Oudéa-Castéra, camarade de promotion du président de la République à l’Ena, et actuelle directrice générale de la Fédération française de tennis (FFT), a été nommée vendredi à ce poste et devra aussi incarner les JO à deux ans de l’évènement planétaire.

Cette ancienne championne du monde junior de tennis a préparé le programme sport d’Emmanuel Macron, dressant le bilan du quinquennat passé, qui a vu deux anciennes sportives, l’escrimeuse Laura Flessel, et la nageuse Roxana Maracinenu occuper le poste. Mais contrairement à cette dernière depuis l’été 2020, elle ne sera pas sous tutelle de l’Education nationale et récupère un ministère de plein exercice, les Jeux olympiques et paralympiques en prime.

17h38 : Rima Abdul-Malak, une passionnée des arts vivants qui a débuté dans l’humanitaire

La Franco-Libanaise Rima Abdul-Malak, nommée vendredi ministre de la Culture, entre dans la lumière après avoir été conseillère culture du président Emmanuel Macron et de l’ancien maire de Paris Bertrand Delanoë, forte aussi d’une expérience dans l’humanitaire.

Une ascension remarquable pour cette quadragénaire, spécialiste du spectacle vivant : elle a passé les dix premières années de sa vie à Beyrouth en pleine guerre civile, avant d’arriver à Lyon avec ses parents, son frère et sa sœur.

Conseillère culture et communication du président de la République depuis décembre 2019, Rima Abdul-Malak a eu à gérer la crise sanitaire qui a particulièrement malmené les artistes. Elle a fait ses armes politiques à partir de 2008 dans le cabinet de Christophe Girard, alors adjoint à la Culture du maire de Paris.

17h35 : « C’est difficile de passer après toi »

« C’est difficile de passer après toi », lance Olivia Grégoire à Gabriel Attal qu’elle remplace en tant que porte-parole du gouvernement. Elle salue sa « fierté » d’occuper ce poste et liste les noms de ces prédécesseurs et la « profondeur » de leur « engagement » ainsi que la « qualité » de leur travail. Une mission que Gabriel Attal a « magistralement poursuivie », d’après elle.

17h30 : Gabriel Attal passe le relais à Olivia Grégoire

« Je ressens à la fois une très grande gratitude, une certaine fierté et surtout un immense espoir pour l’avenir », a assuré Gabriel Attal lors de la passation du porte-parolat à Olivia Grégoire. Il a aussi salué les médias qu’ils l’ont parfois poussé « dans ses derniers retranchements ».

17h26 : Mélenchon fustige le nouveau gouvernement

Ces nominations montrent « la continuité dans son aspect le plus inquiétant » pour Jean-Luc Mélenchon. C’est « un gouvernement bien libéral. Ni audace ni renouvellement. Tout terne et gris. Le mandat Macron II commence sur la pointe des pieds. Mais dans un mois tout changera », assure-t-il.

Un seul ministre trouve grâce à ses yeux : Pap Ndiaye qu’il qualifie de brillant mais dont il regrette la nomination dans un gouvernement de « casse sociale ». Le chef de LFI, qui aspire à imposer la cohabitation à Emmanuel Macron et, donc, à prendre la place d’Elisabeth Borne au poste de Premier ministre, a de nouveau appuyé sur la nécessité de se mobiliser durant les législatives.

17h24 : Franck Riester, un homme discret mais ambitieux

Réputé discret mais travailleur, Franck Riester, reconduit vendredi ministre délégué au Commerce extérieur et à l’attractivité, est un ancien cadre des Républicains devenu soutien « constructif » de la majorité après l’élection d’Emmanuel Macron, en tant que chef de file du parti Agir.

Âgé de 48 ans, celui qui est entré à l’Assemblée nationale en 2007 s’était fait remarquer à la Commission des affaires culturelles de la chambre basse, notamment pour avoir été rapporteur en 2009 des deux projets de loi sur la propriété littéraire et artistique sur Internet. Il avait également été entre 2009 et fin 2015 membre du collège de la Hadopi, la Haute autorité compétente. Avant de prendre les rênes du Commerce extérieur français, il a été ministre de la Culture entre 2018 et 2020.

17h22 : D’après Zemmour, Pap Ndiaye va « déconstruire l’Histoire de France »

Même son de cloche – mais plus virulent – de la part du candidat d’extrême droite malheureux à la présidentielle, Eric Zemmour. « Emmanuel Macron avait dit qu’il fallait déconstruire l’Histoire de France. Pap Ndiaye va s’en charger », lâche le polémiste sur Twitter.



 

17h20 : Marine Le Pen fustige ce « mépris envers les Français »

« Économie, sécurité, justice : tous ceux qui ont lourdement échoué sont reconduits. Quel mépris envers les Français ! Ce remaniement symbolise l’incompétence et l’arrogance d’Emmanuel Macron. Plus que jamais, il faut une opposition frontale et déterminée à l’Assemblée nationale », réagit Marine Le Pen. La dirigeante d’extrême droite est particulièrement opposée à la nomination du nouveau ministre de l’Education nationale Pap Ndiaye qu’elle estime être un « indigéniste assumé » et « la dernière pierre de la déconstruction de notre pays ».



 

17h16 : A l’Agriculture, Marc Fesneau, héritier de François Bayrou

Marc Fesneau, nouveau ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire, qui succède à Julien Denormandie, rêvait de ce portefeuille de longue date. Il y accède en temps de guerre, avec pour mission l’indépendance alimentaire et la transition agroécologique.

Ce bon élève du gouvernement, discret et loyal, est un proche de François Bayrou, et son futur successeur à la tête du MoDem. C’est un accomplissement pour Marc Fesneau, 51 ans, jusqu’alors ministre délégué aux Relations avec le Parlement et à la Participation citoyenne, mais dont le nom avait déjà circulé pour l’Agriculture en 2017 et 2019.

Cet adepte de la chasse, qui fut dans le temps directeur du développement local de la chambre d’agriculture du Loir-et-Cher et défend volontiers la ruralité, a une certaine connaissance des dossiers.

17h14 : Première passation entre Gabriel Attal et Olivia Grégoire au porte-parolat
17h13 : Eric Dupond-Moretti reconduit, « incompréhension et déception » d’un syndicat de magistrats

Le Syndicat de la magistrature (SM, classé à gauche) a indiqué vendredi auprès de l’AFP son « incompréhension » et sa « déception » après l’annonce du maintien d’Eric Dupond-Moretti au poste de ministre de la Justice dans le nouveau gouvernement d’Elisabeth Borne.

« Nous ne savons pas comment le maintien d’Eric Dupond-Moretti à la tête du ministère permettra la reprise du dialogue, totalement rompu, avec les professionnels », s’est interrogée la présidente du SM, Kim Reuflet.

« Je serai le ministre du dialogue, de la concertation et de l’action », a toutefois assuré sur Twitter le garde des Sceaux, après l’annonce de sa reconduction.

Quatrième dans l’ordre protocolaire du nouveau gouvernement d’Elisabeth Borne, Eric Dupond-Moretti avait été nommé garde des Sceaux en juillet 2020, en remplacement de Nicole Belloubet.

17h12 : Bruno Le Maire, ministre solitaire ressuscité par l’économie

Après déjà un quinquennat à la tête du « paquebot » Bercy, un record, Bruno Le Maire a été renommé vendredi avec un portefeuille élargi de numéro deux du gouvernement, une récompense pour ce transfuge de la droite qui a dû piloter l’économie française en pleine crise sanitaire. A ceux qui lui prêtaient des ambitions pour Matignon, le nouveau ministre de l’Economie, des Finances et de la souveraineté industrielle et numérique répétait sans cesse aimer être à Bercy et vouloir y rester, en cas de réélection d’Emmanuel Macron.

Pari gagné pour ce ministre au regard bleu acier devenu poids lourd du gouvernement, dont la mobilisation pendant la pandémie a été unanimement saluée, des chefs d’entreprise aux syndicats en passant par les économistes et ses homologues européens. Plus populaire dans l’opinion que la plupart des autres membres du gouvernement sortant, Bruno Le Maire, désormais record de longévité au ministère de l’Economie et des Finances sous la Ve République, voit aussi sa fidélité récompensée.

17h09 : Olivia Grégoire, une marcheuse pugnace et « cash », porte-parole du gouvernement

Olivia Grégoire, nommée porte-parole du gouvernement, est une macroniste « cash » au caractère bien trempé, libérale et de « centre droit », secrétaire d’Etat sortante à l’Economie sociale et solidaire. Voix rocailleuse de fumeuse, cette Parisienne pur jus de 43 ans succède à Gabriel Attal à ce poste très exposé. Elle est également candidate à sa réélection aux législatives dans la 12e circonscription de la capitale.

Usant parfois d’un langage managérial, cette marcheuse « pugnace », selon des collègues LREM, a longtemps travaillé dans la communication, notamment au sein du groupe Havas. Au moment de son élection à la députation en 2017, elle se présentait dans la presse comme un « bulldozer » qui ne « lâche jamais », rappelant avoir connu le chômage.

« Je viens plutôt du centre droit », disait aussi récemment la secrétaire d’Etat, passée plus jeune par les cabinets ministériels de Jean-Pierre Raffarin et Xavier Bertrand.

17h03 : Sébastien Lecornu, le Républicain devenu fidèle soutien de Macron aux armées

À moins de 36 ans, le ministre des Outre-mer sortant Sébastien Lecornu nommé ministre des Armées est un ancien des Républicains, devenu un fidèle soutien d’Emmanuel Macron, dont il a activement animé la campagne présidentielle de 2022. Episode saillant de son précédent portefeuille, il a organisé en décembre le dernier référendum d’indépendance en Nouvelle-Calédonie, qui a vu cet archipel du Pacifique-Sud choisir de rester français.

Inconnu du monde des armées, le nouveau locataire de l’Hôtel de Brienne va remplacer Florence Parly à la tête d’un ministère qui bénéficie depuis 2017 d’une forte remontée en puissance de son budget mais qui craint de futurs arbitrages défavorables au vu de la dégradation des finances publiques. Sébastien Lecornu prend en outre les rênes du ministère des Armées alors que la guerre fait rage en Ukraine et que les militaires français sont en train de se retirer du Mali sur fond de tensions exacerbées entre Paris et Bamako.

17h01 : Le ministre de la Justice toujours fâché avec les magistrats

Fort d’avoir obtenu, deux fois de suite, une hausse « historique » du budget de la Justice, Eric Dupond-Moretti demeure au gouvernement malgré un bilan plombé par une grogne sans précédent des magistrats à son encontre et une mise en examen pour « prise illégale d’intérêts », une première pour un ministre en exercice.

Le ministre de la Justice, une des personnalités les plus clivantes et les plus en vue du gouvernement sortant, n’avait pas caché son souhait de rester Place Vendôme à l’issue de l’élection présidentielle, s’investissant à fond dans la campagne d’Emmanuel Macron.

Son maintien au ministère semblait compromis depuis que le ministère public a requis son renvoi devant la Cour de justice de la République (CJR).

Ex-ténor du barreau, avocat pénaliste pendant 36 ans, Eric Dupond-Moretti, 61 ans, n’a eu de cesse de défendre son bilan, mettant en avant les hausses « historiques » qu’il a obtenues pour le ministère de la Justice, soit 8 % d’augmentation en 2021 et 2022.

Dès la nomination d’Eric Dupond-Moretti comme garde des Sceaux, en juillet 2020, l’Union syndicale des magistrats (USM), syndicat majoritaire chez les magistrats, s’était indignée de ce choix. « Nommer une personnalité aussi clivante et qui méprise à ce point les magistrats, c’est une déclaration de guerre à la magistrature », affirmait alors Céline Parisot, la présidente de l’USM.

17 heures : Eric Dupond-Moretti « mesure l’honneur qui est le [s]ien »

« Je remercie le Président de la République et la Première ministre qui me renouvellent ce jour leur confiance. Je mesure l’honneur qui est le mien de pouvoir continuer d’œuvrer pour la Justice de notre pays. Je serai le ministre du dialogue, de la concertation et de l’action », a réagi Eric Dupond-Moretti après avoir reconduit en tant que garde des Sceaux.

16h59 : Clément Beaune, éternel « Monsieur Europe » de Macron

Clément Beaune, promu vendredi ministre délégué aux Affaires européennes, est le « Monsieur Europe » d’Emmanuel Macron depuis 2014. D’abord nommé secrétaire d’Etat en 2020, il s’est fait un nom à ce poste par sa grande maîtrise des dossiers et une forte exposition médiatique.

« C’est le seul secrétaire d’Etat aux Affaires européennes qui ait jamais existé », résume le président de la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale sortante, Jean-Louis Bourlanges.

« Il n’a pas été arrogant, il est très apprécié, il a le côté Collège de Bruges qui plaît à tout le monde, » ajoute l’ancien député européen et fin connaisseur des arcanes bruxelloises.

Né le 14 août 1981 à Paris – son père est enseignant-chercheur en biochimie, sa mère infirmière – Clément Beaune est diplômé du Collège d’Europe de Bruges, qui forme les élites européennes, et ancien élève de l’ENA. Issu de l’aile gauche de la macronie, il va aussi se frotter pour la première fois au suffrage universel puisqu’il est candidat aux législatives de juin à Paris.

16h57 : La Première ministre Elisabeth Borne attendue au 20 heures de TF1 ce vendredi
La Première ministre Elisabeth Borne, le 16 mai 2022.
La Première ministre Elisabeth Borne, le 16 mai 2022. - Gabrielle CEZARD/SIPA

La nouvelle Première ministre Elisabeth Borne sera l’invitée du journal de 20 heures de TF1 ce vendredi, quelques heures après l’annonce de la composition de son gouvernement, a annoncé la chaîne de télévision.

« Quatre jours après sa nomination » et pour sa « toute première interview », elle « répondra en exclusivité aux questions d’Anne-Claire Coudray en direct sur le plateau de TF1 », a indiqué la première chaîne dans un communiqué.

16h56 : Olivier Véran, ministre délégué chargé des Relations avec le Parlement et de la Vie démocratique
16h55 : Isabelle Rome, ministre déléguée chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes, de la Diversité et de l'Égalité des chances
16h53 : Catherine Colonna, « une grande pro de la diplomatie » aux Affaires étrangères

Diplomate de carrière, l’actuelle ambassadrice à Londres Catherine Colonna, nommée ministre française des Affaires étrangères à 66 ans, a la réputation d’une femme professionnelle et rigoureuse, habituée aux crises, de la guerre en Irak en 2003 au Brexit ces dernières années.

Entrée au Quai d’Orsay à sa sortie de l’ENA, la prestigieuse école des élites françaises, cette femme aux cheveux courts, qui a grandi dans une ferme du centre de la France et dont le père est corse, est connue pour avoir été l’un des visages de la diplomatie française des années Chirac.

Elle a été pendant près de dix ans — un record de longévité — de 1995 à 2004 la porte-parole de la présidence de Jacques Chirac, dont elle a gagné la confiance absolue au fil des déplacements à l’étranger et des réunions au cours desquelles étaient élaborés les discours du chef de l’Etat. « C’est une grande professionnelle, solide, rigoureuse, attentive, et elle n’a jamais commis d’erreur pendant tout son porte-parolat », assure un ancien journaliste politique qui l’a côtoyée.

16h50 : Qui va s’occuper de l’écologie ?

Amélie de Montchalin et Agnès Pannier-Runacher ont été nommées vendredi respectivement ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des Territoires et ministre de la Transition énergétique, deux chantiers prioritaires de la nouvelle Première ministre Elisabeth Borne.

Elles étaient respectivement ministre de la Transformation et de la Fonction publique et ministre de l’Industrie dans le gouvernement sortant de Jean Castex.

16h46 : Qui est Amélie de Montchalin, nommé au ministère de la Transition écologique ?

Une « bosseuse » perpétuellement « en mission » malgré un côté « maîtresse d’école » et « techno » : cinq ans après sa conversion au macronisme, Amélie de Montchalin, nommée vendredi ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, continue à monter en grade. « C’est quelqu’un de très brillant, qui comprend très vite », la complimente le maire de Sceaux (Hauts-de-Seine) Philippe Laurent, déjà en première ligne des discussions avec la ministre sur les sujets territoriaux lors du premier quinquennat Macron.

« Elle s’est pas mal adaptée à un métier qu’elle ne connaissait pas », poursuit l’élu UDI, en référence à son désormais ex-portefeuille de ministre de la Fonction publique. Un constat qui se reflète dans le parcours professionnel d’Amélie de Montchalin, mené tambour battant après des études à HEC et Harvard. A 37 ans, la Lyonnaise aux sages lunettes rondes a déjà exercé dans le secteur bancaire (BNP Paribas), puis de l’assurance (Axa) avant de se faire élire députée de l’Essonne en 2017.

16h45 : L’universitaire Sylvie Retailleau nommée ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche
16h45 : Marc Fesneau nommé ministre de l’Agriculture et de la souveraineté alimentaire

Le centriste Marc Fesneau a été nommé vendredi ministre de l'Agriculture et de la Souveraineté alimentaire, où il succède à Julien Denormandie, a annoncé l'Elysée. Figure du MoDem, élu du Loir-et-Cher, celui qui est présenté comme l'un des bras droits de François Bayrou occupait jusqu'alors le ministère des Relations avec le Parlement.

16h44 : Continuité pour Clément Beaune et Franck Riester

Clément Beaune, ministre délégué chargé de l’Europe, conserve ses fonctions, ainsi que Franck Riester, ministre délégué chargé du Commerce extérieur et de l’Attractivité.

16h42 : Amélie Oudéa-Castera nommée ministre des Sports et des Jeux Olympiques et Paralympiques
16h40 : L’ex-porte-parole Gabriel Attal nommé ministre délégué chargé des Comptes publics
16h39 : Quasi-parité

Il y a 13 femmes et 14 hommes dans ce nouveau gouvernement. Une quasi-parité qui a du sens après la nomination d’une femme Première ministre, la deuxième seulement en France. Toutefois, en comptant la Première ministre, on arrive à 14 vs 14 donc une parfaite parité. 

16h37 : Agnès Pannier-Runacher nommée ministre de la Transition énergétique
16h37 : Le nouveau gouvernement déjà critiqué

Les noms des nouveaux ministres, sous la houlette d’Elisabeth Borne, sont déjà critiqués. De nombreux observateurs estiment que la continuité l’emporte. Jean-Luc Mélenchon, qui souhaite imposer la cohabitation du gouvernement, a réagi : « La devise du nouveau Macron 2 : "dorénavant c’est comme auparavant". Et même pire si possible. »



 

16h34 : L’historien Pap Ndiaye nommé ministre l’Education nationale et de la jeunesse

L’historien Pap Ndiaye a été nommé ministre de l’Education nationale et de la Jeunesse vendredi, a annoncé le secrétaire général de l’Elysée Alexis Kohler, en remplacement de Jean-Michel Blanquer resté cinq ans à la tête de la rue de Grenelle.

Cet universitaire français de 55 ans, spécialiste de l’histoire sociale des États-Unis et des minorités était jusqu’ici à la tête du Musée national français de l’histoire de l’immigration. L’école est l’un des trois grands chantiers du nouveau quinquennat d’Emmanuel Macron.

16h34 : La Franco-Libanaise Rima Abdul Malak nommée ministre de la Culture

Rima Abdul Malak, conseillère culture d’Emmanuel Macron, a été nommée vendredi ministre de la Culture en remplacement de Roselyne Bachelot, a annoncé le secrétaire général de l’Elysée Alexis Kohler.

Conseillère culture et communication du président de la République depuis décembre 2019, cette Franco-libanaise de 43 ans a eu à gérer la crise sanitaire qui a particulièrement malmené les artistes. Spécialiste du spectacle vivant, elle a aussi été conseillère culture de l’ex-maire de Paris Bertrand Delanoë et est forte d’une expérience dans l’humanitaire.

16h33 : Olivier Dussopt, nommé ministre du Travail, du Plein emploi et de l’Insertion

Olivier Dussopt, ex-ministre des Comptes Publics, a été nommé ministre du Travail, du Plein emploi et de l’Insertion, dans le gouvernement d’Élisabeth Borne dévoilé vendredi.

A 43 ans, l’ancien socialiste compte parmi ses missions l’ambitieux objectif de « plein emploi » en 2027 fixé par Emmanuel Macron pour son second quinquennat.

16h32 : Amélie de Montchalin nommée ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des Territoires
16h32 : Brigitte Bourguignon, nommée ministre de la Santé et de la Prévention

Brigitte Bourguignon a été nommée vendredi ministre de la Santé et de la Prévention, a annoncé L'Elysée. Cette ex-socialiste ralliée à En Marche pendant la présidentielle de 2017, était jusqu'à présent la ministre déléguée chargée de l'Autonomie. Elle reprend le poste de son ex-ministre de tutelle Olivier Veran. Agée de 63 ans, elle est aussi candidate aux législatives dans le Pas-de-Calais.

16h31 : L’ambassadrice à Londres, Catherine Colonna, nommée aux Affaires étrangères ​

L’ancienne ministre chiraquienne Catherine Colonna, qui était jusqu’alors ambassadrice de France au Royaume-Uni, a été nommée ce vendredi ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, a annoncé l’Elysée.

16h31 : Damien Abad devient ministre des Solidarités

L’ex-patron des députés LR Damien Abad a été nommé vendredi ministre des Solidarités, de l’Autonomie et des Personnes handicapées, a annoncé l’Elysée.

Cette nomination confirme les spéculations qui couraient depuis plusieurs jours concernant un rapprochement du député de la majorité présidentielle. Damien Abad, 42 ans, avait annoncé jeudi qu’il quittait sa fonction de président du groupe LR à l’Assemblée et qu’il se mettait « en congés » de son parti, devant l’insistance du patron de LR Christian Jacob.

16h31 : Sébastien Lecornu devient ministre des Armées ​

Sébastien Lecornu, ancien ministre de l’Outre-mer, a été nommé ministre des Armées en remplacement de Florence Parly, a annoncé vendredi le secrétaire général de l’Elysée Alexis Kohler.

Cet ancien militant des Républicains âgé de 35 ans est devenu un fidèle soutien d’Emmanuel Macron dont il a activement animé la campagne présidentielle de 2022. Inconnu du monde des armées, le nouveau locataire de l’Hôtel de Brienne va prendre la tête d’un ministère qui bénéficie depuis 2017 d’une forte remontée en puissance de son budget mais qui craint de futurs arbitrages défavorables au vu de la dégradation des finances publiques.

16h31 : Gérald Darmanin et Eric Dupond-Moretti restent à leurs postes
16h31 : Bruno Le Maire reste ministre de l'Economie
16h29 : ÇA Y EST !

Alexis Kohler annonce (enfin) les nouveaux membres du gouvernement. On y arrive. Accrochez-vous, on déroule !

16h25 : Apparemment, le nouveau gouvernement sera aussi ponctuel que l’ancien
16h19 : On attend encore



 

16h08 : Et apparemment, dans le même temps, Jean Castex fait ses courses

Vous l’imaginiez, vous, avec un chariot de course dans les rues de Paris ?



 

16h01 : Catherine Vautrin ne sera du nouveau gouvernement


 

15h52 : Qui devrait rester au gouvernement ?

On récapitule en attendant l'annonce officielle. Parmi les ministres restant, sont cités Bruno Le Maire (Economie), Olivier Dussopt (Comptes publics), Gérald Darmanin (Intérieur), Gabriel Attal (porte-parolat), Marc Fesneau (Relations avec le Parlement), fortement pressenti à l'Agriculture, Olivia Grégoire (secrétaire d'Etat à l'Economie sociale) qui irait au porte-parolat, ou encore Clément Beaune qui conserverait son portefeuille aux Affaires européennes.

15h43 : Le catalan bientôt dans un conseil municipal ?

Le maire d’Elne (Pyrénées-Orientales) Nicolas Garcia (PCF) a ajouté au règlement officiel la possibilité pour les élus de parler en catalan lors du conseil municipal. L’autorisation n’est valable que si une traduction instantanée est disponible. Elle doit désormais être étudiée par la préfecture.

15h33 : La composition du gouvernement sera annoncée à 16h15 du perron de l’Elysée

La composition du gouvernement d’Elisabeth Borne sera annoncée vendredi à 16h15 du perron de l’Elysée, a indiqué la présidence de la République. L’annonce sera faite par « le secrétaire général de l’Elysée, Alexis Kohler, à 16h15 », a-t-on précisé.

15h26 : François Ruffin et sa circonscription difficile

François Ruffin est candidat à sa réélection aux législatives dans la 1re circonscription de la Somme. Le membre LFI constate que Basta Media la qualifie de « difficile ». « Mais on ne baisse pas les bras ! Parce qu’on ne se résigne pas à abandonner au pire la colère d’une France humiliée par le Paris de la Macronie. Avec vous, on va réussir ce miracle électoral », assure-t-il sur les réseaux sociaux.



 

15h12 : Eric Zemmour à la Bodega

Alors que l’Elysée s’apprête à annoncer les nouvelles têtes de son gouvernement, Eric Zemmour est en campagne pour les législatives. L’ancien candidat d’extrême droite à la présidentielle se présente dans la 4e circonscription du Var, à Saint-Tropez. Il se trouvait aujourd’hui auprès des administrés de Cogolin (une ville accolée à Saint-Tropez) à La Bodega.



 

15 heures : François Hollande ne sera pas candidat aux législatives

François Hollande a annoncé ce vendredi dans un entretien au journal La Montagne qu’il ne serait pas candidat aux élections législatives dans son fief de Tulle, estimant qu’il « n’avait aucune vocation » à redevenir député.

« J’ai exercé pendant plus de 20 ans le mandat de député de la Corrèze avant de devenir président de la République donc je n’avais aucune vocation à y revenir, sauf circonstance exceptionnelle », indique-t-il dans cet entretien, à quelques heures de la date limite du dépôt des candidatures.

Précisant cette « circonstance exceptionnelle », François Hollande indique : « si le Parti socialiste après l’élection présidentielle avait décidé de se refonder et d’appeler à ressurgir au moment des législatives avec des personnalités qui avaient exercé le pouvoir. Il a décidé non pas de se refondre mais de se fondre dans un accord déséquilibré sur le plan électoral et pas crédible sur le plan programmatique ».

« Si des liens m’unissent à la Corrèze », François Hollande affirme qu’il n’avait donc pas de « raison d’être candidat », balayant ainsi une hypothèse qui s’était fait jour récemment.

14h49 : Stanislas Guerini à la fonction publique ?

D’après BFMTV, le délégué général de La République en Marche va récupérer le portefeuille de la fonction publique. Si l’information est confirmée, Stasnislas Guerini remplacerait Amélie de Montchalin.

14h30 : « Nous n’avons pas les mêmes calendriers »… L’étrange début de campagne de Marine Le Pen

Après une très longue campagne, débutée dès janvier 2020, Marine Le Pen avait ressenti le besoin de souffler. La candidate du Rassemblement national avait subitement disparu du terrain et des médias après sa nouvelle défaite au second tour de la présidentielle. Il aura fallu attendre deux semaines pour la voir réapparaître tout sourire au milieu d’un marché aux puces dans son fief d’Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais). Un reportage de notre journaliste Thibaut Le Gal à lire ici.

14h09 : Le ministère des Affaires étrangères pour Catherine Colonna ?

Selon BFMTV, c’est la diplomate Catherine Colonna qui pourrait être nommée au Quai d’Orsay. Actuellement ambassadrice de France à Londres, elle a été porte-parole de l’Élysée et ministre des Affaires européennes dans le deuxième mandat de Jacques Chirac, rappellent nos confrères.

13h47 : Marc Fesneau à l’Agriculture ?

Selon nos confrères de BFMTV, l’actuel ministre des Relations avec le Parlement, Marc Fesneau, serait nommé au ministère de l’Agriculture.

13h44 : Multiples entretiens entre Borne et Macron

En attendant, Elisabeth Borne s’est de nouveau rendue en fin de matinée à l’Elysée qu’elle a quitté vers 13 heures, après s’être entretenue à plusieurs reprises avec Emmanuel Macron depuis sa nomination lundi.

D’ici au premier Conseil des ministres du quinquennat, prévu lundi, se dérouleront les passations de pouvoirs dans les ministères qui changent de titulaires, ce qui devrait être le cas pour la plupart d’entre eux.

13h35 : Bientôt la fin des candidatures pour les législatives

Les candidats aux législatives ont jusqu’à ce vendredi 18 heures pour déposer leur déclaration signée et se lancer dans la course à l’Assemblée nationale, dont la majorité sortante est donnée favorite.

Si les principales formations politiques ont déjà publié la liste des investis, des surprises ne sont pas exclues : candidats sans étiquette, dissidences, remplaçants au pied levé ou désistements… L’hypothèse d’une candidature de François Hollande en Corrèze, un temps évoquée, a en revanche été écartée. Avec cette clôture des candidatures dans les 577 circonscriptions, la campagne officielle va pouvoir démarrer le 30 mai, avant le premier tour du 12 juin.

13h30 : « Nupe », « Nupès », « Nupss », pas de consigne de prononciation

La prononciation de la nouvelle coalition de gauche (Nupes) n’est pas encore bien établie. Mais le secrétaire national d’Europe Ecologie Les Verts ne donne aucune consigne de prononciation ce vendredi. « Je dis 'Nupe' et 'Nupès' », confie Julien Bayou sur FranceInfo. Jean-Luc Mélenchon, lui, prononce « Nupss ». « Vous dites comme vous voulez ! », tranche-t-il.

13h21 : Darmanin et Le Maire reconduits ?

D’après BFMTV, Gérald Darmanin va rester ministre de l’Intérieur et Bruno Le Maire ministre de l’Economie.

13h13 : Ceux qui font leurs cartons

D’après les informations d’Europe 1, plusieurs membres du gouvernement ne devraient pas rester après l’annonce de ce vendredi après-midi. La radio annonce les noms de ceux qui font leurs cartons : Jean-Michel Blanquer, le ministre de l’Education, Marlène Schiappa, la ministre déléguée auprès du ministre de l’Intérieur, Florence Parly, la ministre des Armées et Jean-Yves Le Drian, le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères.

13h03 : Le député Jérôme Lambert sommé de rendre son logement social à Paris Habitat

D’après Mediapart, le député socialiste de Charente Jérôme Lambert vivait depuis 25 ans dans un logement à loyer intermédiaire (PLI) du parc social de Paris Habitat, d’une surface de 95 m2 pour 971 euros par mois (hors charges), loin du prix d’un logement dans le marché privé, estimé autour de 2.300 euros. Il est à présent sommé de quitter les lieux. On vous explique tout ça ici :

 

12h47 : Pour Olivier Faure, le « casting importe peu »

« Ce casting importe peu, ce qui importe vraiment, c’est ce que fera ce gouvernement », lance Olivier Faure sur Europe 1 ce vendredi matin. « Le quoiqu’il en coûte, Macron le fait peser sur les chômeurs, sur les retraites (…) Nous voulons faire peser la dette sur les multinationales, (…) prendre l’argent où il se trouve plutôt que dans les poches des classes moyennes et populaires », explique le premier secrétaire du Parti socialiste.

12h27 : Le difficile effet « wahou »

« Les Français assistent à la politique avec un scepticisme avéré, même parfois une hostilité avérée. Donc l’effet "wahou" est difficile », a estimé sur Franceinfo le politologue Pascal Perrineau ce vendredi matin.

12h14 : Les comptes de la Ville de Paris certifiés par une commissaire

Les comptes de la Ville de Paris, vilipendés par l’opposition de droite qui accuse l’exécutif de gauche d'« insincérité », ont été certifiés par un cabinet privé placé sous l’autorité de la Cour des comptes, qui émet toutefois sept réserves, selon un rapport transmis à l’AFP.

« Nous sommes d’avis que les comptes présentent sincèrement (…) le patrimoine et la situation financière de la Ville de Paris au 31 décembre 2021 », écrit la commissaire aux comptes du cabinet d’expertise comptable Grant Thornton.

Cette certification s’inscrit dans une expérimentation de la loi de décentralisation, dite Notre, de 2015, à laquelle participent 25 collectivités françaises. « Paris devient ainsi la 2e collectivité dont les comptes sont certifiés dès la première année », souligne la mairie.

12h05 : Olivia Grégoire porte-parole ?

Gabriel Attal va rendre son micro. Dans le nouveau gouvernement, il devrait être remplacé par Olivia Grégoire d’après BFMTV. Membre de la majorité, elle a été élue députée dans la 12e circonscription de Paris en 2017 puis a été nommée secrétaire d’Etat chargée de l’Economie sociale, solidaire et responsable en 2020.

11h55 : Rima Abdul Malak à la Culture ?

D’après nos informations, Roselyne Bachelot va être remplacée par Rima Abdul Malak au ministère de la Culture ce vendredi. Elle est actuellement la conseillère culture et communication de l’Elysée.

11h47 : En attente d’un gouvernement « resserré »

Ce gouvernement Borne devrait être assez resserré – avec une vingtaine de ministres selon certains membres de la majorité – pour mener la bataille des législatives des 12 et 19 juin. Il devrait ensuite s’élargir, notamment avec des secrétaires d’Etat, au début de l’été.

D’ici au scrutin, les nouveaux ministres devront se faire discrets puisque la période de réserve débute lundi.

11h36 : La Belgique accorde le droit de vote à 16 ans pour les Européennes

L’échéance est plus lointaine que celles des législatives. Mais tous les jeunes Européens résidant en Belgique pourront voter dès l’âge de 16 ans aux élections européennes de 2024, une des demandes de la « Conférence pour l’avenir de l’Europe », a annoncé la ministre de l’Intérieur Annelies Verlinden dans un communiqué.

La décision concerne les jeunes Belges et les ressortissants d’un autre Etat membre de l’UE qui résident en Belgique, précise le communiqué. La mesure concerne environ 270.000 jeunes âgés de 16 et 17 ans en Belgique et les quelque 13.000 jeunes Belges âgés de seize ou dix-sept ans vivant à l’étranger.

Le Parlement belge a approuvé jeudi soir cette mesure présentée par le gouvernement. La Belgique devient de quatrième pays de l’UE à abaisser l’âge du droit de vote pour les Européennes après l’Autriche, la Grèce et Malte.

11h27 : La longue attente du nouveau gouvernement tancée par l’opposition

Notant que ce remaniement intervient près d’un mois après la réélection d’Emmanuel Macron, le 24 avril, l’opposition raille les « hésitations » du président et une attente « particulièrement anormale » lorsque « l’on connaît la situation quotidienne des Français », selon Marine Le Pen (RN).

« Il serait temps, ça fait quatre semaines qu’il a été réélu », a réagi sur France 2 le patron de l’UDI, Jean-Christophe Lagarde, tandis que Manuel Bompard (LFI) liait sur BFMTV les « difficultés » à former le gouvernement au fait qu’il n’y ait « pas grand monde » qui ait « envie de monter sur le radeau ». Pendant ce temps, « les Français se font beaucoup de soucis pour l’avenir, pour les prix de l’électricité, les prix du carburant, du logement ou de la nourriture qui augmentent », a aussi dénoncé le député LR Julien Aubert sur Franceinfo.

11h18 : « C’est la fin, les cartons sont faits »

L’impatience était palpable ces derniers jours dans les ministères, où se préparaient les cérémonies de passation de pouvoirs entre les sortants et les nouveaux entrants.

« C’est la fin, les cartons sont faits, on rend les clés et on va boire un verre », confiait-on vendredi matin dans l’entourage d’un ministre, trahissant une certaine impatience de tourner la page après cette longue période d’attente.

11h09 : La théorie du grand remplacement

En France, le polémiste d’extrême droite Eric Zemmour l’évoque souvent. Marine Le Pen, elle, s’est éloignée au fil des ans de cette théorie conspirationniste qu’elle brandissait autrefois. Le grand remplacement est l’idée selon laquelle la population immigrée remplace petit à petit la population locale (européenne en France, états-unienne outre-Atlantique).

Et chez nos voisins américains, elle est de plus en plus populaire. De très nombreux auteurs de tuerie de masse l’évoquent dans leurs revendications. Notre correspondant aux Etats-Unis Philippe Berry revient sur la prolifération de cette théorie complotiste dans le pays :



 

10h58 : Cédric Roussel (LREM) jete l'éponge

Cédric Roussel a annoncé via un communiqué qu’il n’était plus candidat à sa réélection dans la 3e circonscription des Alpes-Maritimes. Dans son courrier, il écrit qu’il « regrette » mais qu’il « prend acte » de cette « désignation d’un autre candidat dans [sa] circonscription ». On vous en dit plus ici : 

 

10h48 : Anne Hidalgo écrit à la Première ministre sur l’accord de Paris

La maire de Paris et candidate malheureuse à la présidentielle a écrit une lettre à Elisabeth Borne, d’après les informations de nos confrères de l'Opinion. Dans un courrier daté du 17 mai, elle félicite la nouvelle Première ministre et, en la tutoyant, évoque l’accord de Paris. « Je me tiens à ta disposition pour te présenter les grandes orientations que je porte avec mon équipe et qui permettront à notre pays de tenir les objectifs de l’Accord de Paris », assure-t-elle.

10h35 : Bompard défend une soignante candidate condamnée pour des « violences »

Manuel Bompard, directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon, a défendu ce vendredi la candidature aux législatives comme suppléante de Farida Chikh, une soignante violemment interpellée lors d’une manifestation en 2020 et condamnée l’année suivante à une amende avec sursis pour des « violences ».

Farida Chikh se présente au scrutin des 12 et 19 juin dans la 10e circonscription du Val-de-Marne en tant que suppléante de la présidente du groupe LFI à l’Assemblée nationale Mathilde Panot, sous les couleurs de l’alliance de la gauche (Nupes).

Traînée au sol par les forces de l’ordre lors de son interpellation en juin 2020 dans une manifestation de soignants, Farida Chikh, elle-même soignante, avait été condamnée en septembre 2021 à une amende de 1.000 euros avec sursis pour des « doigts d’honneur » et des « violences n’ayant pas entraîné d’incapacité temporaire de travail » contre des personnes dépositaires de l’autorité publique. Elle devait aussi verser 100 et 200 euros de dommages et intérêts à deux policiers pour le préjudice moral subi, et avait été relaxée des chefs de « résistance violente » et « outrages ».

10h24 : « Il n’y aura pas d’écologiste dans le nouveau gouvernement »

« N’importe quel ministre de l’Écologie serait condamné à la figuration parce que ce gouvernement, c’est uniquement la continuité d’une inaction climatique », fustige Julien Bayou ce vendredi matin, qui assure qu'aucun écologiste ne sera dans le nouveau gouvernement. « On a déjà payé pour voir cinq ans d’inaction d’Emmanuel Macron, président condamné deux fois pour inactivité climatique », lance sur FranceInfo le secrétaire national d’EELV qui estime que « la seule manière d’avoir des avancées sur le climat c’est d’envoyer une majorité Nupes à l’assemble ».



 

10h10 : Une majorité qui « avance masquée »

« J’aimerais que l’on connaisse le programme de cette nouvelle majorité qui avance complètement masquée, qui ne dit pas ce qu’elle fera », a fustigé Olivier Faure ce vendredi matin. « Quand je vois les hésitations sur la nomination d’Elisabeth Borne, ou Catherine Vautrin… On a appris par quelques indiscrétions et journalistes informés que le président avait hésité jusqu’à dimanche soir. Il ne savait même pas quelle était la personne qui pouvait s’adapter le mieux à la politique qu’il entend conduire », critique le Premier secrétaire du Parti socialiste, interrogé sur Europe 1.

09h57 : Un « gouvernement intérimaire »

D’après Clémence Guetté, qui a travaillé au programme de Jean-Luc Mélenchon, le gouvernement qui va être annoncé ce vendredi après-midi est « intérimaire ». « Elisabeth Borne n’est là que pour un mois, on compte bien faire en sorte que Jean-Luc Mélenchon soit à Matignon », lance-t-elle sur Sud Radio ce vendredi matin.

« Peut-être que les postulants ne sont pas extrêmement nombreux pour ce gouvernement de Madame Borne », avance Clémence Guetté qui trouve l’attente « étrange » alors que la nouvelle Première ministre a mis cinq jours avant de nommer des personnalités au gouvernement.



 

09h47 : Macron « prépare la France » de Mélenchon, selon Zemmour

Eric Zemmour, qui a réuni 7,07 % des voix à la présidentielle, estime qu’Emmanuel Macron « prépare la France » de l’insoumis Jean-Luc Mélenchon et critique à nouveau sa rivale Marine Le Pen qui incarne à ses yeux « le socialisme ». « Emmanuel Macron prépare la France de Jean-Luc Mélenchon. Ils sont tous les deux pour l’avènement de ce "nouveau peuple" créolisé », affirme dans une interview au Figaro l’ancien prétendant d’extrême droite à l’Elysée, qui fut éditorialiste dans ce journal.

« Seulement, Jean-Luc Mélenchon veut en accoucher par la révolution. Quand Emmanuel Macron veut l’engendrer par attentisme et fatalisme démographique. Il y a une différence de chronologie, mais pas d’idéologie », estime Eric Zemmour.

Pour lui, l’autre candidate d’extrême droite Marine Le Pen, qui a réuni au second tour 41,45 % des voix derrière Emmanuel Macron (58,55 %), « a échoué à faire l’alliance de la droite patriote et de la gauche patriote. Sinon elle aurait gagné ».

09h37 : Chez les macronistes et à gauche, des dissidents en pagaille

Les élections législatives 2022 produisent leur lot habituel de candidats dissidents, entre les sortants non réinvestis qui se rebiffent côté majorité présidentielle, ou l’accord national à gauche qui fait des déçus, notamment chez les socialistes. Les trois piliers LREM, MoDem et Horizons ont scellé l’alliance Ensemble !, et par là limité les risques de dissidences. Mais dans le partage des circonscriptions, une vingtaine de députés sortants jugés moins loyaux ou moins implantés ont été balayés, dont certains se représentent.

Faisant la part belle à LFI, l’accord avec EELV, PS et PCF au sein de la Nupes (Nouvelle union populaire écologique et sociale) est à maints endroits mal reçu, en particulier dans les terres historiquement socialistes où les prétendants PS ont été évincés (Nièvre, Creuse, Dordogne…). Entre 50 et 70 socialistes dissidents sont sur les rangs, qui sont automatiquement exclus du parti. Seule exception : Lamia El Aaraje qui se présente à Paris, soutenue par le PS. Sa direction évoque une « injustice » dans la désignation de Danielle Simonnet (LFI).

09h29 : De LREM à la Nupes

En 2017, ils faisaient partie de la cohorte d’élus LREM dans le sillage d’Emmanuel Macron. Cinq ans après, quatre députés à la « sensibilité écolo » se représentent avec l’union de la gauche autour de Jean-Luc Mélenchon, et tentent d’expliquer leur changement de bord face aux critiques. Le plus connu d’entre eux, le mathématicien et médaillé Fields Cédric Villani, espère conserver son siège dans la 5e circonscription de l’Essonne. « Le problème de Macron de façon générale, c’est que son programme n’est pas clair et ne repose que sur l’opinion du leader », estime-t-il.

Issu du PS et proche de Gérard Collomb au départ, Hubert Julien-Laferrière espère l’emporter à nouveau dans la 2e circonscription du Rhône. Macron, « on y a cru et on a été déçu » comme « beaucoup de femmes et d’hommes de gauche », raconte cet ex-LREM, qui comme ses trois collègues, est passé par l’éphémère groupe parlementaire Écologie Démocratie Solidarité, en quittant les marcheurs.

Dans les Alpes-de-Haute-Provence, l’ex-LREM Delphine Bagarry, désormais candidate Nupes, reconnaît qu’il a fallu « convaincre de sa sincérité » les militants. « J’explique. Je n’ai jamais changé de boussole : la gauche. A l’Assemblée, j’ai essayé de faire infléchir la majorité (LREM) sur la précarité, les inégalités sociales », mais « c’était impossible ». Membre de la garde rapprochée d’Emmanuel Macron en 2017, Aurélien Taché est sans doute celui des quatre à l’avoir critiqué avec le plus de virulence dans la seconde partie du mandat, sur les questions sociales et les quartiers populaires.

09h20 : Comment Elisabeth Borne a-t-elle fait son choix ?

Pour préparer le gouvernement, Elisabeth Borne s’est rendue à plusieurs reprises à l’Elysée, a consulté les ex-Premiers ministres Edouard Philippe et Bernard Cazeneuve (ex-PS), ainsi que des responsables politiques et les partenaires sociaux.

Pour elle et Emmanuel Macron, l’un des défis est de s’entendre sur un casting conforme à la promesse exprimée par le chef de l’Etat de lancer « un mandat nouveau », mais aussi capable de faire face à un contexte géopolitique, économique et social difficile avec la guerre en Ukraine, une inflation inédite depuis l’introduction de l’euro et une croissance en berne.

L’une des équations à résoudre est celle de la parité, avec la nécessité de nommer des femmes à des postes visibles. Première cheffe du gouvernement depuis 30 ans, Elisabeth Borne a insisté jeudi sur l’égalité femmes-hommes et la nécessité pour les femmes de « rêver » et d’avoir « confiance » en elles.

09h11 : Le temps du choix

Emmanuel Macron a pour sa part souligné que la formation d’un gouvernement nécessitait « du temps, des échanges de fond (…) donc autant de temps qu’utile et nécessaire ». Elle aura donc pris quatre jours contre deux pour celui d’Édouard Philippe en 2017 et trois pour celui de Jean Castex en 2020.

Marine Le Pen a jugé jeudi sur BFMTV « particulièrement anormale » l’absence de gouvernement « lorsque l’on connaît la situation quotidienne des Français », confrontés à l’impact de l’inflation.

« On a l’impression qu’on peut prendre plusieurs semaines pour décider qu’on a besoin ou pas d’un gouvernement » alors que « les Français se font beaucoup de souci pour l’avenir, sur les prix de l’électricité, les prix du carburant, du logement ou de la nourriture qui augmentent », a aussi dénoncé vendredi le député LR Julien Aubert sur Franceinfo.

08h46 : Thierry Solère, proche conseiller d’Emmanuel Macron, renonce à se présenter

Le député LREM et conseiller d’Emmanuel Macron Thierry Solère, mis en examen pour treize chefs d’accusation, a annoncé vendredi qu’il renonçait à se représenter aux législatives dans la 9e circonscription des Hauts-de-Seine, alors qu’il avait été investi par la majorité.

« Après dix années au Parlement, il est désormais temps pour moi de poursuivre cet engagement politique sous une forme nouvelle. Je le ferai en soutenant l’action du président de la République et continuerai naturellement à l’accompagner politiquement », a-t-il écrit dans un tweet, au jour de la clôture du dépôt des candidatures en préfecture. « Je ne serai donc pas candidat à cette élection législative et j’apporte mon plein soutien à Emmanuel Pellerin, candidat de la majorité présidentielle », a-t-il ajouté.

Thierry Solère est mis en examen pour treize chefs d’accusation, dont « fraude fiscale », « emploi fictif » et « financement illicite de dépenses électorales ».

08h30 : Habemus gouvernement ?

Pas encore mais ça ne va plus trop tarder. La composition du nouveau gouvernement dirigé par Elisabeth Borne sera annoncée vendredi après-midi et le premier Conseil des ministres se tiendra lundi, a annoncé l’Elysée. Le gouvernement sera ainsi formé quatre jours après la nomination comme Première ministre d’Elisabeth Borne, qui avait affirmé jeudi sa volonté d’avoir « la meilleure équipe ».

Bonjour et bienvenue dans ce live consacré à la formation du premier gouvernement Borne et à la campagne des législatives. Les choses devraient être encore très mouvementées aujourd’hui avec, en point d’orgue de la journée, à la mi-journée, a promis l’Elysée dans un communiqué.

Par ailleurs, l’opposition n’est pas en reste avec les réactions à l’annonce du programme partagé de la Nupes  à gauche et des dissidences à droite, comme   le départ de LR de Damien Abad, ex-chef de file des députés de droite à l’Assemblée.