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SPEECHCe qu'il faut retenir de la cérémonie d'investiture d'Emmanuel Macron

Cérémonie d’investiture d’Emmanuel Macron : Ce qu’il faut retenir du discours du président réélu

SPEECHLe chef de l’Etat a tenu un discours d’une dizaine de minutes devant plus de 450 invités
Présidentielle 2022: Ce qu'il faut retenir de la cérémonie d'investiture de Macron
Xavier Regnier

X.R.

Réélu président de la République le 24 avril, Emmanuel Macron avait jusqu’à la fin de son premier mandat, le 13 mai à minuit, pour procéder à sa cérémonie d’investiture. Face à une assemblée nettement plus nombreuse qu’il y a cinq ans, composée d’environ 450 invités, le chef de l’Etat a tenu un court discours d’une dizaine de minutes avant de procéder à une revue des troupes militaires.

Plusieurs éléments de son allocution sont désormais des éléments de langage bien connus, déjà employés lors de sa première campagne présidentielle, tout au long du quinquennat puis lors de la dernière course à l’Elysée. Ainsi, « chaque jour du mandat qui s’ouvre je n’aurai qu’une boussole, servir », a-t-il assuré. Il a également rappelé que sa victoire sur Marine Le Pen « l’obligeait », estimant que les Français avaient fait « le choix d’un projet clair » face « aux sirènes d’idéologies dont nous pensions avoir quitté les rives » au XXe siècle et aux « démagogies faciles ».

« Agir » et léguer « une planète plus vivable »

Jouant sur la proximité des mots avec le nouveau de son parti, LREM étant devenu Renaissance, le chef de l’Etat a assuré être « un président nouveau » pour « un mandat nouveau », élu par « un peuple nouveau ». « Et en même temps », formule consacrée de son premier mandat, les Français forment « un vieux peuple » dont il a rappelé l’unité à travers les territoires.

Devant François Hollande, Emmanuel Macron s’est aussi lancé dans une anaphore sur « une action résolue pour la France et pour l’Europe » : « Agir d’abord pour éviter toute escalade suite à l’ agression russe en Ukraine, aider la démocratie et le courage à l’emporter, bâtir une nouvelle paix européenne et une nouvelle autonomie sur notre continent », mais aussi « agir pour une société du plein-emploi », contre les « inégalités en refondant notre école et notre santé », contre « les insécurités du quotidien, du terrorisme qui rôde toujours ».

Un moment fort avec les parents de Samuel Paty

Un clin d’œil volontaire à Agir, parti de l’aile droite de la majorité républicaine ? Emmanuel Macron a aussi voulu rappeler son engagement écologique, faisant « le serment » de « léguer une planète plus vivable » et « une France plus forte ». Moment fort de la cérémonie, le président a salué les parents de Samuel Paty, l’enseignant décapité en octobre 2020, la veuve du premier médecin décédé du Covid ou le maire de Trèbes, la ville où avaient été tuées en mars 2018 trois personnes dont le lieutenant-colonel de gendarmerie Arnaud Beltrame.

A l’issue de la cérémonie, Emmanuel Macron est sorti dans le parc pour passer en revue les troupes au son de la Marseillaise mais aussi du morceau « Terre et mer » du Bagad de Lann-Bihoué, déjà joué durant le quinquennat pour rendre hommage à des militaires tués en opération au Sahel. Dans le contexte de la guerre en Ukraine, le chef de l’Etat a ainsi rappelé son statut de chef des armées devant 160 militaires, tous issus de régiments ayant perdu des hommes au combat lors de son premier quinquennat. Comme le veut la tradition pour les nouveaux présidents, 21 coups de canons ont enfin été tirés depuis les Invalides. En revanche, le nom du futur Premier ministre reste un mystère.

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