Alpes-Maritimes : Les élus de l’ouest du département opposés à « toute fusion » avec la métropole de Nice

COLLECTIVITES Le candidat Emmanuel Macron avait déclenché de vives réactions en défendant l’idée d’un rapprochement de la métropole et du conseil départemental. Les élus niçois rappellent que cette fusion n’interviendrait que sur le périmètre métropolitain

Fabien Binacchi
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Les élus Jérôme Viaud, David Lisnard, Jean Léonetti et Charles-Anges Ginésy ce mardi à Antibes
Les élus Jérôme Viaud, David Lisnard, Jean Léonetti et Charles-Anges Ginésy ce mardi à Antibes — Cap Azur

La métropole Nice Côte d’Azur et le département des Alpes-Maritimes fusionnés ? Le « vrai projet de simplification » défendu par Emmanuel Macron s’est trouvé de nouveaux détracteurs. Comme le député Eric Ciotti et le président du conseil départemental Charles-Ange Ginesy, les élus d’Antibes, Cannes et Grasse, également LR, ont officialisé ce mardi leur vive opposition à cette idée « déconnectée de la réalité de [leur] territoire ».

Composé de quatre communautés d’agglomération de l’ouest des Alpes-Maritimes, le pôle métropolitain Cap Azur a adopté en conseil « une motion contre toute fusion », a indiqué cette collectivité. Née en 2018, elle réunit plus de la moitié des communes que compte le département.

Une démarche inutile et injustifiée, selon Anthony Borré. Le premier adjoint au maire de Nice rappelle que « cette fusion n’aurait lieu que sur le périmètre de la métropole » où les compétences du département lui seraient transférées. « Vous conserverez vos conseillers départementaux sauf si vous décidiez de devenir métropole. Votre obsession contre Nice devient très visible. Pourtant, nous, on a soutenu la création de votre pôle métropolitain », a répondu l’élu via son compte Twitter.


Au nom de « l’équité et de la solidarité territoriale »

Jean Leonetti, David Lisnard, Jérôme Viaud, (maire LR d’Antibes, Cannes et Grasse et présidents de leur propre communauté d’agglomération) ainsi que Charles-Ange Ginésy (également à la tête de la Communauté de communes Alpes d’Azur) ont-ils donc pris les devants par crainte d’un projet plus global ? Dans un communiqué, ils enfoncent le clou et expliquent « refuser » ce projet. Ils indiquent défendre « l’indispensable couple communes-département […] garant », selon eux, « de l’équité et de la solidarité territoriale ».

Le président de la République candidat à sa réélection avait jugé, le 17 mars, que l’idée d’une fusion était « loin d’être inintéressante ». Et elle pourrait, selon lui, se concrétiser si le président de la métropole niçoise Christian Estrosi​ « arrive à convaincre un ou deux de ses collèges ».