Présidentielle 2022: Emmanuel Macron veut reporter l'âge de la retraite à 65 ans mais promet une concertation apaisée sur le sujet

TRAVAILLER ENCORE Pour le président-candidat, il est impossible de faire l’économie  de cette réforme si on veut financer l’autonomie des seniors et relever la pension minimale à taux plein à 1.100 euros

20 Minutes avec AFP
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Emmanuel Macron à la table ronde d'un sommet de l'UE à Bruxelles, le vendredi 25 mars 2022.
Emmanuel Macron à la table ronde d'un sommet de l'UE à Bruxelles, le vendredi 25 mars 2022. — Geert Vanden Wijngaert/AP/SIPA

Pour reporter l’âge de la retraite à 65 ans, un point-clé de son programme, Emmanuel Macron veut « prendre en compte la pénibilité des carrières » mais par des critères « qu’on individualise », car « sinon on va recréer des régimes spéciaux ». Il souhaite aussi tenir compte « des carrières longues » ainsi que « des métiers fatigants, physiquement ou nerveusement », citant les travailleurs des abattoirs et les enseignants, pour qui « il est parfois dur dans certaines classes d’aller jusqu’à 65 ans ». Pour tous ces cas, « on va adapter les fins de carrière par la négociation », a-t-il assuré sur France 3.

Concertation apaisée

Il a promis s’il est réélu « de lancer une concertation de manière apaisée » sur cette réforme au début de son second quinquennat, plutôt que de la mettre en œuvre dès son arrivée. « Ça n’a rien à voir avec le quoi qu’il en coûte », a-t-il affirmé, la réforme ne vise pas à « compenser les dépenses du Covid » mais à « préserver nos pensions à l’avenir ». Interrogé sur « le risque de remettre les Français dans la rue », au vu de l’hostilité des syndicats, il a jugé que celui-ci existe mais que pour convaincre « il faut expliquer pourquoi ». « Je conviens » que cette réforme n’est pas facile, mais « ce n’est facile sur rien », a-t-il dit. Et, impossible selon lui d’en faire l’économie si on veut financer l’autonomie des seniors et relever la pension minimale à taux plein à 1.100 euros, autres promesses de son programme. « Je veux faire les choses avec calme, avec bienveillance, c’est pour ça que je n’ai pas lancé de telles réformes il y a quelques mois », a-t-il assuré. « Notre pays est fatigué de la crise Covid et inquiet de la guerre, mais il faut continuer à avancer », a-t-il défendu.