Olivier Véran défend le coût « modéré » des prestations de conseil facturées à l’Etat pendant la crise

PRESTATIONS Selon le ministre, « 54 commandes » ont été passées par l’État pour des prestations de conseil liées au Covid-19 pour un montant de 26,79 millions d’euros

20 Minutes avec AFP
Olivier Véran a défendu les dépenses du gouvernement.
Olivier Véran a défendu les dépenses du gouvernement. — NICOLAS MESSYASZ/SIPA

26 millions d’euros, c’est peu cher payé. En tout cas d’après le ministre de la Santé Olivier Véran. Il a défendu ce mercredi le coût « modéré » de l’État pour des prestations de cabinets de conseil privés facturées pendant la crise sanitaire, au regard de la facture globale de la pandémie, lors d’une audition au Sénat mercredi.

Selon le ministre, depuis le premier confinement en mars 2020, « 54 commandes » ont été passées par l’État pour des prestations de conseil « dans le contexte de la crise » sanitaire liée au Covid-19, soit une facture de 26,79 millions d’euros pour les pouvoirs publics.

30 milliards d’euros dépensés

Cette facture est certes « sans commune mesure » avec le « montant global de 1,717 million d’euro engagé en 2019 sur un périmètre équivalent » (périmètre sanitaire), mais « le coût de ces prestations reste toutefois modéré au regard de l’ensemble des dépenses liées à la crise sanitaire, (qui s’établissent à) 30 milliards d’euros entre 2020 et 2021 », a déclaré Olivier Véran devant la commission d’enquête du Sénat sur l’influence des cabinets de conseil sur les politiques publiques.

Questionné en particulier sur le rôle du cabinet McKinsey, qui aurait passé des contrats avec le ministère de la Santé pour quatre millions d’euros entre mars 2020 et janvier 2021, Olivier Véran a martelé qu'« à aucun moment, McKinsey ne (lui) a fait prendre une décision en lien avec la crise sanitaire ou la campagne vaccinale ».

Aucun « rôle dans la stratégie vaccinale »

Des propos concordants avec ceux tenus par des représentants de ce cabinet mi-janvier, qui s’étaient défendus devant la commission d’enquête de tout « rôle dans la définition de la stratégie vaccinale » de la France.

Le ministre de la Santé a certifié que les missions confiées par l’État aux cabinets de conseil s’étaient bornées à « la programmation, la logistique et les systèmes d’information de crise ». Il a d’ailleurs précisé que le ministère de la Santé avait à nouveau contractualisé avec McKinsey début 2022, « en renfort de la campagne vaccinale pédiatrique ».