Présidentielle 2022: Entre Zemmour et sa fille, Jean-Marie Le Pen tranche timidement

REPONSE DE NORMAND Jean-Marie Le Pen, figure historique de l'extrême droite, a affirmé dimanche soutenir sa fille, Marine, tout en assurant avoir de la "sympathie" pour Eric Zemmour, rival dans la course à l'Elysée

20 Minutes avec AFP
Jean-Marie Le Pen, le 23 novembre 2017.
Jean-Marie Le Pen, le 23 novembre 2017. — JOHN THYS / AFP

«Bien sûr, je soutiens ma fille qui est la candidate du Rassemblement national. C'est assez naturel». Avant de rencontrer Marine Le Pen, son père, Jean-Marie, figure historique de l'extrême droite, lui a apporté son soutien public, au micro de LCI. Ceci alors que la candidate du Rassemblent national est confrontée à des défections dans son camp au profit de Zemmour et des hésitations de sa propre nièce Marion Maréchal.

Mais Jean-Marie Le Pen, 93 ans, n’a pas non plus eu des mots durs pour son rival. «J'ai de la sympathie pour Eric (Zemmour). Il n'y a pas de problème» , a-t-il déclaré.

«La trahison est une habitude dans la politique»

Concernant les derniers ralliements à l’ancien polémiste, le fondateur du Front national (devenu RN) a minimisé ces mouvements: «La trahison est une habitude dans la politique».

Jean-Marie Le Pen est ensuite revenue sur les hésitations de Marion Maréchal: «Ca arrive que des gens aient des opinions divergentes. C'est regrettable que cela soit dans le cours de la campagne électorale et je comprends que Marine Le Pen en soit choquée quand même. Les passions l'emportent sur la raison», a-t-il souri.

Marion Maréchal avait indiqué jeudi soir au Parisien: «Je réfléchis, aucune décision n'est prise», mais «si je soutiens Éric (Zemmour), ce n'est pas juste pour passer une tête et dire coucou». 

Le lendemain, Marine Le Pen avait jugé cela «brutal, violent», en insistant sur «l'aspect personnel» de leur relation et en assurant être «mieux placée» à l'extrême droite pour gagner.