Police : Une vingtaine de psychologues recrutés pour prévenir les suicides, annonce Gérald Darmanin

DISPOSITIF Depuis le début de l’année 2022, neuf policiers et un gendarme ont mis fin à leurs jours

20 Minutes avec AFP
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Des policiers (illustration).
Des policiers (illustration). — ISA HARSIN

Pour prévenir les suicides chez les policiers,  Gérald Darmanin a annoncé ce mercredi devant le Sénat le recrutement d'« une vingtaine de psychologues dans les endroits les plus difficiles de  la police nationale ».

Depuis le début de l’année, neuf policiers et un gendarme ont mis fin à leurs jours. En moyenne, il est recensé entre 30 et 40 suicides par an. L’année 2019 a marqué un record avec 50 suicides dans la police.

« Un lien direct avec la vie personnelle et non pas professionnelle »

C’est cette année-là que le ministre de l’Intérieur d’alors, Christophe Castaner, avait mis en place différents dispositifs dont la création d’un numéro unique permettant aux fonctionnaires d’avoir un accès anonyme, confidentiel et gratuit à des psychologues. Mercredi, lors des questions au gouvernement au Sénat, Gérald Darmanin a annoncé avoir décidé de faire évaluer ces dispositifs par « une société de conseil extérieure ».

Le ministre de l’Intérieur a relevé que « l’essentiel des suicides » avaient « un lien direct avec la vie personnelle et non pas professionnelle de ces personnes », tout en soulignant que cette précision ne visait pas à « les minimiser ».

L’arme de service « contribue au passage à l’acte »

« Le fait que ces policiers et gendarmes ont une arme de service malheureusement contribue au passage à l’acte plus que dans d’autres administrations », a-t-il dit. Pour autant, a-t-il ajouté, « l’administration ne se sent pas dédouanée des drames que nous connaissons ».

Gérald Darmanin a rappelé que la semaine dernière le patron de la police nationale Frédéric Veaux avait reçu l’ensemble des syndicats spécifiquement sur cette problématique. Ils ont décidé « à l’unanimité » de « recruter une vingtaine de psychologues dans les endroits les plus difficiles de la police nationale ». Il a été décidé également de « coordonner davantage les moyens budgétaires et humains » à la prévention, a dit le ministre.