Présidentielle 2022 : Hidalgo ira « évidemment » jusqu’au bout, avec un projet « riche, neuf et complet »

CAMPAGNE La candidate socialiste a dévoilé les 70 propositions de son programme ce jeudi

20 Minutes avec AFP
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La candidate socialiste a dévoilé les 70 propositions de son programme ce jeudi 13 janvier 2022.
La candidate socialiste a dévoilé les 70 propositions de son programme ce jeudi 13 janvier 2022. — Raphael Lafargue/POOL/SIPA

Elle veut balayer les doutes. Après l’échec de son idée de primaire à gauche, et malgré des sondages toujours inquiétants pour elle, Anne Hidalgo a affiché son volontarisme en présentant son projet présidentiel jeudi. Elle ira « évidemment » au bout, a-t-elle assuré.

La candidate socialiste a dévoilé les 70 propositions de son programme dans la matinée, contestant qu’il s’agissait pour elle de se « relancer », alors qu’elle est à la peine dans les sondages, qui la créditent d’entre 2 et 5 % des intentions de vote.

Un « projet riche, neuf, complet »

« Le temps qui vient est celui de la confrontation des projets, des visions, des programmes. Vous pouvez appeler cela une relance, moi j’appelle cela simplement un processus de construction », a-t-elle lancé. « Mon programme est socialiste, écologiste, social-démocrate, social républicain, tout me va », a-t-elle affirmé, souhaitant « réunir la France dans la justice ».

Présentant un « projet riche, neuf, complet, passé au crible de l’expertise juridique et de l’expertise financière », elle a reconnu que « la gauche était en difficulté » et « que personne n’a réussi à créer un quelconque mouvement notable d’opinion ». Mais « j’ai confiance dans le verdict des Français, qui jugeront sur pièce, projet contre projet », a-t-elle poursuivi.

Smic augmenté de 15 %

Devant de nombreux soutiens, dont le premier secrétaire du PS Olivier Faure, la présidente de la région Occitanie Carole Delga ou sa directrice de campagne Johanna Rolland, elle a dévoilé les principales mesures de son programme, budgété à 50 milliards par an, qui répond selon elle à « trois urgences » sociale, climatique et démocratique.

Elle a notamment insisté sur quelques mesures phares, comme l’augmentation de 15 % du smic (soit 200 euros net), un « tiers payant isolation » pour que les ménages les plus précaires n’aient pas à avancer les frais de rénovations énergétiques de leur logement", ou encore la mise en place d’un référendum d’initiative citoyenne (RIC).

Le candidat insoumis Jean-Luc Mélenchon a souligné dans son blog « des points de ralliement » à son programme, comme « la planification écologique » ou le RIC, mais « surtout des points de désaccord majeurs », comme la VIe République que rejette Anne Hidalgo, ou la retraite qu’elle maintiendrait à 62 ans alors qu’il défend la retraite à 60 ans.

La primaire populaire, une « indication intéressante »

Sur France Inter un peu plus tôt, Anne Hidalgo a affirmé qu'« évidemment » elle irait jusqu’au bout, « comme le feront Yannick Jadot et Jean-Luc Mélenchon », même si la primaire populaire place en tête fin janvier la probable future candidate Christiane Taubira, qui doit se déclarer samedi.

Ce vote de la primaire populaire, prévu du 27 au 30 janvier, ce « sera une indication très intéressante sur ce que veulent les citoyens, mais moi ma campagne, ma candidature, mes propositions, sont là, je les déroule et je vais essayer de rassembler à partir de mes propositions », a expliqué Anne Hidalgo. « Et si la primaire sert à ajouter une candidature de plus elle aura quand même loupé son objectif », a-t-elle fait remarquer.

Elle a rappelé avoir « pris le risque » de proposer une primaire à ses concurrents de gauche, « mais une primaire sans Yannick Jadot » n’avait pas de sens, « alors qu’on sait que la recomposition de la gauche peut se faire par les forces sociales-démocrates et les forces écologiques ». A un auditeur, qui lui demandait de se désister pour Yannick Jadot, elle a répondu que « la bonne dynamique eût été d’accepter une primaire devant les citoyens ».