Présidentielle 2022 : Pécresse durcit son discours sur la sécurité et veut « ressortir le Kärcher de la cave »

CAMPAGNE Dans « La Provence », la candidate LR à la présidentielle reprend une expression du Rassemblement national en expliquant que la sécurité est « la première des libertés »

20 Minutes avec AFP
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Valérie Pécresse et Jean-François Copé, devant un commissariat à Meaux le 15 décembre 2021 (illustration).
Valérie Pécresse et Jean-François Copé, devant un commissariat à Meaux le 15 décembre 2021 (illustration). — CHRISTOPHE SAIDI

Du Sarkozy dans le texte. La candidate LR à la présidentielle Valérie Pécresse, qui sera dans les  Bouches-du-Rhône et le  Vaucluse ce jeudi pour parler sécurité, affirme vouloir « ressortir le Kärcher de la cave » pour « nettoyer les quartiers » et « remettre de l’ordre dans la rue ». Pour ce faire, elle propose d’utiliser notamment « des brigades coups de poing, incluant des moyens numériques, le fisc, mais aussi l’armée, afin de sécuriser les périmètres d’intervention ».

« Je vais ressortir le Kärcher de la cave. Cela fait dix ans qu’il y est et il est temps de l’utiliser. Il s’agit de remettre de l’ordre dans la rue » car « on ne donne plus de réponse face à la violence des nouveaux barbares », déclare la candidate de la droite dans un entretien à La Provence publié mercredi soir, en reprenant une expression utilisée par  Nicolas Sarkozy en 2005 quand il était ministre de l’Intérieur et restée dans les annales politiques.

Un tacle contre Macron

Alors qu’Emmanuel Macron doit se rendre à Nice lundi sur le même sujet, elle estime que « s’il court après la candidate des Républicains sur ce thème, c’est bien qu’il y a de la fébrilité, de l’inquiétude dans son camp ». « Le en "même temps" ne marche pas sur la sécurité. Macron fait de la diversion avec ses phrases, mais quand les Français ouvriront les yeux sur son bilan, ils verront une crise d’autorité totale », estime par ailleurs Valérie Pécresse. « On a un président qui discourt en permanence, pour insulter ou pour séduire. Les Français me connaissent moins, parce que j’agis », fait valoir la présidente de la région Ile-de-France.

La sécurité est « la première des libertés », affirme encore la candidate, en reprenant une expression du Rassemblement national qui, selon elle « prospère sur l’impuissance publique ». « Mon ADN politique, c’est de faire », a-t-elle insisté.