Européennes: l'UMP n'arrive toujours pas à faire ses listes

POLITIQUE Le parti présidentiel poursuit ses «consultations»...

E.J., avec agence

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 Jean-Claude Gaudin et François Filon à Marseille, le 27 mars 2009.
 Jean-Claude Gaudin et François Filon à Marseille, le 27 mars 2009. — TSCHAEN/SIPA

 La commission nationale d'investiture de l'UMP, présidée par Jean-Claude Gaudin, a tenu pendant deux jours une série de «consultations» pour poursuivre la constitution de ses listes pour les européennes de juin.

La commission a auditionné mardi et mercredi «des présidents de fédérations et des parlementaires». Mais sans arrêter «aucune date» pour l'achèvement définitif de ces listes. Selon un responsable du parti, «le travail est difficile. Entre la nécessaire parité, les enjeux locaux, les besoins des différents partis alliés, il est difficile d'arriver à des candidatures de consensus», a reconnu un responsable du parti. Ce n'est pas l'avis du ministre des Affaires européennes, Bruno Le Maire. Lors du «Talk Orange» du Figaro mercredi il a estimé que «ce n'est pas un retard, c'est une préparation sérieuse». Sans toutefois donner beaucoup d'assurances: «vous aurez les listes prochainement, en tout cas, je l'espère».

Dérision


Les têtes de listes ont été désignées lors d'un conseil national de l'UMP, le 24 janvier. Mais depuis, le parti majoritaire a du mal à désigner les autres personnalités chargées de les constituer, les ultimes arbitrages étant réalisés par le chef de l'Etat. «Dans chaque région, on n'arrive pas à caser dans les trois premiers, un de chaque département. Il faut arriver à convaincre des personnalités de ne pas être là, de reculer, etc. Tout ça, il me faut encore un peu de temps. Je n'y arrive pas pour l'instant», avait reconnu fin mars Jean-Claude Gaudin.

Et il faut bien aussi faire une place au Nouveau Centre et au Parti radical, qui réclament chacun trois personnalités en position éligible sur les listes. Heureusement que Gauche moderne, le parti de Jean-Marie Bockel a été plus raisonnable, en acceptant de caser ses partisans «à la limite des places éligibles». Un retard que le PS ne s'est pas privé de tourner en dérision, en réalisant un site baptisé «Ni liste ni programme», qui décompte le nombre de jours avant l'élection.