François Hollande remet la question de l'alliance avec le Modem à l'ordre du jour

POLITIQUE L'ancien premier secrétaire du PS fait un appel du pied à François Bayrou...

20minutes.fr

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Le sénateur socialiste Jean-Luc Mélenchon a dénoncé jeudi la décision "irresponsable" de François Hollande de s'entretenir avec François Bayrou sur les institutions, un "prétexte", selon lui, pour préparer des accords PS-MoDem aux municipales.
Le sénateur socialiste Jean-Luc Mélenchon a dénoncé jeudi la décision "irresponsable" de François Hollande de s'entretenir avec François Bayrou sur les institutions, un "prétexte", selon lui, pour préparer des accords PS-MoDem aux municipales. — Mehdi Fedouach AFP

Depuis le congrès de Reims, la question avait été soigneusement évitée par le Parti socialiste, plus occupé par les conséquences de la crise. Mais François Hollande remet le couvert ce jeudi en proposant au président du MoDem François Bayrou une «clarification des convergences et des divergences» puis le cas échéant d'en «tirer les conclusions».

Dans un entretien paru jeudi dans «L'Express»
, l’ancien premier secrétaire du PS affirme que son parti «ne doit céder ni à la diabolisation sans raison ni à la séduction sans principe. Mais proposer une clarification des convergences et des divergences».

François Hollande remet Bayrou au centre des débats mais affirme que c’est à lui de faire le premier pas. Le leader du MoDem doit «sortir de l'ambiguïté dans laquelle il se trouve. Proposons-lui de parler de politique sociale, fiscale, économique ou étrangère et de ne pas se limiter à la condamnation de la concentration des pouvoirs, de l'atteinte aux libertés et à la laïcité».

Les régionales en vue


La difficile équation des relations avec le Modem agite depuis longtemps l’esprit de François Hollande. Lors de la campagne des municipales en 2008, le premier secrétaire d’alors avait théorisé les conditions de l’alliance avec les centristes: il fallait que les candidats du Modem acceptent le programme du PS, ne renient pas ses alliés éventuels et soient clairement dans l’opposition à Nicolas Sarkozy. Cette règle pourrait bien resservir lors des régionales 2010 où la gauche pourrait avoir besoin des centristes pour garder certaines régions.

Pour l’instant, François Bayrou fait mine de faire la sourde oreille mais ne ferme pas la porte: «Je ne suis pas à la recherche d'un accord partisan. Je ne suis pas dans une démarche qui ressemblerait à un programme commun des années 1970», a t-il confié mercredi au «Figaro».