Coronavirus : « Le pass vaccinal est une forme déguisée d’obligation vaccinale », affirme Olivier Véran

EPIDEMIE Ce changement, annoncé par le Premier ministre, Jean Castex, vendredi, doit encore être validé par le Parlement pour entrer en vigueur

M.A.
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Olivier Véran.
Olivier Véran. — ELIOT BLONDET/POOL/SIPA

Il ne pouvait pas faire plus clair. Interrogé par le média en ligne Brut, ce samedi, le ministre de la Santé,  Olivier Véran, a reconnu que  la transformation du pass sanitaire en pass vaccinal était « une forme déguisée d’obligation vaccinale ».

« Le pass vaccinal est une forme déguisée d’obligation vaccinale. Mais c’est plus efficace qu’une obligation, empêcher les gens d’aller dans des bars, des restaurants, des lieux qui reçoivent du public s’ils ne sont pas vaccinés, c’est plus efficace que de leur mettre une amende de 100 euros si on les attrape dans la rue », a expliqué  Olivier Véran.


Pas une sanction

Ce changement, annoncé par le Premier ministre, Jean Castex, vendredi, à l’issue du conseil de défense sanitaire, doit encore être validé par le Parlement le 10 janvier pour entrer en vigueur.  « L’idée n’est pas de punir, sanctionner, ostraciser, l’idée est de dire "maintenant, on n’a plus le choix, on n’hésite plus, parce qu’on ne peut pas continuer à remplir nos hôpitaux, on ne peut pas continuer à vivre comme ça sous la menace de vagues épidémiques parce que 5 millions de Français ne font toujours pas le choix de se protéger" », a-t-il justifié.

Si cette mesure est votée, les Français devront nécessairement avoir été vaccinés avec une dose de rappel – ou guéri du coronavirus – pour entrer dans les lieux soumis au pass, comme les restaurants, les cinémas ou les musées, un test négatif au coronavirus ne suffira plus.